ARTICLESFrédérique TOUDOIRE-SURLAPIERRE, Sylvain BRIENS, Pierre-Brice STAHL, Alessandra BALLOTTI : Introduction. Topographies boréales et esprit d'aventure Torfi H. TULINIUS : Je est un Autre. Le Groenland dans l'imaginaire des Islandais du Moyen Âge Dorine ROUILLER :Terra incognita et frigida : l?(in)habitabilité du Grand Nord à la Renaissance Álvaro LLOSA SANZ : Un chevalier errant à la recherche du Nord. Le boréalisme dans Don Quichotte de Cervantes Guillaume DUC?UR : Topographie boréale et topologie boréaliste chez Pierre-Daniel Huet (1630-1721) Vincent ROY-DI PIAZZA :Musis Borealibus : science boréale et discours sur le Nord, 1620-1720 Alessandra BALLOTTI :La Revue du Nord (1904-1907) : le boréalisme francophone en Italie Thomas BEAUFILS : Cultures matérielles en miroir : transferts « boréalistes » entre les Pays-Bas et la Norvège Laurent PAGÈS : Enquêtes d'aujourd'hui sur les explorations polaires d'autrefois : le récit d'une expédition en Arctique dans Un monde sans rivage d'Hélène GaudyNOTES ET DOCUMENTSClaire McKEOWN : Écrire le Nord du Nord.
Nombre de pages
140
Date de parution
06/07/2021
Poids
216g
Largeur
150mm
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EAN
9782252045466
Titre
Études germaniques - N°1/2021. Topographies boréales. Explorateurs, pionniers et aventuriers en quêt
Haine des hommes (éthique), affections passionnelles (phénoménologie), aversion ou répulsion profonde (psychopathologie), repli sur soi ou retraite dans le désert (sociologie), la misanthropie se déferle dans les reproches et les récriminations, dans les ambivalences de la rhétorique et de l'échange. Aborder la misanthropie au théâtre, c'est envisager une approche croisée des disciplines, posant des questions à la scène (en tant que spectacle, art vivant et représentation collective), mais aussi à la littérature, dont chacun des auteurs au programme de l'agrégation de Lettres 2008 (Ménandre, Shakespeare, Molière et Hofmannsthal) rend extrêmes les modalités poétiques qui sous-tendent cette espèce d'humeur. Le présent volume offre une réflexion argumentée et précise, étayée par des exemples et prolongée par une réflexion transversale montrant les liens possibles entre les quatre auteurs étudiés. Sont également présentés plusieurs exercices pratiques : une dissertation entièrement rédigée ainsi que des commentaires composés portant sur chacune des pièces.
La critique n'est pas seulement une activité intellectuelle ou artistique neutre: en elle se révèle l'ambivalence de notre rapport aux autres, dans notre façon de dialoguer avec eux et/ou de les affronter. Cette duplicité tient au fait que la critique se présente comme une posture intellectuelle alors même qu'elle est aussi toujours une réaction affective et émotionnelle. Plus profondément encore, elle renvoie à notre façon de percevoir et de comprendre une oeuvre qu'un autre, témoignant ainsi d'un talent qui révèle sa différence et sa distinction, a créée. Que fait la critique face à cette manifestation du pouvoir de créer? Elle dévoile en tout cas ce que nous sommes (ou non) à même de recevoir et de restituer. Biographie de l'auteur Frédérique Toudoire-Surlapierre enseigne la littérature comparée et le théâtre à l'université de Franche-Comté. Elle a publié Hamlet, l'ombre et la mémoire (2004), L'Imaginaire nordique (2005) et La Dernière Fois (2007); elle s'intéresse également au cinéma, aux arts et aux rapports entre les disciplines.
To be or not to be "... Cet aphorisme si emblématique du mythe d'Hamlet ne serait-il pas (presque) trop célèbre ? Non, car c'est très exactement la question que nous nous posons : qu'est-ce qui " est " dans le mythe d'Hamlet ? Autrement dit, qu'est-ce qui le constitue Quelle est son " essence " d'un point de vue esthétique et ontologique Il importait d'aborder le mythe d'Hamlet grâce à une méthode mythocritique et comparatiste, afin d'analyser les différentes versions du mythe, les unes en fonction des autres, et d'en faire apparaître clairement les fondements et les spécificités. Il semble en effet que les enjeux de ce mythe soient ceux de la littérature et de la création artistique. Le mythe d'Hamlet fait du spectaculaire et de l'invisible, du visuel et du virtuel le c'ur d'une écriture ; il est en soi un outil heuristique et un objet herméneutique à part entière... De sorte que si ce mythe nous fascine et nous (é)meut tant, c'est parce qu'il joue précisément sur nos propres désirs de lecteur et/ou spectateur. Que nous révèle donc cette histoire d'une famille (qui est aussi une histoire de famille) faite de secrets et spectres ? Que signifie au fond cette histoire de crime et de vengeance qui se fait tout simplement attendre (et entendre) sinon, du plus profond de nous-mêmes, ce que sentions depuis longtemps, sans jamais l'avoir si simplement et si poétiquement formulé ...
Savoir dire non, c?est affirmer sa force de caractère. Le non est un séducteur, il a toujours eu les faveurs intellectuelles de l?Europe. Il permet le débat, la contestation, il met en valeur l?esprit critique. Mais ce mot est dangereux : poussé dans ses retranchements, il peut devenir nihilisme ou négationnisme. Le oui paraît en revanche beaucoup plus insignifiant. Il est le mot de l?accord, du consentement, de l?assentiment un peu béat. La littérature a stigmatisé cette posture par le oui du mariage, le happy end attendu des comédies. Le oui ne serait donc pas plus qu?un faire-valoir du non, une sorte d?interlocuteur un peu naïf sommé de lui donner la réplique ? C?est sans compter les chocs de l?Histoire et les traumatismes de la seconde guerre mondiale qui ont redistribué les cartes du oui et du non, relativisant la force de l?un pour postuler la nécessité vitale de l?autre. Pris entre le oui et le non, le lecteur est pris entre deux feux littéraires. Tout l?avenir de la littérature est ainsi mis en question. Se libérer des stéréotypes de la langue et des conventions sociales, des affirmations commodes et des refus catégoriques, prendre ses distances avec le non, assumer la légèreté et la sensualité du oui nous permettra-t-il de nous défaire de la négativité et du pessimisme ? C?est tout le pari de cet essai.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.