Et les guerres construites ici par les puissants prédateurs ? Les démons de la convoitise. Les bonimenteurs au sommet de la chaîne alimentaire. Et l'envie et la nécessité du pouvoir ? Et la fertilisation de la pauvreté appelée à se défendre contre l'envahisseur ? Et la violence et l'ampleur de sa robe ? Et l'indigence, la détresse déversée partout sur la planète ? Et la contamination qui se promène impunément partout ? Et tous les laissés-pour-compte de notre grande maison ? Et l'outrageuse marée noire qui rampe partout ? Et nos enfants, répandus, affamés, malades, misérables ? Ces enfants des pays lointains qui marchent sans fin le ventre creux, tous les jours à la recherche de l'or blanc ; cette eau si précieuse et nécessaire à la vie. Ces bouts de chou qui peinent pieds nus, ancrés dans le sol brûlant. Tandis que certains de leurs pères guerroient, trônent et courtisent avidement l'or noir et exhument le corps du sol ancestral pour mieux s'abreuver de champagne. L'âme tachée du sang et de l'indigence de leurs enfants. Qui sournoisement, trop souvent, installent la richesse de leurs populations dans des pays étrangers, complices, dans la perspective d'une retraite dorée. " Quel meilleur titre aurait-on pu trouver à cet essai hors du commun qu'est Vagabondage d'un buveur solitaire ? Roger Trépanier y laisse errer ses pensées à la manière d'un poète libéré des conventions. Tour à tour sociologue, philosophe ou conteur, c'est avant tout son âme et sa forte personnalité qu'il révèle au fil des pages.
Nombre de pages
78
Date de parution
17/10/2013
Poids
110g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782924312131
Auteur
Trépanier Roger
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20131017
Nombre de pages
78,00 €
Disponibilité
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Rosalie se mit à ruminer, à jongler avec l'idée que la routine était en train de la tuer à petit feu. Que le banal et continuel rituel quotidien la rongeait imperceptiblement peu à peu. La vieille dame réalisait tristement que la vie avait disparu autour d'elle. Lorsque ces moments de brèves grisailles s'imposaient, Rosalie se raccrochait à ses chats et à ses quelques plantes. Durant ces randonnées visitées par le chagrin, la nonagénaire réalisait l'ampleur de sa solitude. Elle prenait vivement conscience que l'exaltation et la gaieté s'étaient tues dans sa vie, il y avait bien longtemps déjà. Que l'esseulement polaire avait envahi son c'ur, son esprit, sa maison. Les instants de bonheur avaient maigri, pâli ; ils étaient devenus de plus en plus étrangers pour elle depuis quelques années. La braise avait cessé de réchauffer sa vie quotidienne et l'avait abandonnée sans complaisance. " Car elle ne croise que sa voisine de palier et ne reçoit que la visite d'un étudiant bénévole une fois par semaine, une nonagénaire québécoise passe ses heures à raconter sa vie à ses chats. Malheureusement, sa mémoire commence à flancher... À quoi bon continuer ? Décrépitude, solitude, oubli, regrets... Roger Trépanier signe une chronique désabusée de la vieillesse, tendre et amère à la fois, qui ne peut laisser indifférent.
- Vous êtes à l'hôpital Estelle-Dupras, M. Olivier. - A l'hôpital ? Depuis combien de temps suis-je logé dans cette magnifique suite d'hôtel ? [... ] Pourquoi m'a-t-on amené dans un lieu pareil ? J'ai eu un accident ? On m'a drogué ? [... ] La police ? Suis-je dans un hôpital psychiatrique ? " Suspecté dans un incendie criminel, Charles Olivier se réveille, dans une chambre d'hôpital, amnésique. L'équipe médicale tente de lui rafraîchir la mémoire, mais se voit confrontée à un problème inattendu : sa perte de mémoire n'est pas temporaire. Avec l'aide de son psychiatre, il va tenter de mettre la lumière sur les événements passés et son identité. Roger Trépanier offre avec " La Fracture " un thriller palpitant aux nombreux rebondissements.