Le roman musical d'un jeune auteur à suivre, héritier taïwanais de García Márquez Premier roman de l'auteur, et musicien, taïwanais Tiunn Ka-siông, Les Veilleurs de nuit est une fresque poétique et hantée, qui tisse le réalisme magique avec l'histoire orale, les légendes locales et les souvenirs d'enfance. Le récit se déroule dans le village fictif de « Bourg brûlé », inspiré du village natal de l'auteur, Min-hsiung, dans le comté de Chiayi, au sud-ouest de Taiwan. La narration prend une forme éclatée et non linéaire, entre confidences intimes, mythes locaux et chroniques documentaires (parfois réelles, parfois inventées). Le narrateur adulte revient sur son enfance marquée par une atmosphère familiale étouffante, un père taciturne, une mère superstitieuse, et par la présence diffuse d'esprits errants, de dieux mineurs et de spectres politiques. Il partage avec son amie d'enfance, Chou Mei-hui, une sensibilité précoce au monde invisible. Figure ambivalente, Mei-hui est identifiée à une incarnation du « veilleur de nuit », divinité obscure veillant sur les morts et les âmes errantes. Chaque chapitre est centré sur une anecdote, un souvenir, connecté à un rituel, ou une vision, où se croisent divinités oubliées, revenants de la Terreur blanche, divinités des rivières issus de cadavres anonymes, ou encore marginal accusé d'avoir cuisiné un poisson-chat sacré appelé « Bouddha ». À travers ces épisodes, c'est toute une mémoire souterraine de Taiwan qui affleure, en particulier celle des répressions de 1947, relue sous le prisme du mythe et du fantastique qui peuplent les petites bourgades rurales. Dans les dernières pages, un rêve partagé condense cette réactivation du passé : une procession d'âmes menée par le veilleur de nuit traverse le village. Elle culmine dans la découverte, dans les ruines d'un ancien poste de police japonais, d'une peinture représentant cette divinité, comme une preuve enfouie d'une mémoire historique occultée
Bernot Denise ; Cardinaud Marie-Hélène ; Yin Yin M
Ce manuel a pour but de faire accéder à la compréhension et à la pratique de la langue birmane contemporaine, orale et écrite. Le vocabulaire des leçons est traduit après chacune d'elles. Les fiches grammaticales apportent l'information indispensable à la compréhension des conversations. Les exercices proposés suivent la progression de l'étude de la langue. Leurs corrigés sont rassemblés à la fin de l'ouvrage. Deux glossaires: birman-français et français-birman viennent compléter le tout. Les conversations ont été enregistrées à Yangon (Rangoon).
Le Tibet au tournant du XIXe et du XXe siècle. Epoque de tumulte et d'angoisse pour un pays déjà en proie à des convoitises étrangères : les Britanniques veulent établir par la force leur emprise économique sur la région, et la dynastie mandchoue, qui incorpore sans vergogne les territoires orientaux aux préfectures chinoises, cherche de toutes les manières à réduire le pouvoir temporel et religieux du treizième dalaï-lama. Tashi, ancien moine devenu espion au service des Britanniques, et Namgyal, officier du corps d'élite chargé de protéger le Dalaï-lama, incarnent les tensions et les contradictions de cette période troublée. Leurs amours et leurs aventures forment la trame d'un récit alterné, tandis qu'un miroir passant de main en main concrétise les liens mystérieux unissant les personnages.
Au cours d'une nuit d'orage, à la demande du mandarin Tân, l'intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d'apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse. Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sontdécortiqués à l'aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives. C'est l'heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d'antan. C'est l'heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s'amassent les ténèbres d'un monde au bord du chaos.
Moi-même, combien de fois me suis-je senti étranger dans ce pays?...Un grand écrivain voyageur prend la tangente du Nord-Est au Sud-Ouest de la Chine et trace, sur un ton vif, souvent narquois et parfois iconoclaste, un portrait inoubliable de la Chine d'aujourd'hui.Il discute dans les cafés, au hasard des rencontres, avec les oubliés d'un futur radieux, déboussolés par les bouleversements du pays, mais aussi patrons et étudiants, intellectuels, ouvriers, ceux qui ont la fièvre d'entreprendre. Il fait un bout de chemin en compagnie d'artistes et écrivains célèbres, avec qui il disserte sur l'histoire des idées ou la peinture, avant que leurs trajectoires ne divergent. Comme si ce continent immense était devenu pour lui un «?jardin aux sentiers qui bifurquent?» et que c'était en prenant les chemins de traverse qu'on le comprenait le mieux.4e de couverture : Moi-même, combien de fois me suis-je senti étranger dans ce pays?...Un grand écrivain voyageur prend la tangente du Nord-Est au Sud-Ouest de la Chine et trace, sur un ton vif, souvent narquois et parfois iconoclaste, un portrait inoubliable de la Chine d'aujourd'hui.Il discute dans les cafés, au hasard des rencontres, avec les oubliés d'un futur radieux, déboussolés par les bouleversements du pays, mais aussi patrons et étudiants, intellectuels, ouvriers, ceux qui ont la fièvre d'entreprendre. Il fait un bout de chemin en compagnie d'artistes et écrivains célèbres, avec qui il disserte sur l'histoire des idées ou la peinture, avant que leurs trajectoires ne divergent. Comme si ce continent immense était devenu pour lui un «?jardin aux sentiers qui bifurquent?» et que c'était en prenant les chemins de traverse qu'on le comprenait le mieux.
Alai est né et a grandi dans cette région du Tibet frontalière avec la Chine, dont les paysages éblouissants servent de cadre à l'épopée d'un puissant clan tibétain dans la première moitié du XXe siècle. Elle est racontée par le fils cadet de son chef, considéré comme un "idiot", dont le regard décalé révèle les secrets, intrigues, amours et haines cachés derrière les luttes de pouvoir. Quand le chef de clan accepte de faire pousser des graines de pavots fournies par les nationalistes chinois, il sème aussi les graines de la fin d'un monde. Un roman tibétain nourri de rêves, de violence, de magie et de drame.
Ce livre nous ouvre les portes d'un village comme des centaines de milliers d'autres en Chine. C'est une enquête passionnante, et profondément émouvante. Car l'auteur a pris pour objet d'étude le village reculé de la Plaine centrale qui l'a vue naître. Pendant cinq mois elle a écouté avec attention ses compagnons d'autrefois, ses parents, et aussi les notables et représentants de l'Etat dans le village. Elle analyse de l'intérieur les mécanismes du dépérissement accéléré de la campagne chinoise. Les jeunes migrent massivement vers la ville, les liens familiaux se délitent, les rivières sont polluées, les écoles deviennent des porcheries... D'une communauté villageoise ordinaire, ce livre a fait l'exemple saisissant des défis que pose la modernité à la Chine tout entière.