Le roman suit l'évolution de Seydou, un jeune garçon autrefois heureux et prometteur, dont la vie bascule le jour où des groupes armés attaquent son village, assassinant ses parents et détruisant son innocence. Capturé et enrôlé de force dans un groupe terroriste, Seydou est contraint de naviguer dans un monde où la violence et l'endoctrinement sont omniprésents. Il y devient "Scorpion 11", un surnom qui symbolise à la fois sa survie et la transformation imposée par des conditions extrêmes. Pourtant, malgré les efforts de ses mentors pour le radicaliser, Seydou lutte intérieurement contre les valeurs destructrices du groupe. Poussé par le souvenir de l'amour et des valeurs transmises par ses parents, il rassemble discrètement autour de lui un petit groupe de jeunes désillusionnés, partageant en secret leur désir d'échapper à cet enfer et de retrouver un sens à leur existence. Cependant, son désir de rébellion reste dangereux et exige une préparation minutieuse, car la moindre défaillance pourrait lui coûter la vie et celle de ses compagnons.
Nombre de pages
148
Date de parution
13/03/2025
Poids
179g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336519791
Titre
Enfant des ruines
Auteur
Togola Fousseni ; Maufinet Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
179
Date de parution
20250313
Nombre de pages
148,00 €
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Le discours sur la décentralisation et l'annonce de l'effectivité de son cadre législatif et institutionnel ont retenti très fortement et profondément dans la conscience des acteurs du monde rural au Mali. Quelles sont les raisons profondes de cet écho particulier ? En fonction de leur position face au pouvoir traditionnel et de leur statut dans la société, tous les acteurs sociaux n'ont pas nourri les mêmes attentes face à la décentralisation. Lancer la décentralisation sans avoir accordé utilement les perceptions des acteurs à son sujet, s'annonce comme un facteur d'impasse.
Comme le suggère le titre de cet ouvrage, la décentralisation entretient des rapports avec le changement social, elle est une forme de changement social. Telle qu'introduite et mise en oeuvre en milieu rural du Mali, la décentralisation a entraîné des modifications importantes dans la gouvernance locale. Au nom de la légitimité démocratique, elle a permis l'accès au pouvoir local à des acteurs sociaux, habituellement exclus des lieux de pouvoir. Ce faisant, elle a heurté les logiques sociales, affaibli la légitimité locale et imposé un dérèglement des structures de signification qui, jusque-là, avaient prévalu. Ce qui n'a pas été sans susciter des tensions. Dans la plupart des cas, ces tensions se sont rapidement transformées en conflits, ayant profondément marqué la construction et le fonctionnement des communes lors de la première mandature. Ce livre apporte un éclairage sur la dynamique de ces conflits et les stratégies mises en oeuvre afin de les apaiser. Il analyse les logiques à partir desquelles les différents acteurs sociaux (autochtones et allochtones) ont tenté de s'approprier les enjeux liés à la mise en oeuvre de la décentralisation dans les communes rurales de N'Golobougou, Kilidougou et N'Garadougou.
La question du genre est un sujet d'actualité. Considéré comme un maillon de la gouvernance dans l'optique des Nations-Unies, le genre apparaît comme un paradigme à la fois de protection et de promotion des femmes. Outre la communauté internationale, les acteurs, tels que les gouvernements nationaux et la société civile, sont mobilisés, suivant des objectifs différents, et à travers des dynamiques contradictoires, autour de l'évolution des rapports de genre. Cet ouvrage analyse les appropriations antithétiques dont le genre fait l'objet en Afrique et au Mali.
Comment le polar d'Afrique francophone s'articule-t-il à l'histoire et à la tradition du genre ? Quels types de rapports les divers savoirs mobilisés par les textes entretiennent-ils entre eux ? A travers un corpus composé de romans de Moussa Konaté, Mongo Beti, Achille Ngoye, Aida Mady Diallo, Modibo Sounkalo Keita, Bolya Baenga, Abasse Ndione, Janis Otsiemi et Bokar N'Diaye, cet ouvrage examine les modalités par lesquelles le polar d'Afrique francophone incorpore d'autres types de textes et de savoirs qu'il déplace dans ses structures discursives et narratives. L'intrusion de l'irrationnel, la convocation des discours sociaux sur l'immigration africaine en France et la réflexion sur les pratiques culturelles africaines brisent sans cesse la linéarité du récit policier classique, de sorte que les frontières entre le genre dit populaire et le canon deviennent parfois difficiles à tracer. En identifiant les mécanismes d'appropriation, cet ouvrage montre que la singularité du polar d'Afrique francophone réside dans le dédoublement de l'enquête.