LES LIAISONS ORDINAIRES WITTGENSTEIN SUR LA PENSEE ET LE MONDE
TRAVIS
VRIN
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EAN :9782711616138
Comment garantir l'objectivité de notre rapport au monde? Le rationalisme et l'empirisme renvoient, chacun à leur manière, à une capacité générale de l'esprit humain - capacité désengagée du monde, décontextualisée. La nouveauté radicale qu'introduit Wittgenstein dans sa seconde philosophie est une vision contextualiste et proprement humaine de l'objectivité. Dans cet ouvrage, issu de leçons données au Collège de France en 2002, Charles Travis prend appui sur Frege, Wittgenstein et J. L. Austin, pour montrer que l'opération de désengagement du monde propre aux différentes théories de la connaissance contemporaines ne permet plus à la pensée (ou à la perception) d'être objective, et a fortiori d'être vraie. Elle ne permet pas de véritable rapport au monde. C'est plutôt au sein de nos pratiques les plus ordinaires que se fondent l'objectivité qui est la nôtre, la vérité, ainsi que les différents accords du monde avec le langage et la pensée. La vérité n'est pas abstraite, nos représentations sont situées. Toute signification, comme toute pensée, est sensible à l'occasion. Charles Travis propose ici une lecture originale de Wittgenstein, conjuguée à une approche particulière des grans problèmes de la philosophie analytique. Biographie de l'auteur Charles Travis est professeur à Northwestern University (Chicago, USA). Représentant majeur du contextualisme contemporain, il a défendu cette conception dans The Uses of Sense, et a récemment critiqué les visions représentationnalistes du langage et de l'esprit dans Unshadowed Thought.
Date de parution
16/05/2003
Poids
420g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711616138
Titre
LES LIAISONS ORDINAIRES WITTGENSTEIN SUR LA PENSEE ET LE MONDE
ISBN
2711616134
Auteur
TRAVIS
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
420
Date de parution
20030516
Nombre de pages
0,00 €
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Travis Stephanie ; Clauzier Jean-Louis ; Coutrot L
Dessiner à main levée est un formidable vecteur de création qui change notre façon de " voir " les choses, stimule notre créativité et éveille nos sens. Cet ouvrage présente, à travers 45 exercices thématiques et méthodologiques, les techniques du dessin à main levée appliquées à l'architecture et au design d'intérieur : - Familiarisez-vous avec les notions essentielles du dessin : perspective, points de fuite, espaces positifs et négatifs... - Apprenez à " penser " votre dessin, des premiers coups de crayon au placement des ombres et des motifs ; - Découvrez comment créer des dessins vivants, intelligents et évocateurs, en saisissant les détails les plus subtils de votre sujet. Les nombreux exemples du livre, du mobilier aux bâtiments, sont tous signés de designers et d'architectes contemporains majeurs. En les reproduisant fidèlement et en suivant les conseils de l'auteur, architecte et enseignante aguerrie, vous apprendrez vous aussi à " voir " ou à " concevoir " l'architecture autrement.
Le réalisateur est le guide, le capitaine du navire qui peut mener des centaines d'artistes malgré le chaos et la complexité de la tâche. Son travail consiste à avoir une vision claire du film, à créer et maintenir un environnement dans lequel tout le monde peut travailler au mieux de ses possibilités, afin d'arriver à un résultat collectif qui surpasse les capacités individuelles de chacun. Réaliser un long métrage vous permet de connaître Le processus de création d'un film - de sa conception à son achèvement. Vous apprendrez comment lire un scénario correctement, comprendre son essence, déterminer votre vision, et comment communiquer efficacement avec les scénaristes, acteurs, directeurs artistiques, directeurs de la photographie, monteurs, compositeurs, et tous les membres de l'équipe de création afin de s'assurer que la vision du groupe se retrouve à l'écran. Mark Travis a réalisé plusieurs films, émissions télévisées et spectacles. Diplômé de l'Ecole de théâtre de Yale, Mark a partagé ses techniques de mise en scène dans des cours à travers le monde. Il a été consultant en réalisation pour de nombreux longs métrages et séries télévisées de premier ordre.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Peut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.