
Du front à l'asile, 1914-1918
«Depuis que je suis parti de la maison de santé mon état ne s'est pas amélioré. J'ai essayé toutes choses: travail, exercices divers, repos, ce travail du cerveau est toujours là, élancement, persécutions, craquements, coups, ronflements, insomnies m'enlevant l'aptitude au travail... Or je n'ai pas de situation personnelle et il m'est impossible en cet état de gagner ma vie. Comme vous m'avez conseillé monsieur le docteur de m'adresser à mon député pour un secours, je viens d'être forcé de le faire. Il trouve ma demande parfaitement justifiée et me demande de produire un certificat médical attestant mon état nerveux d'origine de guerre.»Le caporal Daniel D. écrit ces mots en août 1917 au médecin-chef de l'asile d'Alençon.De l'homme de troupe jusqu'à l'officier, ils sont des milliers à souffrir de troubles du comportement ou à revenir délirants du front. Comment interpréter et prendre en charge cette vague inédite de symptômes variés? Ces hommes dont certains passent en conseil de guerre et d'autres échouent à l'asile sont-ils des déserteurs, des victimes de l'artillerie moderne ou bien des malades mentaux? La guerre peut-elle vraiment rendre fou?Se fondant sur des documents inédits, puisés dans les archives des établissements psychiatriques, Hervé Guillemain et Stéphane Tison font entendre la voix de ceux qui furent brisés par la guerre, les difficultés des familles et la difficile reconnaissance de ce que l'on nomme aujourd'hui le traumatisme de guerre. Des récits vrais, bouleversants dans leur simplicité et leur sobriété, rythment l'enquête. Ils montrent l'ampleur du défi auquel furent confrontés psychiatres et militaires.Hervé Guillemain et Stéphane Tison sont maîtres de conférences à l'université du Maine (Le Mans) et membres du CERHIO. Hervé Guillemain, spécialiste de l'histoire des pratiques de santé, a notamment publié La méthode Coué (Seuil, 2010). Stéphane Tison, spécialiste de l'histoire de la Grande Guerre, a notamment publié Comment sortir de la guerre? 1870-1940 (PUR, 2011). Ils ont co-dirigé Expériences de la folie. Criminels, soldats, patients en psychiatrie (XIXe-XXe siècles) (PUR, 2013).
| Nombre de pages | 416 |
|---|---|
| Date de parution | 12/09/2013 |
| Poids | 502g |
| Largeur | 156mm |
| EAN | 9782362790775 |
|---|---|
| Titre | Du front à l'asile, 1914-1918 |
| Auteur | Tison Stéphane - Guillemain Hervé |
| Editeur | ALMA EDITEUR |
| Largeur | 156 |
| Poids | 502 |
| Date de parution | 20130912 |
| Nombre de pages | 416,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 6-10 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Comment sortir de la guerre ? Deuil, mémoire et traumatisme (1870-1940)
Tison StéphaneComment une société sort-elle de la guerre ? L'étude des mouvements commémoratifs mis en place après chaque conflit donne une idée des représentations des contemporains sur la guerre, du lien existant entre travail de deuil et travail de la mémoire. L'attitude des populations de la Marne et de la Sarthe est ici comparée, leur situation par rapport au combat (champ de bataille ; arrière) s'inversant en 1870-1871 et 1914-1918. A travers les formes commémoratives les plus diverses, les rites, les discours, de la sphère privée au corps civique, leur sortie de guerre s'effectue à des rythmes différents. L'investissement mémoriel varie dans le temps et dans l'espace. A quoi servent ces commémorations ? Elles jouent un rôle essentiel dans une économie de la violence qu'elles contribuent à canaliser après les combats. Elles entretiennent aussi la possibilité d'user de violence en vue de défendre la nation. Si l'expression du traumatisme se réduit au fil du temps, il n'est pas certain que le discours officiel ait facilité le travail de deuil. La mort des soldats s'inscrit en effet dans deux modes d'explication successifs : l'un guerrier issu de la défaite de 1870, l'autre pacifiste né de l'horreur des tranchées. La contradiction entre ces deux structures culturelles s'accuse après l'hécatombe de 1914-1918. Lors de la montée des périls dans les années 1930, cette opposition double le travail de deuil d'un clivage douloureux. Là se trouve peut-être une explication de la passivité des Français face à l'éventualité d'une nouvelle guerre.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Paul d'Estournelles de Constant. Concilier les nations pour éviter la guerre (1878-1924)
Tison StéphaneCet ouvrage est le résultat de deux initiatives complémentaires : une approche pédagogique de la recherche historique effectuée et une réflexion sur la relation entre histoire locale et histoire globale. Il invite à réfléchir au rôle et à la place d'un parlementaire français inscrit dans les réseaux diplomatiques européens et occidentaux dans les relations internationales des années 1880-1920. Au croisement de la biographie, des représentations sociales des Etats et peuples étrangers, par un homme mais aussi des groupes sociaux qu'il côtoie, ce livre est l'occasion de comprendre le rôle spécifique d'un parlementaire et des réseaux pacifistes dans l'interaction guerre-paix à l'échelle internationale au tournant du siècle. Celui-ci fut l'un des premiers promoteurs de l'arbitrage international, à l'origine de la Société des Nations et de l'ONU. Il joua un rôle essentiel en 1899 et en 1907 lors des conférences de La Haye, au cours desquelles les premières règles permettant la médiation pour éviter les guerres entre Etats furent édictées. Le but de ce livre est de comprendre les idées originales de ce parlementaire tout en les inscrivant dans le contexte international de l?époque, en cherchant à mettre en valeur la façon dont un élu construit ses propres représentations du monde, des peuples, des relations internationales, en côtoyant diplomates, hommes d?Etat et artistes de son époque.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

La guerre de siège en 1870-1871
Tison Stéphane ; Grandhomme Jean-Noël ; Jalabert LLa guerre franco-allemande de 1870-1871 constitue un conflit d’une singulière modernité opposant deux nations inscrites dans un cycle d’industrialisation rapide, tout en se trouvant à la charnière avec d’anciennes pratiques militaires comme celles des sièges de ville. L’investissement des places fortes : c’est cette forme multiséculaire de l’art militaire que ce volume cherche à analyser. En effet, à côté des batailles qui ont pu marquer les esprits, la mémoire collective a également retenu de cette guerre le siège de bien des villes : Strasbourg, Metz, Belfort, Sedan, Paris, Bitche figurent parmi les plus emblématiques. Bien d’autres sont aujourd’hui méconnus : Phalsbourg, Sélestat, Toul, Péronne, Montmédy, entre autres. L’ouvrage aborde la quasi-totalité des vingt-cinq sièges du conflit. Il analyse cette forme spécifique de lutte, mais aussi l’expérience des combattants et des civils, la résonnance de ces affrontements à l’échelle internationale comme dans la mémoire européenne.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Guerres mondiales et conflits contemporains N° 257, Janvier-mars 2015 : Les psychoses de l'arrière,
Guillemain Hervé ; Tison StéphaneEpuiséVOIR PRODUIT22,00 €
Du même éditeur
-

Léonard de Vinci, homme de guerre
Brioist PascalSpécialiste d'histoire culturelle, Pascal Brioist s'est également imposé par ses travaux d'histoire des sciences et des techniques. Maître de conférences à l'université François-Rabelais (Tours), il a publié avec Hervé Drévillon et Pierre Serna Croiser le fer (2002) une histoire de la violence d'épée. On lui doit la conception scientifique du parc Léonard de Vinci au Clos-Lucé à Amboise.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER24,00 € -

Les contes du whisky
Ray JeanCoupé de sang ou teinté de fiel, mêlé de larmes ou relevé d'iode ; le Whisky trône au bar, chez Jean Ray, tel le breuvage-roi. Alcool philosophai, il porte en lui tous les vertiges, toutes les révélations et tous les songes. Etreindre en son poing la fleur du malt, c'est tenir la clef des songes, le cordial d'apocalypse. Dont acte avec ces Contes du Whisky, constitués de récits parus entre 1923 et 1925, enrichis de quelques textes rares. Celui que la presse célèbrerait comme la "Shéhérazade du Nord" ou la "Sibylle de Gand" teste ici son coup d'archet de grand visionnaire noir, faisant ses gammes sur fond d'abîmes. Immondes mutations arachnéennes, anecdotes à l'humour d'un noir goudronneux, récits de maraudeurs et dits de forbans, saynètes d'usuriers et bestiaire frénétique, confession d'outre-monde ou fariboles d'ivrognes? Chacun de ces contes est une prose arrachée à l'album de la nuit et à toutes les ivresses, celles des pontons du Nord, des îles au loin, des tavernes d'arrière-port ou des chambres hantées. Le Whisky vous y est un confident ou un boutefeu, un conseiller ou un ami avec qui sombrer. Oui, à plein verres, l'or du démon !Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER18,00 € -

La croisière des ombres
Ray JeanEn février 1929, Jean Ray sort de prison. Il y sera resté près de trois ans. Dans la légende ? qu'il entretiendra ? cette mise à l'ombre serait la sanction de ses complicités avec la contrebande d'alcool sur le " rumrow ", l'avenue du Rhum, aux frontières des Etats-Unis, alors en proie à la prohibition. En fait, il avait été sanctionné pour une escroquerie financière dans sa ville natale de Gand. Qu'importe ! Cet admirateur et ami de Blaise Cendrars se rêve une autre vie et d'autres amarrages dans ce recueil fulgurant de récits et de contes nés de ses hantises : la mer, les bouges, les nuits de lune, les vaisseaux fantômes, les trafiquants, les ruelles obscures? La croisière des ombres sort fin 1931. Jean Ray a 44 ans. Si le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison, Jean Ray se montre ici bien fou, c'est-à-dire radicalement raisonnable. Il met au service de l'étrange la rigueur et la clarté d'un imperturbable rationalisme. Efficace, ramassé, il fait naître des mondes en quelques lignes : la " croisière des ombres " commence au large de Manhattan et s'achève sous l'égide d'un psautier imprimé à Mayence au XVe siècle, boussole insensée d'un navire hauturier. Le virtuose du " réalisme panique " fait son entrée dans le tripot de la littérature. Comme beaucoup de livres de Jean Ray, La croisière des ombres a souffert de rééditions infidèles et tronquées. La Collection Jean Ray l'offre à nouveau dans sa splendeur et son énergies premières, tel que l'écrivain l'avait conçu. On y découvrira, en prime, une dizaine de textes inédits, écrits entre 1929 et 1932.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER18,00 € -

Le grand nocturne et Les cercles de l'épouvante
Ray JeanLe grand nocturne (1942) et Les cercles de l'épouvante (1943) ont paru au c?ur de la Deuxième Guerre mondiale durant l'occupation de la Belgique, période d'intense activité pour Jean Ray. En plus de ces deux recueils de " récits d'épouvante ", l'écrivain gantois publie ? presque simultanément ? ses deux grands romans : La cité de l'indicible peur (1943, réédité par Alma, mai 2016) et Malpertuis (1943, réédité par Alma, en mai 2017). À vrai dire, la guerre n'a pas d'influence directe sur celui que l'on, commence alors à surnommer " l'Edgar Poe belge ". Emprisonné à Gand de 1926 à 1929 pour des malversations boursières, ruiné, Jean Ray doit survivre durant les années 1930 en publiant une multitude d'articles en tous genres, des récits fantastiques et les quelques cent fascicules de la série Harry Dickson. De surcroît son superbe recueil de contes et récits, La croisière des ombres (1932) a connu l'échec. Plus que jamais enfermé dans Gand comme dans un cercle étouffant, l'écrivain n'en poursuit pas moins la taille de ses diamants noirs, malgré l'obligation de fournir des travaux alimentaires. Durant l'Occupation, l'édition belge se trouve à son tour dans un " cercle " oppressant, ses liens devenant difficiles avec Paris et prohibés avec les pays anglo-saxons. Seule la presse collaborationniste offre de l'espace : Jean Ray y publie beaucoup, sans se référer à la politique ni aux idéologies du moment, plus que jamais enfermé dans son univers très peuplé, à rebours d'une réalité elle-même très sombre. Ces deux recueils, tous deux rigoureusement construits, se répondent : angoissantes étrangetés dans les aventures fantastiques du Grand nocturne, avec une incroyable virtuosité des intrigues ; poésie de la peur, des réminiscences, des prémonitions et des souvenirs douteux dans Les cercles de l'épouvante à l'image d'une jeune sorcière : la petite Lulu, la fille de l'écrivain, sous l'égide de laquelle le livre est placé. Plus que jamais l'effroi voisine, chez Jean Ray, avec l'humour et le paradoxe.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

Penser la Grande Guerre. Un essai d'historiographie
Prost Antoine ; Winter J. M.La grande guerre a suscité dans le monde entier un flot d'ouvrages et d'articles auxquels il convient d'ajouter des films, des expositions, des musées. Pourtant quatre vingt dix ans après le conflit aucune analyse d'ensemble n'existe. Ce livre fait donc la synthèse des différentes problématiques et voit comment les approches successives de la guerre de 1914 se sont enchaînées. Profondément novateur et original, il retrace l'historiographie d'un siècle, en incorporant des productions autres que celles des historiens français patentés, en prenant en compte l'ensemble du champ historiographique, en se tournant surtout vers la littérature étrangère anglophone mais aussi allemande et italienne. Ouvrage à quatre mains, il dépasse les clivages nationaux des histoires de la guerre et souligne au contraire les dialogues .Il apparaît comme une première pierre d'une histoire européenne de la première guerre mondiale.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,50 € -

Quelle histoire. Un récit de filiation (1914-2014) suivi de Du côté des femmes
Audoin-Rouzeau StéphaneCe livre est le fruit d'une expérience historiographique menée par l'un des plus grands historiens de la Première Guerre mondiale : après avoir tant travaillé sur les combattants des tranchées et leur expérience de la guerre, Stéphane Audoin- Rouzeau a choisi de se tourner vers les siens. Même si elles s'y apparentent parfois, les pages que l'on va lire ne constituent pas un récit de famille. Et quoique l'on puisse sans doute s'y tromper, ces mêmes pages ne sont pas non plus un essai d'ego-histoire. En effet, Stéphane Audoin-Rouzeau n'a pas tenté d'écrire une autobiographie d'historien, mais de raconter le cheminement d'un événement, de retrouver la manière dont la Grande Guerre a traversé l'existence de trois générations, quitte à inscrire ses effets au-delà même de leur propre vie. Quelle histoire est un livre saisissant, sensible et maîtrisé, où l'historien s'efforce au fond de retrouver l'Histoire dans l'homme.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,30 € -

Le petit théâtre des opérations
Hervieux JulienConnaissez-vous l'histoire d'Albert Roche que le maréchal Foch désigna en 1918 comme " le premier soldat de France " ? Avez-vous déjà entendu parler de la rocambolesque épopée du commando Tiling ? Ou de la résistance héroïque des fusiliers marins bretons à Dixmude ? Si la Grande Guerre fut un énorme gâchis de vies humaines, elle fut aussi le théâtre d'actes de bravoure individuels et collectifs, d'anecdotes aussi drôles qu'improbables. Sur un ton décalé, mais toujours documenté, et agrémenté de photos d'époque, Julien Hervieux ressuscite ces héros et histoires oubliées de la Première Guerre Mondiale pour leur rendre hommage, à l'occasion de l'Armistice du 11 novembre 1918.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER22,85 € -

Tous les blindés de l'armée française. Des origines à 1940
Vauvillier François ; Schwartz Eric ; Lecocq LaureLorsque la France entre en guerre en septembre 1939, son effort de réarmement depuis l'adoption des premiers matériels nouveaux modèle 1935 a été considérable : plus de 2 700 engins de combat modernes - chars et automitrailleuses - ont été livrés en quatre ans par les usines françaises. Et 1 800 autres sortiront à cadence accélérée après la mobilisation industrielle, de septembre 1939 jusqu'à l'armistice de juin 1940. Cet effort, à la fois méconnu et totalement occulté par le désastre, n'est pas une génération spontanée. Il plonge ses racines dans la guerre précédentes - en particulier avec l'impressionnant programme de fabrication du char léger Renault FT - sans oublier que c'est en France également qu'étaient nées, à l'aube du XXe siècle, les premières automobiles de combat armées et blindées. Présentés un à un sous une forme encyclopédique, tous ces matériels sont réunis ici en un panorama absolument complet : 100 engins principaux (chars de combat et automitrailleuses) et 284 variantes et matériels dérivés (transports de troupes, poseurs de pont, chars saute-mines, etc.). Un texte concis et d'une synthèse absolue, des tableaux généalogiques d'une extrême précision, toutes les fiches techniques des principaux engins, une illustration à profusion, constituée de rares photographies d'époque et de somptueux profils en couleurs, tous à échelle constante, font de cet ouvrage l'incontournable bible du sujet. 450 photographies d'époque. 190 profiles en couleurs aux échelles 1/35 et 1/72.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER39,95 €
