
Que fait la critique ?
La critique n'est pas seulement une activité intellectuelle ou artistique neutre: en elle se révèle l'ambivalence de notre rapport aux autres, dans notre façon de dialoguer avec eux et/ou de les affronter. Cette duplicité tient au fait que la critique se présente comme une posture intellectuelle alors même qu'elle est aussi toujours une réaction affective et émotionnelle. Plus profondément encore, elle renvoie à notre façon de percevoir et de comprendre une oeuvre qu'un autre, témoignant ainsi d'un talent qui révèle sa différence et sa distinction, a créée. Que fait la critique face à cette manifestation du pouvoir de créer? Elle dévoile en tout cas ce que nous sommes (ou non) à même de recevoir et de restituer. Biographie de l'auteur Frédérique Toudoire-Surlapierre enseigne la littérature comparée et le théâtre à l'université de Franche-Comté. Elle a publié Hamlet, l'ombre et la mémoire (2004), L'Imaginaire nordique (2005) et La Dernière Fois (2007); elle s'intéresse également au cinéma, aux arts et aux rapports entre les disciplines.
| Nombre de pages | 180 |
|---|---|
| Date de parution | 04/09/2008 |
| Poids | 224g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782252036785 |
|---|---|
| Titre | Que fait la critique ? |
| Auteur | Toudoire-Surlapierre Frédérique |
| Editeur | KLINCKSIECK |
| Largeur | 135 |
| Poids | 224 |
| Date de parution | 20080904 |
| Nombre de pages | 180,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La misanthropie au théâtre. Ménandre, Shakespeare, Molière, Hofmannsthal
Toudoire-Surlapierre FrédériqueRésumé : Haine des hommes (éthique), affections passionnelles (phénoménologie), aversion ou répulsion profonde (psychopathologie), repli sur soi ou retraite dans le désert (sociologie), la misanthropie se déferle dans les reproches et les récriminations, dans les ambivalences de la rhétorique et de l'échange. Aborder la misanthropie au théâtre, c'est envisager une approche croisée des disciplines, posant des questions à la scène (en tant que spectacle, art vivant et représentation collective), mais aussi à la littérature, dont chacun des auteurs au programme de l'agrégation de Lettres 2008 (Ménandre, Shakespeare, Molière et Hofmannsthal) rend extrêmes les modalités poétiques qui sous-tendent cette espèce d'humeur. Le présent volume offre une réflexion argumentée et précise, étayée par des exemples et prolongée par une réflexion transversale montrant les liens possibles entre les quatre auteurs étudiés. Sont également présentés plusieurs exercices pratiques : une dissertation entièrement rédigée ainsi que des commentaires composés portant sur chacune des pièces.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

Colorado
Toudoire-Surlapierre FrédériquePrésentation de l'éditeur Ce livre n'est pas un guide sur le Colorado. C'est à une expédition dans les mots et les images des couleurs que nous vous invitons, voyage qui nous emmènera dans les continents européen et américain - de sorte qu'il sera tout de même question du Colorado. Plébiscitée par nos sociétés contemporaines, la couleur permet à chacun de sentir les vertus sociales, ethniques mais aussi artistiques de la diversité. D'une manière parfois abrupte, la couleur révèle la nature de nos relations aux autres et à nous-mêmes : les couleurs sont-elles juxtaposées, harmonieusement combinées ou se recouvrent-elles au contraire les unes les autres ? Sont-elles séparées ou mélangées ? Si la couleur nous fascine tant, c'est aussi parce qu'elle conforte l'un de nos fantasmes esthétiques les plus tenaces : la possibilité d'un mimétisme parfait de l'art. Dans un monde où tout est coloré, ou le devient, quel sens le noir et blanc de l'écriture peut-il bien prendre, quel rôle peut-il encore jouer ? S'accaparant les possibilités colorées de médias comme la peinture, le cinéma, ou encore la photographie, les mots se servent des couleurs, avec toute l'ambivalence de l'expression : ils en profitent, ils les modifient, parfois ils les abîment aussi. Parler de la couleur n'est jamais seulement métaphorique. La littérature n'évince pas la couleur, elle lui offre des lignes directrices, qu'elles soient fuite ou découverte, lui permettant de faire fi des frontières tant réelles qu'imaginaires. Se découvrent ainsi, au gré des oeuvres, des "lignes de couleurs" où se renégocient quelques-uns des tropismes de l'être humain.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Hamlet, l'ombre et la mémoire
Toudoire-Surlapierre FrédériqueRésumé : " To be or not to be "... Cet aphorisme si emblématique du mythe d'Hamlet ne serait-il pas (presque) trop célèbre ? Non, car c'est très exactement la question que nous nous posons : qu'est-ce qui " est " dans le mythe d'Hamlet ? Autrement dit, qu'est-ce qui le constitue Quelle est son " essence " d'un point de vue esthétique et ontologique Il importait d'aborder le mythe d'Hamlet grâce à une méthode mythocritique et comparatiste, afin d'analyser les différentes versions du mythe, les unes en fonction des autres, et d'en faire apparaître clairement les fondements et les spécificités. Il semble en effet que les enjeux de ce mythe soient ceux de la littérature et de la création artistique. Le mythe d'Hamlet fait du spectaculaire et de l'invisible, du visuel et du virtuel le c?ur d'une écriture ; il est en soi un outil heuristique et un objet herméneutique à part entière... De sorte que si ce mythe nous fascine et nous (é)meut tant, c'est parce qu'il joue précisément sur nos propres désirs de lecteur et/ou spectateur. Que nous révèle donc cette histoire d'une famille (qui est aussi une histoire de famille) faite de secrets et spectres ? Que signifie au fond cette histoire de crime et de vengeance qui se fait tout simplement attendre (et entendre) sinon, du plus profond de nous-mêmes, ce que sentions depuis longtemps, sans jamais l'avoir si simplement et si poétiquement formulé ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,10 € -
Téléphonez-moi. La revanche d'Echo
Toudoire-Surlapierre FrédériqueQuoi de plus simple en apparence que de téléphoner ? Quels rapports à l'autre le téléphone engage-t-il ? Le moins que l'on puisse dire est que le monde contemporain s'est évertué à diversifier et à complexifier ce rapport à l'autre en multipliant les possibilités d'un contact vocal à distance : appeler ou recevoir un appel, le manquer, y répondre ou laisser sonner, prendre un message... Les possibilités sont nombreuses et disent en filigrane la multiplicité des enjeux identitaires et communautaires dès lors qu'on prend un téléphone en main. Celui-ci a subrepticement pris le pouvoir. Alors qu'il se présente de prime abord comme un écho sonore, nous transformant en autant d'Echo, nous nous sommes employés à en faire un reflet de nous-mêmes, à le narcissiser en quelque sorte. Passionnel ou conflictuel, introspectif ou expansif, le rapport que nous entretenons au téléphone se dévoile au prisme du mythe de Narcisse et d'Echo. D'une manière inattendue, se joue le face-à-face (plus ou moins amical) des médias et de la culture. Parce qu'il ne doute de rien, le télé- phone concurrence la littérature, allant jusqu'à lui subtiliser ses propres modalités dialogiques, littéraires et mêmes esthétiques. Il suscite un nouvel usage de soi dont le téléphone portable est l'emblème médiatiquement narcissique où se révèlent autant le plaisir d'une parole qui a su se dérober aux exigences de la présence qu'une inquiétude sourde, ce risque toujours latent de perdre le contact avec l'autre. Mais, au téléphone, suffit-il de raccrocher ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

L'oubli du labeur. Arendt et les théories féministes du travail
Genel KatiaSoin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.EN STOCKCOMMANDER29,00 € -

Le passage de Jan van Eyck. Le portrait des Arnolfini et quelques réflexions sur l'histoire de l'art
Lecoq Anne-MarieAcquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.EN STOCKCOMMANDER25,90 € -

Birdsong
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee JeonCe livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Les Armes des faibles. Formes quotidiennes de la résistance paysanne
Scott James C. ; Ruchet Olivier ; Jacquet ChristopNotes Biographiques : James C. Scott est anthropologue, professeur émérite de science politique et d'anthropologie à l'Université de Yale. Ses travaux d'ethnographie conduits en Malaisie lui ont permis d'approfondir le concept de résistance infra-politique. Il s'est fait connaître du grand public en France grâce à la traduction de Zomia ou l'art de ne pas être gouverné (Seuil, 2013). Ont récemment été traduits aux éditions Lux un Petit éloge de l'anarchisme (2013) et aux éditions La Découverte Homo domesticus (2019) et L??il de l?État (2021).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER28,01 €
