Au coeur de la parenté. Oncles et tantes dans la France des Lumières
Trévisi Marion ; Bardet Jean-Pierre
SUP
36,00 €
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EAN :9782840505365
Négligés par les historiens qui, depuis 1970, se penchent sur les familles d'autrefois mais se consacrent essentiellement aux rapports parents/enfants, frères/s?urs ou grands-parents/ petits enfants, oubliés de l'histoire et même de la sociologie, les oncles et tantes n'apparaissent que secondairement dans les études sur les réseaux de parenté ou les solidarités familiales. Cet oubli est-il dû à leur statut de figures marginales de la parenté dans les familles d'aujourd'hui?. Etudier ces parents sans image et sans rôle spécifiques évidents était une gageure, surtout dans une France du Nord déjà structurée en familles conjugales au XVIIIe siècle. Ce livre offre le portrait de ces parents de "second rang" et l'étude de leurs relations avec leurs neveux et nièces. Etudiée à partir des meilleures sources - démographiques, notariales, judiciaires et littéraires -, et centrée sur une grande moitié de la France du Nord, l'histoire de ce lien se construit dans toute sa globalité et sa spécificité, grâce à l'alliance des méthodes de micro-histoire et d'histoire quantitative. Dans l'analyse des grands moments de mobilisation de la parenté- étapes de "passage" de la vie (baptême, mariage, succession), ou de crise familiale (décès, tutelle, conflit) -, la singularité du lien avunculaire apparaît face aux autres liens de parenté. Les oncles et tantes peuvent même devenir alors des parents de premier rang Biographie: Marion Trévisi est docteur en histoire de l'Université Paris-Sorbonne et maître de conférences en histoire moderne à l'Université de Picardie-Jules Verne. Ce livre est issu de son doctorat en histoire moderne intitulé "Oncles et tantes au XVIIIe siècle: au c?ur de la parenté, quelle présence, quelles rôles?" soutenu en décembre 2003 à la Sorbonne. Elle travaille actuellement sur l'histoire des femmes à l'époque moderne
Nombre de pages
574
Date de parution
28/02/2008
Poids
1 016g
Largeur
161mm
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EAN
9782840505365
Titre
AU COEUR DE LA PARENTE. ONCLES ET TANTES DANS LA FRANCE DES LUMIERES
Auteur
Trévisi Marion ; Bardet Jean-Pierre
Editeur
SUP
Largeur
161
Poids
1016
Date de parution
20080228
Nombre de pages
574,00 €
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Qui pourrait imaginer aujourd'hui que les femmes faisaient pleinement partie de la communauté militaire en France à l'époque moderne ? Pourtant loin d'être marginalisées, ces auxiliaires de service occupaient des rôles "support" auprès des soldats, ne cessant de s'adapter aux normes de genre et au quotidien harassant des hommes sur qui elles veillaient. L'autrice redonne vie à ces femmes oubliées de l'histoire, les suiveuses ou compagnes des armées, qu'elle a traquées dans des archives de guerre et des mémoires de soldats et d'officiers de la fin du xviiie siècle, des armées révolutionnaires et du Premier Empire. Cet ouvrage réattribue leur juste place à ces épouses, mères de soldats, prostituées, cantinières et blanchisseuses qui participèrent à la communauté de campagne avec les hommes. Il conte leurs expériences, souvent minorées ou invisibilisées dans les récits officiels. Une autre vision des pratiques de la guerre "au ras du sol" , du côté féminin, qui élargit le champ de l'histoire militaire.
On a longtemps considéré que la guerre n'était qu'une affaire d'hommes, car, jusqu'à peu, la force musculaire était essentielle à la victoire. Ce partage fondamental a pesé de manière exclusive sur le dimorphisme social entre les genres. Si les femmes ont rarement joué un rôle direct dans les guerres, elles en ont été en revanche les victimes et les auxiliaires. Le rapt, le viol et l'esclavage étaient ? et sont encore ? leur lot commun, et le deuil des mères, des épouses, des soeurs et des filles est une souffrance universelle. Par le passé, des cantinières, des vivandières et des infirmières, mais aussi des prostituées, ont été plus directement mêlées aux opérations militaires ; seules quelques rares femmes, telle Jeanne d'Arc, ont pris une part active, voire prépondérante à la guerre, lors de sièges de ville, d'opérations de résistance, de guérillas ou de terrorisme. Ce n'est qu'au XXe siècle, où la mutation technique a aboli le privilège de la force masculine, qu'on a vu l'incorporation de femmes jusque dans les unités combattantes. Ainsi, de l'Antiquité à l'époque contemporaine, quels sont donc la place, le rôle et le sort des femmes en cas de conflit armé ?
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.