Les Banquiers du Seigneur. Evêques et moines face à la richesse (IVe-début IXe siècle)
Toneatto Valentina ; Bougard François
PU RENNES
22,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753518568
Dès la fin de l'Antiquité, les Pères de l'Eglise et les écrits monastiques condamnent l'enrichissement et louent le renoncement aux biens matériels. Ils utilisent pourtant le langage du profit et du commerce pour parler du salut et décrire les gains ineffables attendant le chrétien qui investit clans le marché céleste. Le monde monastique fonde sur l'ascèse et l'absence de possessions personnelles une discipline de l'administration des biens consacrés. Comment concilier alors le rejet des richesses et la proposition d'un modèle de salut calqué sur le comportement du bon marchand? Comment comprendre l'exhortation monastique à devenir des banquiers avisés, des administrateurs fidèles des biens divins? Grâce à une réinterprétation de la parole des évêques et des moines, qui associe intimement le spirituel et l'économique, ce livre propose de dépasser les oppositions trop simples entre théorie et pratique, entre spirituel et temporel ou entre morale et vice, pour mettre au jour les fondements lexicaux de tout discours médiéval sur les échanges et l'administration des biens. Il ne s'agit pas de retrouver les racines de notre économie moderne, mais de mettre en lumière l'existence d'une façon propre à la société médiévale de penser l'économie à travers le lien qu'elle établissait entre l'ici-bas et l'au-delà. On comprendra ainsi comment l'élément économique prend place au centre même de la réflexion chrétienne sur le salut, façonnant les modes de gouvernement de la société, fondant la rationalité administrative des moines et Légitimant le pouvoir de l'Eglise épiscopale et monastique sur les biens et sur les hommes.
Nombre de pages
437
Date de parution
07/06/2012
Poids
682g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782753518568
Titre
Les Banquiers du Seigneur. Evêques et moines face à la richesse (IVe-début IXe siècle)
Auteur
Toneatto Valentina ; Bougard François
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
682
Date de parution
20120607
Nombre de pages
437,00 €
Disponibilité
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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