Réalisateur expérimenté, Jacques Tourneur a su tirer des scénarios qui lui étaient confiés des mondes et des visions à part entière, quel que soit le genre abordé - le film d'aventures médiévales avec La Flèche et le Flambeau, le western avec Northwest Passage, le film noir avec Nightfall ou le fantastique avec La Féline. Il n'a pu, en revanche, mettre en images ses propres histoires, pourtant prometteuses, comme l'illustrent les quatre scénarios présentés ici et rédigés entre 1966 et 1967, entre la Californie et Paris. Trois d'entre eux (Satanique, Grosse sorcière au balai tordu et Murmures dans des chambres lointaines), conçus à Hollywood, confirment son penchant pour le fantastique et la nature trouble du réel. Le dernier, Lazare, est un scénario écrit en français dont les rôles principaux étaient envisagés pour Bourvil et Louis de Funès ou Jean Gabin et Fernandel. A ces scripts s'ajoutent les aphorismes du cinéaste, dignes de ses mises en scène dépouillées, nuancées, poétiques à force de retenue et de profondeur. Cet ensemble, inédit, est complété par l'unique entretien filmé avec Jacques Tourneur, réalisé par Jacques Manlay et Jean Ricaud en 1977, à Bergerac. Près de trente minutes de conversation au cours desquelles l'artiste évoque son parcours hollywoodien, sa prédilection pour le mystère et sa passion du cinéma
Nombre de pages
93
Date de parution
27/11/2003
Poids
236g
Largeur
155mm
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EAN
9782915083040
Titre
ECRITS DE JACQUES TOURNEUR AVEC DVD
Auteur
Manlay Jacques ; Astic Guy ; Robert Danièle
Editeur
ROUGE PROFOND
Largeur
155
Poids
236
Date de parution
20031127
Nombre de pages
93,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage est une immersion au coeur des émotions. Il aidera les enfants à identifier et comprendre le fonctionnement de chacune et de mieux les appréhender. Nalys, le personnage principal, est un petit papillon très malin qui adore l'aventure. Ce qu'il aime par-dessus tout, c'est partager, explorer et voyager aux pays des émotions.
La gouvernance est centrale, cruciale pour toute organisation. Elle permet de garantir le bon fonctionnement et la légitimité de l'organisation, le sens de la responsabilisation. Elle instaure également un climat de confiance au service d'une gestion et d'une performance les meilleures possible. Elle donne la direction et le modèle de création de valeur. Elle est donc au coeur de la culture de l'entreprise et de son modèle de management. Ce qui est proposé ici est un voyage au sein des grandes oppositions qui structurent la manière d'envisager et de gérer une organisation ou même une nation, dans ces multiples fonctions et ses différentes composantes. Il s'agit d'un questionnement sur les différents modèles de gouvernance déployés, les logiques de sens qui les structurent et les doses d'autoritarisme et d'ouverture qui les composent. En bref, dans quel mode d'expression du pouvoir, le monde d'aujourd'hui et surtout celui de demain nous projettent-ils ?...
Reflets de mots est un voyage à travers les mots et les maux que l'on observe aujourd'hui dans notre société. Ces poèmes sont le reflet d'un instant vécu, d'un moment partagé, d'une émotion respectée.
En décembre 1976, dans le mythique Filmstudio de Traste-vere à Rome, un jeune homme de vingt-trois ans projetait lui-même son premier long métrage tourné en Super 8. Il s'agissait de Nanni Moretti et le film s'intitulait de manière prémonitoire Je suis un autarcique. Ainsi, dans un cinéma italien marqué par la difficulté à se renouveler, faisait irruption un surdoué égocentrique, un cinéaste passionné qui allait s'imposer très vite comme la figure dominante de sa génération. Metteur en scène exigeant que la conscience de son talent et la rigueur de ses positions morales et politiques rendent souvent incommode, Moretti a d'abord exploré l'introspection autobiographique cristallisant les angoisses existentielles d'un individu plongé dans une société privée de repères éthiques et idéologiques. Sous l'identité de Michele Apicella, il a été membre d'une troupe de théâtre (Je suis un autarcique), étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique joueur de water-polo (Palombella rossa). Dans Journal intime et Aprile, Michele Apicella cède la place à Nanni Moretti lui-même. Il sera désormais à la fois un homme public intervenant dans le débat politique et un homme privé évoquant le cadre de ses préoccupations intimes (La Chambre du fils, Le Caïman, Habemus Papam, Mia madre). Dans cet ouvrage, l'artiste se confie à Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, et revient sur toute sa production cinématographique, s'imposant comme un créateur protéiforme, un intellectuel vigilant et un producteur, distributeur, directeur de salle, opérateur culturel omniprésent.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.