Mais alors que je m'apprête à rejoindre nos serviettes, je ressens derrière moi un souffle d'air provoqué par la chute d'un corps et ça me donne la chair de poule sur la nuque et les épaules. J'entends le fracas lourd et satisfaisant. J'ai l'impression que je viens tout juste de me débarrasser d'un cadavre dans un fleuve."Léna passe ses journées d'été à la piscine avec Max, son amie d'enfance, et Sabrina, dont elle vient de faire la connaissance. Elle observe le monde qui l'entoure, décrit de façon à la fois crue et sensuelle les corps dénudés, les jeux, les conversations, le désir qui s'insinue partout.Arrivent un jour deux garçons, Yannis et Lounès, que Léna trouve attirants. Habituellement réservée, elle fait preuve d'une audace inédite qui bouleverse bientôt l'équilibre entre les trois adolescentes...Léna scrute chaque geste, devine les intentions du moindre frôlement sans pour autant repérer l'annonce du drame qui se prépare dans l'atmosphère torride de la piscine.
Nombre de pages
160
Date de parution
05/05/2022
Poids
210g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782072981456
Titre
La fille de la piscine
Auteur
Tourret Léa
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
210
Date de parution
20220505
Nombre de pages
160,00 €
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Une petite troupe de préadolescents en colonie de vacances, au bord de la mer. Parmi eux, Yara, rejetée par ses camarades, mange absolument tout ce qui lui tombe sous la main. Moussa, lui aussi exclu par les autres, la suit partout. Alors que les surveillants ont laissé le groupe s'éparpiller lors de la visite d'une ferme, Yara et Moussa font dans l'écurie une découverte effroyable. Dans l'affolement qui s'ensuit, la colonie s'organise en tribunal et décide d'aider les deux enfants déclarés suspects à s'évader. Pour Yara et Moussa, qui s'éloignent dans une nature sauvage et inquiétante, c'est le début d'une tout autre aventure. Dans ce roman à l'univers sensuel et troublant, l'écriture de Léa Tourret parvient à retrouver les accents à la fois brutaux et poétiques de la langue enfantine, tout en évoquant l'inquiétude suscitée par le climat politique et les questions écologiques. C'est le récit du passage de l'enfance à l'adolescence, dans une confrontation violente au monde des adultes sur fond de ciels orageux et de secrets dangereux.
Présentation de l'éditeur Les années 70 ont permis l'émancipation des femmes. Les années 2000 ont mis les mères sous tutelle. Dès la maternité, les injonctions surgissent de tous les côtés : " bons conseils " de l'entourage, recommandations du corps médical, des " spécialistes de l'enfance " qui ne cessent de se contredire... Et lorsque l'enfant grandit, la pression s'intensifi e. Les stéréotypes autour de la " bonne maman " restent en effet bien ancrés dans une société qui veut nous transformer en mère à tout faire. C'est au travail que cette pression est la plus forte : si le " présentéisme " auprès de sa progéniture est vivement recommandé – " prenez votre mercredi ! " –, il l'est aussi auprès de son patron – " faites comme si vous n'aviez pas d'enfants ! ". Les auteures ont interrogé sociologues, philosophes, psychologues, législateurs et, surtout, rencontré des mères de tous horizons, de la jeune accouchée dépassée à la politicienne qui storytellise sa maternité à défaut de pouvoir l'assumer. Un constat : au XXIe siècle faire des enfants pèse sur le destin professionnel et social d'une seule catégorie de parents, les femmes. Un mot d'ordre : mères, libérez-vous ! Une enquête inédite galvanisante.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.