Alternatives Sud Volume 24-2017/3 : Accords de libre-échange. Cinquante nuances de marché
Thomas Frédéric
SYLLEPSE
13,00 €
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EAN :9782849505670
TTIP, CETA, NAFTA, TPP, RCEP... Autant de sigles qui soulèvent une opposition grandissante, y compris depuis peu en Europe. Ce rejet vise ce que l'Union européenne met en place, depuis des années, dans le Sud. Au vu des limites et de l'impasse des négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les accords de libre-échange se sont, en effet, multipliés. Ils permettent de faire progresser le libéralisme en contournant les oppositions, en divisant les blocs régionaux et en accentuant les rapports de force inégalitaires. Cette multiplication s'est doublée d'une reconfiguration: sont ainsi apparus les méga-accords, qui couvrent une surface géographique plus étendue et un champ qui va bien au-delà de celui de l'économie. Ces accords soulèvent nombre de questionnements. Les tribunaux privés d'arbitrage constituent ainsi la partie la plus évidemment contestable d'un montage politico-économique. Ils sont les lieux et les instruments d'une néolibéralisation du monde. C'est à la fois le processus même de ces accords - négociés dans le secret, sous la forte pression combinée d'États et de lobbies privés -, leurs impacts - l'accès aux ressources naturelles, aux services sociaux de base, aux médicaments et aux semences - et leur logique - la subordination de l'espace public et de la souveraineté politique -, qui sont contestés. Certains acteurs sociaux - les paysans, les indigènes, les femmes et les travailleurs en général -, frappés de plein fouet, sont aussi celles et ceux qui portent la résistance et l'espoir d'une alternative.
Nombre de pages
190
Date de parution
21/09/2017
Poids
236g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782849505670
Titre
Alternatives Sud Volume 24-2017/3 : Accords de libre-échange. Cinquante nuances de marché
Auteur
Thomas Frédéric
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
135
Poids
236
Date de parution
20170921
Nombre de pages
190,00 €
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Au tournant des années 1960, catalysée par la Grève du siècle, en Belgique, se met en place une plateforme internationale. Autour de Socialisme ou barbarie, auquel participe alors Guy Debord de l'Internationale situationniste, se regroupent des organisations britannique, italienne et belge, qui entendent redéfinir le mouvement révolutionnaire à la mesure d'une double critique radicale du capitalisme et des régimes socialistes et de la reconfiguration des révoltes en cours des États-Unis à l'Algérie. Sur base notamment de documents inédits, cet essai offre une analyse de ce moment singulier et de ce noeud théorique pour en dégager son originalité et son actualité au regard des luttes aujourd'hui.
Essai d?analyse critique, historique et poétique sur la relation entre le «?changer la vie?» de Rimbaud et le «?transformer le monde?» de Marx, dont les surréalistes tenteront la synthèse.
La mondialisation a considérablement modifié la configuration et la marge de manoeuvre des mouvements syndicaux, au Sud comme au Nord. Le chômage de masse, la précarisation généralisée de l?emploi et la montée du travail informel, le retour en force du capital, plus mobile et plus fluide, les politiques répressives ou néolibérales antisyndicales, le morcellement et l?éclatement des statuts des travailleurs combinent leurs effets et obligent les syndicats à s?adapter. Au processus mondial de réorganisation et d?unification ? notamment avec la création de la Confédération syndicale internationale (CSI) qui représente quelque 175 millions de travailleurs et travailleuses dans 160 Etats et territoires ? correspondent des situations contrastées dans les pays d?Asie, d?Afrique et d?Amérique latine. Loin d?y avoir disparu, la conflictualité syndicale a plutôt muté, s?est déplacée, en fonction entre autres de sa fragmentation ou de sa force, de la répression dont elle est l?objet ou de son institutionnalisation, de ses choix stratégiques. L?autonomie et les droits syndicaux y sont régulièrement violés ou détournés. L?économie informelle et les formes de travail " atypiques " sont importantes, sinon dominantes, dans la majorité des pays. Le dialogue social entre employeurs, Etats et syndicats, quand il existe, se réduit souvent à gérer les dégâts de la crise. Une des questions stratégiques essentielles qui se pose dès lors est le type d?alliance à construire avec les autres mouvements sociaux et/ou avec les gouvernements ? De la Guinée au Chili en passant par la Birmanie et la Turquie, les luttes et les répressions, l?exploitation et les résistances qu?elle provoque, la conflictualité sociale dans des contextes souvent hostiles, est ici évoquée dans toutes ses dimensions, partout à travers le monde.
Huit ans plus tard, que reste-t-il du "printemps arabe" ? La situation de guerre et de contre-révolution domine la région. Au premier chef, en Syrie, au Yémen et en Libye, bien sûr. Mais, en réalité, sous une forme menaçante, larvée ou discontinue, aucun pays ne lui échappe complètement. Instrumentalisés par les grandes puissances, ces conflits deviennent également, et de plus en plus, la scène où se vérifient et s'entrechoquent les intérêts et rivalités des puissances régionales émergentes (Iran, Arabie saoudite, Turquie...). Le risque, toutefois, est de s'en tenir à une lecture uniquement géopolitique et occidentalo-centrée, autour des stéréotypes que les révolutions arabes avaient justement fait voler en éclats, pour se figer dans le (faux) dilemme de la dictature ou du chaos. Et d'occulter les acteurs, les enjeux et la dynamique des luttes sociales à l'oeuvre. La déclinaison des guerres actuelles renvoie moins aux effets qu'aux causes et revendications des soulèvements de 2010-2011, dont l'onde de choc se fait encore ressentir aujourd'hui. Ainsi, ces dernières années, du Rif marocain à l'Iran, de Kobané à Gaza, en passant par la Jordanie, de fortes mobilisations sociales ont secoué une région, marquée par les inégalités et la jeunesse de sa population... et continueront de la secouer à hauteur de la demande de "pain, liberté et justice sociale".
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.