La crise de l'art abstrait ? Récits et critique en France et aux Etats-Unis dans les années 1980
Trespeuch Hélène ; Dagen Philippe
PU RENNES
25,00 €
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EAN :9782753522848
Les années 1980 forment une décennie de bouleversements multiples qui secouent l'histoire de l'art et ses récits établis : la crise des avant-gardes, le retour de la peinture figurative, l'avènement polémique du postmoderne, l'explosion du marché de l'art et l'affirmation de scènes artistiques nationales sont quelques-unes de ces données qui modifient considérablement le paysage artistique et théorique du monde occidental. Dans ce contexte de rupture, l'histoire de l'art du XXe siècle devient l'objet de multiples réévaluations, de bilans critiques. Et le modernisme de Clement Greenberg, qui voyait dans l'art abstrait la quintessence de la modernité et son but ultime, devient la cible privilégiée des acteurs du monde de l'art. L'écriture de l'histoire de l'art abstrait est dès lors profondément remaniée ; sa place privilégiée au sein des récits de la modernité est remise en cause. Envisageant des sources aussi variées que les manuels d'histoire de l'art, les revues art press et October, les catalogues des ambitieuses expositions de la décennie portant sur différents chapitres de l'histoire de l'art abstrait, cet essai entend dresser un panorama précis des enjeux que cristallise le récit de l'art abstrait à l'ère de la post-avant-garde. Décrypter les prises de position des uns et des autres, dans un contexte économique et politique particulier, doit permettre de comprendre que la crise de l'art abstrait si souvent annoncée a souvent été une crise du discours plus que des pratiques elles-mêmes.
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Nombre de pages
318
Date de parution
13/02/2014
Poids
578g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782753522848
Titre
La crise de l'art abstrait ? Récits et critique en France et aux Etats-Unis dans les années 1980
Auteur
Trespeuch Hélène ; Dagen Philippe
Editeur
PU RENNES
Largeur
163
Poids
578
Date de parution
20140213
Nombre de pages
318,00 €
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Résumé : "Depuis les surprises-parties cannoises d'après-guerre jusqu'à son ermitage auvergnat, le théoricien iconique de La Société du spectacle fut un buveur invétéré. Au soir de sa vie, Guy Debord présenta son addiction comme "la fidèle obstination de toute une vie". La consommation quotidienne d'alcools conditionna son rapport au réel, à la création et à la politique. Elle fut à la fois une échappatoire, un pied de nez à la société bourgeoise, une exploration collective des confins de la liberté absolue, le pilier d'un nouvel ethos révolutionnaire, une critique en actes des dérives de la viticulture productiviste. L'art de boire chez Guy Debord refléta sa mélancolie, déchirée entre la voyance d'une société utopique et les matins ternes des déceptions politiques."
En 1937, le Corse bourru - néanmoins philosophe normalien - rencontre l'étudiante parisienne. Jean Toussaint et Dominique s'épousent certes, mais ils refusent un mariage bourgeois : ils se laissent entière liberté l'un à l'autre et ils ne s'engagent que pour six mois... renouvelés pendant soixante ans. Ensemble, ils entrent en Résistance, puis s'engagent au Parti communiste français. Le philosophe et la journaliste deviennent des Staliniens orthodoxes, jusqu'à ne plus se reconnaître... Après leur rupture avec le Parti, ils doivent réinventer leur relation au monde. Ils refusent d'une part de se retirer dans leur tour d'ivoire de philosophie pour l'un, de lettres pour l'autre. D'autre part, s'emprisonner de nouveau dans une organisation politique leur paraît inconcevable. Ils se créent donc une éthique sur mesure, entre engagement et désengagement, qui leur permet d'affronter le siècle avec la même révolte.
Résumé : L'Internationale situationniste a une postérité foisonnante. En tant que dernière avant-garde artistique, elle est aujourd'hui une matrice incontournable du monde des arts et de l'architecture. Depuis les années 1968, sa théorie critique nourrit la vie intellectuelle et les pratiques militantes. Quant à son leader Guy Debord, il est entré au Panthéon français des grands penseurs contemporains en 2009. Cet ouvrage d'histoire culturelle analyse sa réception. Comment ce mouvement, qui était réduit et confidentiel à sa création et qui refusa de faire école à sa disparition, parvint-il à essaimer dans le monde entier ? Du vivant de l'organisation (1957-1972), les situationnistes eurent un rôle de premier plan dans la diffusion de leurs idées et de leur esthétique : ils choisirent leurs réseaux et bâtirent leur propre mythologie. En revanche, depuis sa redécouverte à la fin de la Guerre froide, la multiplicité des acteurs et des réappropriations de son héritage crée toutes les conditions d'une seconde naissance de l'Internationale situationniste.
La mise en marché de produits moralement sensibles, comme ceux touchant à l'intimité des personnes, à leur intégrité, à la santé ou au maintien de l'ordre public, est l'objet de cette réflexion collective qui met en regard neuf cas de "marchés contestés". Certains de ces marchés contestés sont effectifs, comme dans le cas du tabac, de la pornographie, des jeux d'argent ou des défunts. Certains sont potentiels dans le sens où les poissons génétiquement modifiés, les données personnelles ou le cannabis sont à la recherche des moyens de rendre acceptables les transactions marchandes. D'autres, enfin, sont bannis car la marchandisation des enfants adoptés ou des organes humains reste moralement inacceptable. La tension entre les principes marchands et moraux au coeur des marchés contestés est dans chaque contribution éclairée par l'identification des formes de la contestation morale et des dispositifs juridiques, fiscaux, sanitaires, éthiques, rendant possible ou au contraire irréalisable l'édification d'un marché. La prise en compte de "populations fragiles", qu'il s'agit de protéger du marché, mais aussi de protéger par le marché, émerge dans tous les chapitres comme un élément explicatif essentiel des avancées et des reculs des marchés contestés.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.