Qu'est-ce qu'un imaginaire social ? Une discussion critique de Castoriadis
Tomès Arnaud
HERMANN
32,15 €
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EAN :9791037038470
Le courant de la philosophie sociale est aujourd’hui en plein essor : soucieux de constituer une théorie critique de la société et de s’interroger sur les conditions d’une émancipation sociale et politique, il a déjà derrière lui une riche tradition, qui va de Marx à Honneth, en passant par Dewey. On pourrait toutefois se demander à partir de quels concepts constituer aujourd’hui une philosophie sociale au caractère plus systématique : un concept comme celui d’imaginaire social peut-il jouer un rôle dans ce projet ? Il nous a semblé utile de nous interroger sur la manière dont un auteur comme Cornelius Castoriadis élabore et justifie ce concept à maints égards problématique. Cet ouvrage s’interroge, dans cette perspective, sur le sens, les sources et les limites de l’imaginaire social, tel qu’il est conçu par le philosophe français. Mais il ne se contente pas de faire la genèse et la critique de la notion d’imaginaire social : il s’efforce d’en proposer une définition rigoureuse, en s’appuyant sur les apports des sciences sociales, de la psychanalyse et des critiques des auteurs de l’École de Francfort.
Nombre de pages
396
Date de parution
24/04/2024
Poids
583g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791037038470
Titre
Qu'est-ce qu'un imaginaire social ?. Une discussion critique de Castoriadis
Auteur
Tomès Arnaud
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
583
Date de parution
20240424
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396,00 €
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On annonce régulièrement sa mort, et pourtant on ne cesse de parler de lui: le sujet hante la philosophie. Peut-on vraiment se passer de la catégorie de sujet? C'est à cette question que s'efforce de répondre cet ouvrage, qui parcourt les grandes élaborations philosophiques de cette notion, de la définition cartésienne du sujet comme chose pensante aux interrogations contemporaines de la phénoménologie et de la psychanalyse. Peut-on définir le sujet à partir de la conscience de soi Quels sont les rapports du sujet et de son corps? Peut-on penser le sujet comme une substance? Quelle place pour le sujet en politique et en morale? Autant de questions essentielles pour la philosophie et pour notre modernité.
L'existentialisme est un humanisme est sans doute l'oeuvre la plus connue de Sartre ; mal connue parce que trop bien connue, dirait Hegel. On en a retenu les formules provocantes comme « je suis condamné à être libre », mais les a-t-on vraiment comprises ? On en a conservé l'allégeance de Sartre à l'humanisme, mais a-t-on bien saisi l'enjeu polémique de ce ralliement inattendu ? C'est à rendre intelligible la constitution de l'existentialisme en doctrine humaniste qu'est consacré cet ouvrage. Le but de Sartre y apparaît clairement : se situer dans le champ intellectuel, mais surtout rendre possible une moralité concrète, une morale faite par les hommes et pour les hommes dans un monde sans Dieu.
La philosophie se définit généralement comme projet de dévoilement du réel par le seul pouvoir de la raison. Ce qui aboutit à l'exclusion de l'imagination, conçue seulement comme "maîtresse d'erreur et de fausseté". C'est avec cette thèse que rompt radicalement Cornelius Castoriadis : l'imagination devient chez lui puissance de création, que ce soit dans le domaine social, historique et même dans le domaine de la rationalité (science, technique, logique). La réalité elle-même ne serait-elle pas, dans une large mesure, le produit de l'imaginaire ? Comment alors articuler les dimensions du réel, du rationnel et de l'imaginaire ? Et comment connaître philosophiquement et scientifiquement le réel ? C'est ce que s'efforce de penser cet ouvrage, dans lequel toutes les facettes de l'oeuvre multiforme de Castoriadis (de l'ontologie à la politique, en passant par l'épistémologie) sont étudiées.
Trop mal connue encore, la pensée de Castoriadis s'articule entièrement à la question de l'autonomie. Signifiant la capacité pour les hommes de se donner la loi, celle-ci n'engage pas seulement le gouvernement de soi, mais l'institution même de la société. C'est là une exigence qui invite tout autant à la mise en cause des pensées politiques modernes qui appellent démocraties ce que Castoriadis nomme volontiers des oligarchies libérales qu'à une prise de distance vis-à-vis de la tradition critique issue du marxisme. Penser l'autonomie et ses conditions de possibilité conduit ainsi à une reprise critique l'ensemble de la pensée héritée pour faire retrouver la force d'un projet émancipateur à l'origine de la philosophie comme de la politique en leur sens authentique.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.