Le 1er janvier 1660, à Londres, un jeune clerc de l'Echiquier se lançait un défi inimaginable : tenir quotidiennement un journal en y consignant non seulement les événements importants, mais aussi les moindres petits détails de sa vie intime, comme par exemple le nombre de harengs mangés dans une taverne ou pourquoi sa femme l'avait menacé d'un tisonnier chauffé au rouge. En dix ans, Samuel Pepys, l'un des écrivains anglais du XVIIe siècle les plus connus après Shakespeare, emplit ainsi six gros carnets d'un Journal qui permet une plongée exceptionnelle dans le quotidien londonien de l'époque. Dans un livre unanimement célébré par la critique en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Claire Tomalin nous raconte la longue vie (1633-1703) de celui qui va déployer ses talents d'administrateur pour bâtir la marine royale anglaise. En suivant Pepys pas à pas depuis sa petite enfance dans la Cité de Londres jusqu'à sa mise à l'écart de la vie publique, elle expose magistralement la complexité des événements qui se déroulèrent à cette époque trouble du Protectorat de Cromwell, de la Restauration, des guerres contre la Hollande et de la "Glorieuse Révolution". Des sujets aussi variés que la chirurgie, le théâtre, les tavernes, la vie à la cour, la peste, la jalousie et les aventures galantes, les conflits avec les collègues de travail, les justifications devant les commissions parlementaires et les emprisonnements côtoient les anecdotes toujours cocasses qui émaillent la vie du diariste et nous font constater que certains aspects de la vie quotidienne et publique ont finalement peu évolué en trois cent cinquante ans...
Date de parution
20/02/2014
Poids
540g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782876739253
Titre
Samuel pepys ou monsieur moi-même
Auteur
Tomalin Claire
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
131
Poids
540
Date de parution
20140220
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A l'enfant, pour qui les livres étaient un refuge. A la petite fille que son imagination entraînait dans des directions surprenantes à mesure qu'elle se découvrait le pouvoir de raconter des histoires. A la jeune fille énergique qui aimait danser et plaisanter; qui rêvait d'un mari et s'exerçait à écrire des romans de toute la force de son intelligence. A la jeune personne de vingt-cinq ans qui jugea qu'elle n'aimait pas les gens et qu'elle ne pouvait plus écrire; qui fut tentée de faire un mariage rassurant et sans amour et en repoussa la tentation. A la femme qui donnait son amitié aux gouvernantes et aux domestiques. A l'auteur publié, rayonnant de sa réussite et de la maîtrise de son art. A la mourante qui a affronté la mort avec courage et continua à écrire jusqu'à ses derniers instants. La Jane Austen que je préfère est celle qui se rit des opinions du monde. C'est une chance qu'elle ait une telle faculté de rire.'"
Le Retour au pays natal commence par l'une des plus prodigieuses descriptions de la lande qu'ait produite la littérature anglaise "la vraie matière tragique du livre" pour reprendre l'expression de D.H. Iawrence, grand admirateur de "Thomas Hardy. Sur cette lande, un homme entièrement rouge, des pieds à la tête, avance très lentement dans une petite carriole, c'est" l'homme au rouge "qui marque les moutons de sa craie vermillon. Nous voyons à travers ses yeux: tout près, à l'intérieur de cette carriole, une femme dort; au loin, les paysans ont allumé des feux sur un tumulus, on se rapproche un peu et l'on apprend les nouvelles du pays: C1ymYeobright, parti à Paris, va revenir à Noël; sa cousine, la douce Thomasine devrait bientôt épouser Wildeve. Un peu plus loin, la très belle et sauvage Eustacia Vye se morfond en attendant son amant...Le Retour au pays natal, d'abord publié en feuilleton en 1878 dans le magazine Belgravia, a été révisé par Hardy en 1912 lorsqu'il rassembla l'ensemble de ses ?uvres de fiction sous le terme générique de Wessex Novels. Le Wessex est le nom qu'il donne au territoire sur lequel se déroulent tous ses romans et qui comprend six comtés du sud-ouest de l'Angleterre (dont le Dorset). Véritable unité territoriale mi-fictive (il réinvente une toponymie), mi-réelle (on reconnaît aisément les lieux), le Wessex devient un personnage à part entière."
29 juillet 1969, coup de tonnerre dans le monde maritime. Alors que s'achève le mythique Golden Globe Race, première course autour du monde sans escale en solitaire, le britannique Donald Crowhurst est en tête lorsque la BBC annonce que le futur héros des mers a triché. Durant deux cent quarante-trois jours, Crowhurst a inventé de toute pièces son parcours, délivrant par radio de fausses positions tandis qu'il se contente de faire des ronds dans l'eau en Atlantique, attendant de rejoindre le peloton de tête - Robin Knox-Johnston et Bernard Moitessier - au retour du cap Horn. Journal de bord frauduleux, lettres mensongères à sa famille, le crime était presque parfait, mais l'immense réalité de l'océan ne tarde pas à rattraper Crowhurst, qui finit par être pris à son propre piège et sombrer dans la folie. A partir des carnets, de documents filmés retrouvés sur son navire et de lettres de Crowhurst, Nicolas Tomalin et Ron hall, journalistes au Sunday Times, nous font revivre la tragédie de cet homme ordinaire décidé à se sauver coûte que coûte de la faillite, pris au piège de la mer et de ses mensonges. En dressant le portrait de ce héros shakespearien victime du "drame maritime du siècle" comme on a coutume de l'appeler, les deux enquêteurs livrent le récit d'une dérive inéluctable conduisant Crowhurst du mensonge à la démence jusqu'au suicide.
Depuis 110 ans d'histoire remarquable, Aston Martin fabrique les voitures les plus sophistiquées du monde, de magnifiques véhicules célébrés et convoités pour leur luxe, leur style et leurs performances. Little Book of Aston Martin explore l'héritage impressionnant de cette véritable légende britannique : vous découvrirez tout de la visionnaire Ulster d'avant-guerre, de la sublime DB5 des années 1960, et de la Valkyrie, l'incroyable hypercar contemporaine. Des usines anglo-saxonnes au circuit du Mans, des courses-poursuites de James Bond aux succès en Formule 1, Aston Martin restera sans pareil. Une célébration richement illustrée de ces merveilleuses et uniques voitures !
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...