Le fil de Gramsci. Politique et philosophie de la praxis
Tosel André ; Charbonnier Vincent
AMSTERDAM
28,01 €
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EAN :9782354802608
Antonio Gramsci est l'un des plus grands philosophes du xxe siècle, pourtant sa pensée demeure méconnue : en France, l'évocation allusive de ses Cahiers de prison et la reprise sauvage du concept d'hégémonie constituent l'essentiel de sa réception. C'est là tout l'intérêt des travaux d'André Tosel - spécialiste incontesté du philosophe italien - que de rendre justice à l'oeuvre de "ce célèbre inconnu" . La philosophie de la praxis élaborée par Gramsci constitue le fil rouge de cet ouvrage . Fondée sur le rejet de la séparation entre théorie et la pratique, elle structure la pensée politique gramscienne. Elle conduit le dirigeant italien à proposer une théorie de l'Etat radicalement nouvelle, où la société civile est envisagée comme l'espace de la lutte pour l'hégémonie. Formulée en opposition au marxisme soviétique, cette conception élargie de l'Etat ouvre la voie à la formulation d'une stratégie révolutionnaire nouvelle. La conquête de l'hégémonie supposant de coaliser des forces sociales hétérogènes, le parti, "Prince moderne" , se voit conféré un rôle inédit : celui d'agréger un bloc historique à même de mener une guerre de position contre la classe dominante. Du rôle des intellectuels à la place du jacobinisme dans les processus révolutionnaires, des pans entiers de la pensée marxiste s'en trouvent actualisés. Cet ouvrage d'André Tosel est incontournable pour qui souhaite s'approprier les armes théoriques que nous a léguées Antonio Gramsci.
Nombre de pages
340
Date de parution
18/11/2022
Poids
472g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782354802608
Titre
Le fil de Gramsci. Politique et philosophie de la praxis
Auteur
Tosel André ; Charbonnier Vincent
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
150
Poids
472
Date de parution
20221118
Nombre de pages
340,00 €
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Pourquoi Spinoza ne cesse-t-il de nous provoquer à penser aujourd'hui encore? Pourquoi des philosophes aussi différents, voire opposés, que Gilles Deleuze, Louis Althusser, Toni Negri cherchent-ils encore en sa pensée des éléments pour donner à la perspective de l'émancipation une nouvelle impulsion, un nouveau souffle?Cet ouvrage tente de donner une réponse motivée à cette question qui défie les traditions interprétatives. Spinoza est un moderne atypique, critique des impasses d'une certaine modernité, mais irréductible au relativisme et au scepticisme des post-modernes. Il déconstruit à la fois la métaphysique des Anciens et celle des Modernes en montrant la dépendance qui les soumet toutes deux au complexe théologico-politique. Inscrite dans le courant le plus radical des Lumières, la pensée-Spinoza éclaire ces Lumières sur leurs ombres. Son ressort consiste à penser la finitude contre la démesure de tout projet de maîtrise des choses et des hommes. Mais elle n'exclut pas l'infini, elle l'implique. Si le monde humain n'est pas un empire dans un empire, il demeure une partie finie indéfiniment en procès d'actualisation dans l'infini de l'affirmation neutre de l'être. Un rationalisme de la finitude positive en somme.
L'idée d'émancipation est partie intégrante de la modernité. Elle donne un sens concret au principe révolutionnaire de l'égale liberté de chaque femme, de chaque homme, de chaque citoyenne. Elle se réfère à une universalité de droit. Cette universalité récuse l'idée que la "société", le "peuple", la "nation", l' "humanité" se gouvernent en se fondant sur l'assujettissement de leurs membres à une autorité naturelle ou transcendante. Elle refuse le pouvoir qui se définit comme une contrainte selon le modèle ancestral de l'institution hiérarchique d'une domination. Pilier de la théorie de la révolution française et des révolutions libérales qui l'ont précédée en Europe ou aux Etats-Unis, l'émancipation est aussi au coeur de la révolution sociale, avec la lutte du mouvement ouvrier socialiste et communiste, des luttes pour l'indépendance nationale et de la libération anticolonialiste. Avec l'émancipation des femmes, elle s'étend à des sphères qui excèdent les dimensions territoriales. Dans ce livre, André Tosel explore ces multiples aspects du combat pour l'émancipation humaine. Il propose une reprise critique et pluraliste de cette idée qui tient compte des limites et des équivoques rencontrées dans l'histoire concrète des pratiques d'émancipation.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.