La saga de la ville historique de Ségou remonte à l'époque qui précède la constitution de l'empire bamanan de Biton Mamari Coulibaly, elle décrit aussi l'empire toucouleur de El Hadj Omar Tall de sa création à sa dislocation, la conquête coloniale suivie de l'occupation française, les grands travaux entrepris par le colonisateur français comme l'Office du Niger et le barrage de Markala, mais aussi la lutte pour l'émancipation du Soudan français avec ses principaux acteurs et les premiers partis politiques. Elle rappelle l'indépendance, d'abord de la Fédération, puis de la République du Mali jusqu'à l'avènement de la 2e République. En outre, l'ouvrage rend compte avec une honnêteté intellectuelle incontestable de tous les événements survenus à Ségou après la première République, le 19 novembre 1968. Initialement intitulé par l'auteur Ségou au fil des années. calendrier historique commenté, le livre va au-delà de la simple monographie et devient un véritable traité d'histoire de cette ville que Amadou Hampaté Ba surnommait affectueusement "Ségou la Rebelle" ou la "Paresseuse", allusion à sa position sur le cours moyen du fleuve Niger qui serpente à travers le Mali.
Nombre de pages
560
Date de parution
22/12/2011
Poids
845g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296559028
Titre
La saga de la ville historique de Ségou
Auteur
Traoré Samba Lamine ; Touré Amadou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
845
Date de parution
20111222
Nombre de pages
560,00 €
Disponibilité
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M'mah, brillante et adorée de tous, voit sa vie bouleversée par une grossesse précoce qui entraîne le rejet de son père. Réfugiée chez sa tante, elle lutte pour survivre jusqu'à l'arrivée de Daba, un ami virtuel bienveillant qui l'aide à poursuivre ses études. Leur lien fort est brutalement rompu lorsque Daba disparaît en tentant de traverser la Méditerranée. Brisée mais déterminée, M'mah transforme sa douleur en force. Son courage et sa persévérance la mènent à l'excellence, faisant d'elle un modèle inspirant de résilience et de réussite.
L'auteur, enfant du fleuve et fils de la savane, à travers ces mémoires, n'a pas voulu faire une production classique comme cela se fait généralement dans ce type de récit. A travers ce qu'il a appelé des gaîtés, il s'est volontairement mis en arrière-plan de son village : Tiyaabu, capitale millénaire du Gajaaga, dans l'actuel terroir administratif de Bakel, au nord-est du Sénégal. Au lieu de raconter l'histoire et les généalogies, il a préféré laisser Tiyaabu se conter elle-même par ses hommes, ses femmes, sa savane, sa faune, sa flore, ses eaux et tous les habitants de son espace et de sa biodiversité. C'est par des récits, des faits réels, des situations vécues ou entendues que l'auteur dit et décrit ce village, dans un style oral qui peut sembler déroutant. Il s'est agi de conter l'histoire de Tiyaabu par des histoires, tirées du ventre du village : les mémoires d'un village, en hommage à toute la Nation soninké, riche de son histoire et de sa diversité.
Cet ouvrage qui revisite le théâtre historique, raconte la saga de l'université de Pir Sanaxoor fondée au 17e siècle dans le centre-ouest du Sénégal. L'épopée impulsée par Xaali Amar Faal, savant, pédagogue et stratège, va jalonner l'Islam en Sénégambie, formant au passage les premiers grands intellectuels lettrés qui affluèrent de toute la sous-région à Pire. De l'exégèse coranique (piri) aux sciences des anciens, une palette d'enseignements de haut niveau sera déclinée ici par les Serin Pir pendant près de 250 ans, en toutes franchises et autonomie universitaires. Avec le verbe d'un Fara en verve, l'auteur exhume ce formidable parcours savant. Il met avec générosité son sens de la créativité poétique au service de l'investigation historique, ressuscitant de manière remarquable un pan des plus prestigieux du patrimoine intellectuel africain.
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