La question au nombre irrationnel et de l'irrationnel mathématique en général, tient une part discrète dans l'oeuvre de Platon, mais elle est comme cette "pierre délaissée par les architectes" et qui est pourtant "la pierre angulaire". Elle concentre toutes les questions de l'être et du non-être, du possible et de l'impossible, du fini et de l'infini et ouvre la voie à la liberté pleine et entière de l'homme en quête de vérité. En elle, convergent pensée mathématique et spéculation philosophique, en une harmonie riche de conséquences inestimables. C'est cette harmonie que révèle Imre Toth dans un essai brillant et rigoureux, le dernier qu'il ait écrit avant sa brusque disparition en mai 2010. "Les Editions de l'éclat viennent de contribuer à réparer ce qui apparaît comme une lacune de l'édition française en publiant deux textes récents d'Imre Toth" - Françoise Balibar (Critique). "Le livre de Toth est extrêmement séduisant, croisant la polémique politique la plus vive avec l'initiation limpide aux problèmes fondamentaux de la philosophie des mathématiques" - Jean-Paul Thomas (Le Monde). "Philosophes comme historiens des sciences pourront tirer profit de ce regard enflammé sur le processus mathématique, qui place la liberté au coeur de la création, mais va au-delà en cherchant à comprendre son fonctionnement, précisément en mathématique" - Jean-Michel Kantor (La Quinzaine littéraire).
Nombre de pages
156
Date de parution
20/10/2011
Poids
152g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782841622344
Titre
Platon et l'irrationnel mathématique
Auteur
Toth Imre ; Romani Romano
Editeur
ECLAT
Largeur
125
Poids
152
Date de parution
20111020
Nombre de pages
156,00 €
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C'est un palimpseste : une succession de textes tirés des ?uvres complètes des auteurs complets, ou à peu près. Ni un florilège, ni une collection de citations : un collage de textes. Le style surréaliste de ces " Propos " correspond au surréalisme de leur sujet : la " révolution non euclidienne ". Si ce monde non euclidien s'est avéré être impossible, il était tout aussi impossible de s'en débarrasser. Le texte non euclidien persistait, réponse à aucune question. Le bouleversement dans les sphères célestes de la géométrie exigeait une révolution au sens propre du terme. L'histoire non euclidienne est politique. C'est le processus sinueux par lequel, à travers les ténébreuses galeries souterraines de l'histoire, l'esprit prend conscience de sa propre liberté. Ce palimpseste propose un regard nouveau sur le passé. Il refuse de voir dans cette querelle triangulaire universelle une capricieuse " Foire aux vanités " académiques mais un " grand événement de l'Esprit " où ces deux grandes lignes - la spéculation philosophique et la recherche géométrique - devaient se rencontrer. Ces pages donnent la Parole aux protagonistes de cette dispute millénaire, afin qu'ils défendent leurs thèses sophistiquées ou sophistiques, qu'ils déploient leurs réfutations tortueuses, qu'ils déballent les sarcasmes de leurs répliques ! C'est une émission en direct ; des intellectuels engagés, réunis hors temps, dans l'espace de la pensée, qui parlent légèrement des choses graves.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.
Quinze étapes de vies de femme, de la petite enfance à l'âge adulte. Quinze voix, quinze histoires et presque autant d'exemples de la fragilité des jours, entre Budapest, le Japon et Paris. Les narratrices de Code-barres avancent d'un même pas sur ce chemin semé d'embûches, formant les facettes d'une vaste et unique histoire. Qu'il s'agisse d'humiliations à l'école, de voisinages désastreux ou de trahisons amoureuses, que l'on se confronte à l'adultère ou au deuil d'un enfant perdu, ce sont autant d'instantanés, de lignes qui forment ce code-barres d'une existence. L'auteur de ce roman chorale possède une acuité narrative rare, et un style qui ne manque ni de tranchant ni d'humour. Une découverte.
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