Yves Trémorin a rapporté d'un séjour mexicain un fascinant ensemble d'images tel un ethnologue d'un genre un peu particulier. Isolant comme à l'accoutumée ses sujets, ici sur un fond souvent noir, il joue sur la position de l'explorateur occidental partant dans un pays lointain pour en ramener au gré de ses dérives, objets et images qui deviendront comme les reliques muséales nécessaires à la compréhension d'une civilisation aux codes différents des nôtres. Nus ou portraits à la gestuelle inhabituelle semblent se référer au seul domaine de la performance alors qu'ils reprennent un langage des signes explicitement lié à des représentations enfouies dans la mythologie collective. Une photographie époustouflante d'un chien noir peut se référer à la figure du Ahuitzotl, un dos tatoué au Quetzalcóatl, le célèbre serpent à plumes, un crapaud photographié frontalement au fond d'une grotte à la déesse Tlaltecuhtli? Les images mexicaines de Trémorin évitent tout effet photographique pour se concentrer sur (et concentrer) le sujet. Outre les références à une culture aux mythologies anciennes, au rapport particulier d'un peuple avec la mort, aux jeux de langages, Trémorin n'oublie pas que ce pays a accueilli de grands artistes. Et à travers ces images, se retrouvent aussi d'autres mythologies, plus photographiques celles-ci, que sont devenus les chefs-d'oeuvre réalisés par un Edward Weston ou un Manuel Alvarez Bravo.
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Nombre de pages
142
Date de parution
27/07/2011
Poids
1 075g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782919507030
Titre
La dérivée mexicaine
Auteur
Trémorin Yves ; Poivert Michel
Editeur
LOCO
Largeur
220
Poids
1075
Date de parution
20110727
Nombre de pages
142,00 €
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Le photographe saisit le réel devant lui, moi je le recompose et le mets en scène" . Plutôt que photographe, Yves Trémorin se définit "artiste visuel" . Depuis ses débuts en 1977, il n'a de cesse d'interroger le médium photographique, "de le pousser dans ses derniers retranchements" . Sa radicalité artistique apparaît dès ses premières séries mettant en scène sa compagne Monique et sa grand-mère Ernestine qu'il a continué de photographier pendant toute la vie. Sa démarche repose sur le postulat que la distance au sujet contribue à la construction de l'image, avec, au coeur du travail, la notion de synecdoque (le détail dit l'ensemble). Ainsi, comme pour ses premiers nus, les portraits de sa grand-mère sont constitués de prises de vue resserrées et frontales, sans artifice. "J'utilise la photographie pour bousculer l'habitude de regarder ce qui est devant nous. Les images sont mises en scène hors de tout indice contextuel, spatial ou temporel. Je travaille les angles de la prise de vue et la distance au sujet afin de l'amener dans une sorte d'abstraction. J'ai démarré avec des proches pour traiter de l'intime, magnifier leur vie et aller vers l'universel" . Yves Trémorin a été attiré par les chevaux grâce à des souvenirs d'enfance. Sa résidence artistique invité par Le Champ des Impossibles et Christine Ollier, dans Le Perche, lui a permis de créer une série de photographies explorant la relation entre l'homme et le cheval. Travaillant avec des éleveurs locaux, il a capturé la magnificence des chevaux et remis en question leur soumission. Les photographies expriment la dualité entre le profane et le sacré, offrant une vision imagée du monde. Inspiré par ces images, ce carnet présente les photographies dans un format et une mise en page spécifiques, offrant une narration visuelle cohérente. Cette immersion dans un monde où l'homme est exclu représente une étape importante dans son travail, soulignant son intérêt pour les animaux et leur sauvagerie.
Jacques Trémolin a réuni ici quarante-cinq de ses meilleures histoires d'animaux. Ses histoires qu'il raconte chaque semaine sur TF 1 dans {les Visiteurs du mercredi} et à {l'Oreille en coin} sur France-Inter. Leur contenu ? Le lion se marie et vit avec sa lionne parce qu'il est horriblement paresseux et qu'un rabatteur lui est nécessaire, s'il veut chasser sans trop se fatiguer. Les fourmis se soûlent en léchant ce que sécrète la chenille de certains papillons. Un étonnant voyage de tout petits chevaux norvégiens, partis sur la glace à une époque où l'Atlantique était gelé, et qui aboutirent aux îles Shetland, ce sont les poneys. Le premier "deuxième bureau" de l'histoire fut créé par les Egyptiens pour empêcher les Grecs de voler leurs chats ; ou comment décrypter le langage mystérieux des chats. La vie sentimentale des oiseaux : le rouge-gorge fait cadeau d'une brindille à sa fiancée et cela signifie qu'il faut penser à faire le nid. Les pigeons de Paris ont un roi et ce roi, un fonctionnaire qui siège à l'Hôtel de Ville, connaît exactement le nombre de ses sujets.
En 1785, Alexander Cozens publie une méthode permettant non pas d'imiter la nature mais de l'imaginer. C'est bien une histoire naturelle revisitée qui est le sujet de ce nouveau livre de Jacqueline Salmon intitulé Du vent, du ciel et de la mer. Ses recherches mettent en évidence la poésie qui se dégage d'une porosité entre art et sciences. Elles viennent en forme d'écho entre la collection du musée du Havre, riche en oeuvres d'Eugène Boudin, les codes météorologiques et la lumière de la Manche.
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Résumé : The Dew of little Things [La rosée de menues choses] est le nouveau livre du photographe portugais Carlos Lobo. L'ensemble des images reproduites ont été prises au Liban et notamment à Beyrouth et Tripoli en 2011. Le titre, d'ailleurs, emprunte à un vers tiré du fameux Prophète du libanais Gibran Khalil Gibran : "Car dans la rosée de menues choses le coeur trouve son matin et sa fraîcheur". Et, à son habitude, Carlos Lobo photographie les villes, en s'attardant sur les petites choses laissées sur le côté du regard. Les traces de la guerre, bien évidemment, affleurent dans les images, stigmates sur les façades des maisons et un certain chaos visuel semble chahuter les compositions. Le photographe reconstitue ainsi une errance dans un pays que l'histoire a marqué profondément.
Pourquoi les histoires d'amour finissent mal (mais pas que) en général ? Suite au succès de son blog qui a fait battre le coeur des visiteurs au rythme de ses publications pendant plus de deux ans : "365° degrees of love" , la photographe Alice Khol a décidé aujourd'hui de rassembler toutes ces histoires dans un livre. L'ouvrage associe des histoires d'amour à des images : photographies, vidéos, captures d'écran, conversations Messenger, Tinder. Certaines sont très courtes, d'autres, bien plus longues, certaines sont touchantes et émouvantes, d'autres définitivement décalées font rire jaune... 365 degrés pour 365 variations sur l'amour. L'amour et ses contradictions l'ont toujours questionné. C'est une chose qui nous préoccupe en permanence, dans nos relations que ce soit par sa présence, sa complexité ou son absence. C'est pour elle la plus belle des émotions, celle qui peut engendrer toutes les autres. Elle a voulu ces histoires anonymes pour que chacun puisse s'y retrouver et les rendre également plus universelles. Les photos sont là pour créer une association poétique. Elles donnent une couleur, une autre émotion.