La manière dont est présentée l'Ethique de Spinoza donne à penser qu'il a gardé la géométrie d'Euclide pour modèle. Il en a conservé sans doute la méthode pour ses démonstrations. Mais une recherche historique et une lecture minutieuses des textes de Spinoza donnent à voir que sa philosophie a pour fondement la géométrie projective de Desargues. Le parallélisme des attributs chez Spinoza, par exemple, a bien été relevé par M. Gueroult et d'autres. Mais ce qui dissout les apories notées dans leurs essais, c'est la parenté de Spinoza avec la géométrie projective. C'est ainsi que G. Deleuze dit dans Le Pli, à propos de l'oeuvre présentée ici, qu'il " en sort une lumière très nouvelle sur le spinozisme et le "parallélisme" des attributs.
Nombre de pages
250
Date de parution
06/06/2024
Poids
380g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336462561
Titre
Spinoza et l’espace projectif
Auteur
Toros Yvonne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
380
Date de parution
20240606
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
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Henri Bergson comparait l'Ethique de Spinoza à un cuirassé Dreadnought, puisque imposant et impénétrable au premier abord. Or, quand on lui applique la bonne grille de lecture, elle s'avère être une cathédrale de lumière. Il est possible de trancher les difficultés que Martial Gueroult et tant d'autres ont exposées et tenté de résoudre sur des centaines de pages si l'on écarte le soubassement euclidien que l'on prête à Spinoza. L'Ethique démontrée more geometrico n'est donc pas euclidienne, malgré sa forme expositive : elle est arguesienne, c'est-à-dire fondée sur cette même géométrie dont Michel Serres a démontré qu'elle avait structuré le système de Leibniz : le Brouillon Project de Girard Desargues. La Monadologie et l'Ethique- un monde fermé et un monde ouvert : voilà deux visions qui initialisent, chacune à sa façon, l'univers baroque.
Le Traité de l'arc-en-ciel est un texte inclus dans les éditions les plus importantes de l'oeuvre de de Spinoza : Opera posthuma, Van Vloten et Land, Gebhardt... Il s'agit d'une publication, néanmoins, que la critique a très souvent négligée. Ce n'est qu'à partir de l'édition de M. Petry (de la Spinoza Huis) dans les Korte geschriften qu'il est entré dans les études spinoziennes. Bien qu'il ait été considéré comme un ouvrage mineur, le phénomène de la décomposition de la lumière blanche est capital dans un système qui, tout en maintenant la séparation des Attributs de la Substance, veut rendre compte de la multiplicité variée, et colorée, des Modes finis de la Substance pris comme autant de degrés de puissance au sein de la Substance infinie.
Pitchipoï un nom étrange qui sonnait mal à nos oreilles, nous juifs provençaux bercés dès notre enfance par le patois méridional de Mémé Cohen dont le mari était aconier, un métier typiquement marseillais, avec sa barque de ravitaillement destiné aux bateaux du port de Marseille. C'est à Drancy, le camp de transite où notre famille fut internée, que nous devions faire connaissance avec ce mot de Pitchipoï. Nous ne pouvions en connaître l'origine : la culture yiddish polonaise dans laquelle il désigne un petit village imaginaire. Nous ne savions encore moins ce qu'allait être la réalité de cette destination inconnue des internés de Drancy. Lorsque nous la découvrîmes, tout espoir s'évanouit : c'était Auschwitz ! " Denise Toros-Marter