À l'image des récits de voyage si souvent privilégiés par la BD, Serge Tisseron nous convie à une exploration dans l'espace et dans le temps où s'entrecroisent notre enfance lointaine, notre créativité timide, notre corps oublié, nos rêves... Que se passe-t-il lorsque nous lisons une bande dessinée ? Pourquoi certains d'entre nous en sont-ils férus et d'autres non ? Quels sont les mécanismes et les effets sur la vie psychique de cette lecture qui entremêle textes et dessins ? Comment peuvent-ils se comparer à ceux que produisent le roman-photo ou le cinéma ? D'une case à l'autre, ou d'une fenêtre à l'autre, nous cherchons dans la BD à la fois des représentations de nos états intérieurs et un cadre pour nos pensées. Que nous soyons captivés par le récit ou que nous nous abandonnions à la cueillette des images, nous en sortons parfois plus fragiles mais aussi parfois plus forts, à condition que nous sachions nous approprier les images pour les réinventer.
Nombre de pages
170
Date de parution
31/08/2000
Poids
155g
Largeur
108mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080814722
Titre
Psychanalyse de la bande dessinée
Auteur
Tisseron Serge
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
155
Date de parution
20000831
Nombre de pages
170,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Non, la télévision pour les bébés n'est pas un divertissement sans danger ! Non, elle n'est pas un outil de découverte du monde ! Non, elle ne peut pas constituer un support d'échanges familiaux ! Et encore moins faire office de nounou ! Chez les bébés, la télévision ne s'appuie pas sur des repères déjà élaborés, elle participe à la construction de leur cerveau, de leur psychisme, de leur rapport aux autres. Elle n'est qu'une pièce du gigantesque dispositif que les marchands de "temps de cerveau disponible" ont imaginé pour imposer leur vision du monde et leurs intérêts. Cette nouvelle édition d'un ouvrage précurseur paru en 2007 enfonce le clou en citant plusieurs travaux de recherche publiés depuis. Ceux-ci montrent sans ambiguïté que divers troubles cognitifs et relationnels mesurés à 13 ans sont corrélés au temps passé devant un écran de télévision avant l'âge de 3 ans. Les parents, et tous ceux qui s'occupent des bébés, doivent tenir compte des dangers des écrans dans l'éducation des jeunes enfants.
Résumé : Le mot de " résilience " rencontre aujourd'hui un succès considérable. Pourtant, si elle constitue pour certains un véritable tournant dans la façon de considérer la psychopathologie, la résilience n'est pour d'autres qu'un habillage neuf pour désigner divers processus connus depuis longtemps : ceux qui permettent de résister à un traumatisme et/ou de se reconstruire après lui. L'auteur analyse les raisons de l'attrait que la résilience suscite. Il expose son histoire, d'abord américaine, et pointe les divergences autour de ses définitions et de ses usages. Tantôt processus et tantôt trait de personnalité, sorte d'immunologie psychique ou méthode de prévention, la résilience connaît en effet de multiples déclinaisons et recouvre des conceptions variées, voire opposées.
Résumé : Tout enfant grandit au milieu des secrets, simplement parce qu'il est confronté à des mots, à des mimiques et à des attitudes d'adultes dont il ne comprend pas le sens. Bientôt, il questionne. Parfois on lui répond, ou on lui sourit en lui disant qu'il le saura quand il sera plus grand. D'autres fois, ses questions suscitent chez ses parents des réactions de colère, de tristesse ou de gêne incompréhensibles. Ces réactions, qui sont les " suintements " d'un secret de famille, incitent l'enfant à penser qu'on lui cache quelque chose de grave, et l'invitent à le deviner tout en lui interdisant tacitement d'y parvenir. De cette injonction contradictoire naissent des troubles dans sa construction psychique : le traumatisme vécu et tu par la première génération " ricoche " sur la deuxième, voire sur la troisième. Pour en guérir, il faut commencer par accepter que ces secrets s'opposent moins à l'idée d'une Vérité qu'il faudrait découvrir qu'à la communication entre les membres de la famille. Et la première chose à dire à un enfant pour commencer à l'en libérer est : " Tu n'y es pour rien. "
La photographie n'existe pas seulement sous la forme d'images rangées dans les albums familiaux ou présentées dans les expositions. Elle est d'abord une pratique qui se passe d'images: certaines photographies familiales ne sont jamais développées et la plupart sont à peine regardées plus d'une fois! Partant de ce constat, l'auteur s'intéresse ici aux gestes du photographe, professionnel ou amateur: regarder à travers un viseur, appuyer sur le bouton, développer une image, la découvrir, la commenter sont autant de façons de nous approprier nos diverses expériences du monde. Sur ce chemin, Serge Tisseron est conduit à remettre en cause quelques lieux communs qui, depuis Roland Barthes, sont souvent repris en consensus... Non, la photographie n'est pas seulement nostalgie du passé. Elle est toujours partagée entre deux désirs opposés et complémentaires: l'un vise à arrêter le défilement du temps et à figer la représentation, l'autre anticipe et accompagne le mouvement du monde. Le premier est mélancolie, le second est bonheur. Biographie: Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'image (Tintin chez le psychanalyste, Y a-t-il un pilote dans l'image? Comment l'esprit vient aux objets). Il a récemment publié Virtuel mon amour: penser, aimer, souffrir à l'ère des nouvelles technologies (Albin Michel, 2oo8).