Mort d'une tueuse s'inspire des retombées d'une tragédie épouvantable qui a marqué l'inconscient collectif britannique des années 60: l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat d'une série d'enfants par un couple infernal. La tueuse, surnommée "la femme la plus haïe du Royaume-Uni", s'appelait Myra Hindley. Elle "rabattait" pour son amant pédophile. Le roman débute avec sa mort, quarante après, en novembre 2002 dans un hôpital du Suffolk, où l'agent Billy Tyler est convoqué pour veiller sur le cadavre et s'assurer, devant la folie médiatique que suscite l'événement, que "rien n'arrive". Billy est un policier consciencieux encore que sans grandes ambitions. Marié, il est le père d'une petite fille atteinte de la maladie de Down. Durant ces douze heures passées à la morgue de l'hôpital - où la défunte repose à l'abri des flashs des paparazzi et de l'hostilité publique -, dans le sinistre silence de la nuit, une étrange confrontation s'engage entre le policier et la morte. La vie de Billy, son mariage en perte de vitesse, sa carrière plus ou moins ratée, son enfant handicapée défilent dans son esprit, sous le regard narquois du fantôme de la tueuse qui, d'accusée, devient juge. Un huis-clos poignant, entre deux êtres appartenant à une même humanité malmenée et appauvrie, issue de la grisaille des paysages urbains de l'Angleterre anonyme. Mais aussi un roman audacieux autour d'une réflexion sur la pédophilie, sur nos rapports avec les enfants, qu'ils soient les nôtres, ceux des autres ou ceux que nous avons été. Et sur ce qui nous sépare des êtres que nous appelons des monstres. Biographie: Considéré comme l'un des écrivains les plus importants de sa génération, Rupert Thomson, 50 ans, est l'auteur de sept romans dont plusieurs (L'Eglise de Monsieur Eiffel et Le Traumatisme en particulier) ont été l'objet d'importantes récompenses littéraires. Il vit à Barcelone avec sa femme et sa fille.
Nombre de pages
270
Date de parution
10/01/2008
Poids
360g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782848761060
Titre
Mort d'une tueuse
Auteur
Thomson Rupert ; Turle Bernard
Editeur
REY
Largeur
145
Poids
360
Date de parution
20080110
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fille du directeur de l'École de médecine de Nantes, Suzanne Malherbe (1892-1972) a dix-sept ans quand, en 1909, elle s'éprend d'une adolescente aussi brillante que perturbée, Lucie Schwob (1894-1954), issue d'une riche famille d'intellectuels juifs, nièce de Marcel Schwob et petite-nièce de l'écrivain Léon Cahun. Toutes deux s'engagent dans une liaison clandestine qu'un événement imprévu va transformer en cohabitation légitime avant qu'elles ne s'établissent, en 1922, dans ce ?ef mondial de la création que Paris est alors en train de devenir. S'étant réinventées sous les noms d'artistes de Claude Cahun (Lucie) et Marcel Moore (Suzanne), elles se lient aux surréalistes (Breton, Soupault, Desnos, Michaux, Crevel, Dalí) et fréquentent Hemingway, Adrienne Monnier, Gertrude Stein ou Sylvia Beach. Mais ces années enivrantes voient aussi, outre-Rhin, l'inexorable montée du nazisme qui, dès 1937, contraint les deux femmes à s'installer à Jersey. C'est là que, l'île étant à son tour occupée par les forces d'Hitler, elles a?ronteront leur destin à travers la mise en oeuvre d'une singulière et périlleuse forme de résistance. Avec ce roman qui, porté par la voix de Suzanne, revisite toute une époque au prisme ultrasensible du regard que ses deux ardentes p rotagonistes portent tant sur le monde que sur leur relation, Rupert Thomson rend un hommage pénétrant aux forces de la liberté et de la création aussi bien qu'aux puissances de la passion amoureuse.
Revue de presse Auteur hautement acclamé par la critique, Rupert Thomson vit à Londres. Noces de cire est son neuvième roman. «La prose géniale de Thomson vous fera lire Noces de cire d’un trait, jusqu’au fabuleux dénouement final.» The Guardian.
Katherine Carlyle naît à la fin des années 1980 grâce à une fécondation in vitro. L'embryon a été congelé durant huit ans, avant d'être implanté dans le ventre de sa mère. Katherine grandit dans une famille aisée et aimante. Pourtant, les réminiscences de ces huit années restent profondément ancrées en elle. Lorsque sa mère meurt d'un cancer, Katherine a dix-neuf ans et se retrouve isolée avec un père de plus en plus distant. Fantasque et libre d'esprit, elle semble toutefois mener une vie légère et séduisante. Pourtant, quelques semaines avant d'entrer à l'université d'Oxford, Katherine disparaît sans un mot. Elle se lance alors dans un étrange voyage au bout du monde, se dirigeant toujours plus vers le froid. Katherine compte ainsi mettre à l'épreuve l'amour paternel, faire le deuil de sa mère et s'émanciper enfin. Ce roman profond et émouvant offre une variation fascinante du mythe des origines. La Fille du froid s'annonce comme le chef-d'oeuvre de Rupert Thomson.
Si la qualité de l'anglais des étudiants laisse à désirer, c'est parce que non seulement ils maîtrisent mal les principes fondamentaux de la grammaire, mais aussi parce qu'ils n'ont à leur disposition qu'un vocabulaire limité. De plus, ils ignorent souvent que, pour bien s'exprimer, il faut d'abord avoir bien compris la question qui leur est posée. Cet ouvrage leur est destiné, ainsi qu'à tous ceux qui ont à s'exprimer en anglais sur les sujets d'actualité. Il se compose tout d'abord d'une partie méthodologique constituée de deux chapitres : le premier, rédigé en français, a pour but d'expliquer la nature des épreuves auxquelles les étudiants sont confrontés ; le second, rédigé en anglais, aborde les critères linguistiques sur lesquels ils sont jugés. Cette partie méthodologique est suivie d'un index des difficultés, d'un vocabulaire de l'argumentation et de listes de mots composées à partir des fautes commises par les étudiants, qu'ils soient anglicistes ou non. Des exercices d'entraînement avec leurs corrigés viennent compléter l'ouvrage.
La réédition d'un très beau roman de Joyce Maynard, qui allie profondeur psychologique et intrigue haletante. Eté 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa soeur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d'habitude. Echappant à la surveillance d'une mère aimante mais dépressive depuis son divorce, et d'un père amoureux de toutes les femmes, le flamboyant inspecteur de police Torricelli, elles se cachent dans les arrière-cours pour regarder la télé par la fenêtre des voisins, inventent blagues et jeux à n'en plus finir, rêvant de l'inattendu qui pimenterait leur existence. Et l'inattendu arrive. Horrible, cauchemardesque, une succession de meurtres dont les victimes sont des jeunes femmes, tuées dans la montagne selon un même mode opératoire : la chasse à l'Etrangleur du Crépuscule commence, menée par l'inspecteur Torricelli. Trente ans plus tard, Rachel, devenue une célèbre romancière, raconte cette quête épuisante, qui a eu raison de la vie de son père et s'est achevée sur un désespérant constat d'échec. Après quinze meurtres, le tueur de la montagne a disparu. Un jour, pourtant, les deux soeurs s'étaient trouvées face à lui. Fantasme de gamines hystériques, avaient déclaré les autorités. Depuis lors, Rachel s'est donné pour mission de retrouver cet homme. Et le dénouement, le lecteur le vivra en direct, de surprises en retournements. Roman d'apprentissage tissé d'une enquête sur un tueur en série, L'homme de la montagne est une belle et lyrique histoire d'amours : celui qui règne entre le père et ses filles, celui qui unit à jamais les deux soeurs.
Un livre qui donne espoir en la France de demain, par un maire très respecté.Il y a les villes mondiales, celles qui jouent un rôle stratégique à l'échelle planétaire ; et il y a les villes-monde, forgées par les mouvements migratoires, riches d'enseignements sur les transformations de notre pays. Tandis qu'on a coutume d'y voir tous les maux de la société, elles concentrent une partie significative de la jeunesse et donc de l'avenir de la nation. Faut-il forcément s'inquiéter de cet avenir ...Bâtir un projet de société est devenu un véritable défi dans un pays profondément divisé, où le vent identitaire souffle, le socle républicain vacille et les inégalités progressent. Alors que l'action publique ne fait plus sens, les relégués du système rejoignent les extrêmes. Deux choix s'offrent ainsi à nous : regarder avec nostalgie une France qui ne reviendra pas, ou poser un constat lucide, construire un récit national et conduire des politiques pertinentes.Une partie de ce récit viendra des quartiers populaires, car ils sont aussi de formidables espaces de réussite. Que nous apprennent en particulier l'histoire et la réalité de ces villes-monde, notamment Sarcelles, qu'administre l'auteur, cité du futur des années 1950 et symbole de la banlieue cosmopolite ? À l'heure où tout défile à grande vitesse, Patrick Haddad, grâce à son expérience de maire et son engagement local de plus de vingt-cinq ans, témoigne, analyse sur le temps long, réaffirme les valeurs républicaines et détaille les priorités politiques. Avec la conscience égalitaire qui fonde notre modèle, il nous appelle à agir sans angélisme ni déclinisme, mais avec l'optimisme de la volonté. Sans oublier nos racines fraternelles.
Hitchens Dolores ; Oates Joyce Carol ; Baude Cléme
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Une réflexion brillante et personnelle, un livre nécessaire qui change notre regard sur la vieillesse. À quatre-vingt-dix-sept ans, Dominique Fernandez s'empare d'un sujet universel et redouté entre tous : la vieillesse. Tout en s'inscrivant à rebours des lieux communs, des discours plaintifs et des consolations convenues, il offre une réflexion sans pathos. En interrogeant les représentations de la vieillesse dans la peinture, la littérature et la philosophie, de Ghirlandaio à Goya, de Ronsard à Sénèque, de Cicéron à Hannah Arendt ou Simone de Beauvoir, il montre comment les sociétés ont tantôt idéalisé, tantôt masqué ou caricaturé le quatrième âge, et comment les femmes ont souvent été plus durement jugées que les hommes. Dès les premières pages, il affirme que vieillir est la plus grande des inégalités humaines : chacun vieillit à sa manière, selon son corps, son histoire, son regard sur le temps et sur la mort. Tout n'est pas si noir n'est pas un essai neutre sur la vieillesse : c'est un livre intime. Fernandez y fait entendre sa propre voix avec une franchise, une élégance et une vitalité rares. Refusant les généralités abstraites, il aborde l'usure de son corps, ses peurs, ses lectures, ses voyages, sa sexualité, ses amours, et fait ainsi de son grand âge un poste d'observation incomparable. Il défend une idée forte : ce qui sauve de la vieillesse, c'est le fait de continuer à désirer, à lutter, à se mesurer au monde. Ce texte touche par son intelligence, sa liberté de ton, son humour, et cette manière très singulière de mêler érudition, art du portrait et méditation personnelle. Dominique Fernandez ne nie pas la dégradation physique, ni l'approche de la mort, mais il refuse d'y réduire son existence. C'est ce refus qui donne au livre sa nécessité et sa lumière.