Chevauchant près d'un port majorquin, Guillem aperçoit non loin du rivage un récif sur lequel se tient un perroquet. A peine a-t-il posé le pied sur le rocher que celui-ci commence à se mouvoir : c'est une baleine ! Accompagné par l'oiseau, l'animal met aussitôt le cap en direction de l'orient et amène Guillem sur une île enchantée où vivent la fée Morgane et un roi Arthur plongé dans la dépression à cause de la disparition des valeurs courtoises et chevaleresques... La Faula est un lai narratif, c'est-à-dire un écrit relativement bref qui relate des faits merveilleux dans le cadre d'un univers courtois. Parmi ces productions originales de la fin du Moyen Age, l'oeuvre de Guillem de Torroella constitue une pièce essentielle pour l'étude de la diffusion et de la réception de la matière de Bretagne en Catalogne. Sa lecture montre combien la fréquentation des romans de chevalerie français était familière à l'auteur : Lancelot, l'Estoire dou Graal, la Queste del Saint Graal, Tristan et Iseut et d'autres trouvent en effet écho dans cet ouvrage.
Nombre de pages
194
Date de parution
10/09/2020
Poids
288g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782377470617
Titre
La Faula. Le roi Arthur en Méditerranée
Auteur
Torroella Guillem de ; Adroher Michel
Editeur
UGA EDITIONS
Largeur
140
Poids
288
Date de parution
20200910
Nombre de pages
194,00 €
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Cantonnés dans notre rôle de malades, de corps manipulés, livrés à de mains étrangères et professionnelles, nous voyons l'hôpital comme un monde tour à tour rassurant et inconnu. Nous sommes et restons du côté de la souffrance, des questions et des doutes. Mais il suffit d'un ordinateur abandonné et subtilisé dans une chambre de garde pour que tout à coup, les choses changent. Le journal intime qu'il livre fait tomber la barrière ténue qui sépare les patients des soignants. Il nous révèle, sans pathos et avec la tranquillité de ceux qui n'ont plus rien à perdre, ce qu'un médecin, au fil des jours, a consigné de cette vie décalée, faites de gestes techniques et d'élans de tendresse, d'attachements mortifères et d'indifférence vitale. Le docteur V. est anesthésiste. Il tient dans ses mains le sommeil de ceux qui ne doivent pas mourir. Chaque jour il refait ces gestes inquiétants plongeant ses patients dans un coma artificiel qui les protège. Ne plus rien ressentir, s'absenter, perdre conscience. Il se tient, tel un veilleur, debout dans la salle d'opération. Puis il écrit, sans cesse. Sur le désir enfui mais qui taraude encore, la vie au sein de l'hôpital, les victoires sur la mort, les échecs aussi. L'intimité étrange et fugace avec ces corps malmenés par la maladie. Les rapports complexes avec la hiérarchie, l'administration, garante des objectifs à tenir, des cadences à respecter. Nous le suivons, pas à pas, mot à mot, dans ce récit qu'il nous donne et qui bientôt dépasse les murs de l'hôpital. Comment ne pas parler de soi alors que tout devient plus clair, plus simple aussi. L'anesthésiste est le récit bouleversant d'un effacement. Celui d'un homme lucide, clairvoyant, dont l'ultime choix ne fera plus aucun doute.
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Ce livre présente les récits de nombreuses voyageuses européennes en Orient, certaines bien connues du public, d'autres totalement oubliées. Natascha Ueckmann met en lumière les particularités du regard féminin sur l'Orient et observe les attitudes des voyageuses d'un point de vue résolument féministe. Le féminisme est ici utilisé comme instrument d'analyse littéraire mais sans aucune forme de complaisance sur les préjugés des voyageuses et leur attitude coloniale à l'égard des orientaux. En outre, sans nier le désir d'autonomie et de découverte de l'altérité des voyageuses, Natascha Ueckmann dessine ainsi les contours d'un orientalisme au féminin qu'elle examine avec les instruments des études postcoloniales. Elle cherche à mettre en évidence la façon dont les femmes européennes s'inventent elles-mêmes en se situant dans un champ de tension entre désir de découverte de l'ailleurs et désir de confirmer leurs idées préconçues. Un ouvrage résolument actuel sur les questions de féminisme et sur la notion d'orientalisme.
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