
Les "Pétroleuses"
1789, 1848, 1871 : la responsabilité des femmes dans les épisodes insurrectionnels en France est souvent tenue pour négligeable lorsqu'Edith Thomas entreprend, en 1963, d'écrire une page de l'histoire des femmes dans la Commune. Par son écriture vive, sa plume acérée et son ironie assumée, cette historienne, qui fut aussi une grande Résistante, nous plonge dans une capitale ouvrière, où "la misère est cent fois plus misérable qu'ailleurs", où l'on ne se marie pas parce qu'on n'en a pas les moyens et où l'on vend le peu qu'on possède au Mont-de-Piété. Elle montre comment une conscience politique s'est forgée chez les Parisiennes bien en amont de leur engagement dans la Commune. De cet engagement au féminin, ce n'est pourtant que la figure de la "pétroleuse" ? celle qui "incendie au pétrole" ? que l'on a retenue, avec tout ce que ce terme peut charrier d'implicites sur la violence féminine : hystérie, délire et approximation. Cette réédition présente donc un double intérêt : remonter le cours de l'histoire pour découvrir les multiples visages de l'engagement des femmes dans la Commune mais aussi remonter le cours d'une historiographie féministe encore jeune. Edith Thomas, "soeur de l'ombre" de Simone de Beauvoir, a en effet profité de sa position périphérique dans le champ universitaire pour écrire une histoire subversive et inattendue de la Commune.
| Nombre de pages | 400 |
|---|---|
| Date de parution | 04/03/2021 |
| Poids | 200g |
| Largeur | 107mm |
| EAN | 9782072879739 |
|---|---|
| Titre | Les "Pétroleuses" |
| Auteur | Thomas Edith ; Leprince Chloé |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 107 |
| Poids | 200 |
| Date de parution | 20210304 |
| Nombre de pages | 400,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

PAULINE ROLAND. SOCIALISME ET FEMINISME AU XIXE SIECLE.
THOMAS EDITHSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER26,00 € -

Les "pétroleuses"
Thomas EdithPour résumer exactement l'essai qu'Edith Thomas consacre aujourd'hui aux femmes de la Commune, on ne saurait mieux faire que de se reporter à certains passages de sa brillante introduction : "Le terme de "pétroleuse", dit-elle notamment, fut inventé en 1871 pour dénommer les femmes qu'on accusait d'avoir incendié Paris". Mais elle le conçoit dans un sens beaucoup plus large : il s'agira donc ici de toutes les femmes qui, de près ou de loin, ont été mêlées au mouvement révolutionnaire de 1871. "Je ne crois pas non plus, ajoute-t-elle, qu'un historien puisse parler de choses dont il n'a pas fait lui-même l'expérience, comprendre des faits qui lui sont totalement étrangers. Sans doute faut-il se méfier, en histoire, des analogies. Rien ne s'y répète jamais exactement. Mais ce qui me permet peut-être de comprendre les femmes de la Commune, c'est d'avoir participé dans la Résistance au Comité directeur de l'Union des Femmes Françaises, d'avoir rédigé leurs tracts, d'avoir préparé avec elles les manifestations des femmes contre le gouvernement de Vichy et l'occupant nazi. Les barricades de 1944 répondent aux barricades de 1871. Mais si l'historien a le droit d'être passionné et d'être, en tant qu'homme, en tant que femme, engagé dans son temps, cette passion ne doit en aucun cas l'autoriser à passer sous silence les documents gênants, ni lui masquer la vérité qui, comme Janus, a toujours deux visages". Cette vérité la chartiste qu'est Edith Thomas nous la livre avec une rare exigence intellectuelle, une générosité constante et le sens concret de l'histoire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,65 € -

Rossel
Thomas EdithHonni par les héritiers des Versaillais, qu'il a bafoués, rejeté par les descendants de la Commune, qu'il a abandonnée, Rossel n'appartient à personne. Et c'est là sa grandeur. Confronté à toutes les contradictions de son temps, qui n'est pas si différent du nôtre, le délégué à la guerre de la Commune fut à la fois un témoin engagé, et l'un de ces hommes intransigeants qui tentent de mettre en accord leur action et leur pensée, et ne se réfèrent jamais qu'aux impératifs de leur propre conscience. D'où le caractère en apparence contradictoire de ces démarches et la fidélité profonde à ses options fondamentales : Rossel ou la conscience libre qui ne relève que d'elle-même. A partir de documents souvent inédits, Edith Thomas, avec la rigueur et la patience du chartiste, mais aussi la chaleur du romancier et l'expérience personnelle de problèmes comparables, a retracé pas à pas la complexité de ce personnage exemplaire, à la fois pur et ambigu, qui gagne à sortir de la légende pour rentrer dans l'histoire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER11,15 €
Du même éditeur
-

Sobibor
Molla JeanDans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.4e de couverture : Emma est une jeune femme atteinte d'anorexie. Appréhendée dans un supermarché pour vol, elle ne peut qu'expliquer : "Je l'ai fait pour qu'on m'arrête." Pourtant, Emma veut savoir, Emma veut comprendre. "Sobibor", ce nom, prononcé par sa grand-mère polonaise peu avant sa mort, lui apportera plus que de simples réponses. Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.Notes Biographiques : Jean Molla est né en 1958 à Oujda, au Maroc. Il a fait des études de lettres à Tours et à Poitiers puis, un peu par hasard, des études de tourisme. Il a été successivement apiculteur, professeur de guitare classique et guide dans un musée pour finalement devenir professeur de lettres. Après avoir enseigné dans de nombreux établissements de la Vienne et du Nord de la France, il exerce aujourd'hui dans un collège de ZEP, à Poitiers. Ce n'est qu'en 2000 que Jean Molla a commencé d'écrire, juste avant la naissance de son troisième garçon.EN STOCKCOMMANDER7,60 € -

Le pays des autres/03/J'emporterai le feu
Slimani LeïlaMia, va-t'en et ne rentre pas. Ces histoires de racines, ce n'est rien d'autre qu'une manière de te clouer au sol, alors peu importent le passé, la maison, les objets, les souvenirs. Allume un grand incendie et emporte le feu. " Mia et Inès, enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, grandissent dans le Maroc des années 1980 et 1990. Eprises d'indépendance comme leur grand-mère Mathilde, leur mère Aicha ou leur tante Selma, elles font face à un dilemme : pour être libres, faut-il partir ou rester ? Dans l'exil ou dans la solitude, elles devront se faire une place, apprendre de nouveaux codes, affronter les préjugés, le racisme parfois. Troisième et dernier volet du Pays des autres, J'emporterai le feu offre un dénouement splendide à une saga familiale puissamment poétique et romanesque.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Les Fourberies de Scapin
MolièreVous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...EN STOCKCOMMANDER2,00 € -

L'étranger
Camus AlbertQuand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."Notes Biographiques : Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal "Combat" à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment "L'étranger" (1942) et "La Peste" (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.EN STOCKCOMMANDER7,60 €
De la même catégorie
-

La Commune. La guerre civile des Français, 18 mars 1871
Winock MichelLe 18 mars 1871 sonne comme une date ineffaçable, glorieuse pour les uns, maudite pour les autres. Ce jour-là Paris s'insurge. Après avoir subi le siège des Prussiens, la ville refuse d'être désarmée par le gouvernement de M. Thiers. S'ensuit l'instauration de la Commune, qui se maintiendra soixante-douze jours avant d'être écrasée par l'armée versaillaise au terme d'une "Semaine sanglante". Michel Winock retrace ici cette journée dramatique. Il met au jour les déchirements de la nation, la genèse de la révolution qui prendra le caractère d'une guerre civile dont il s'efforce de sonder les ressorts. Qu'est-ce que la Commune ? D'où vient-elle ? Que veut-elle ? Comment expliquer ses origines et sa résonance jusqu'à nous ? Malaimée de l'histoire scolaire, célébrée par les prophètes de la société sans classes, elle fut d'abord une tragédie dans laquelle, aux côtés des victimes de la guerre intestine, un autre vaincu de taille se découvre : le camp des pacificateurs, des conciliateurs, des républicains, qui, tels Clemenceau et Victor Hugo, ont échoué dans leur oeuvre de paix face à l'intransigeance des hommes d'ordre impitoyables et des insurgés ivres de leur liberté. Parfois sublime, parfois médiocre, cet événement s'inscrit dans la longue durée comme un de ces moments de cristallisation des peurs et des haines qui n'ont cessé de meurtrir la France depuis les guerres de Religion.EN STOCKCOMMANDER22,50 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Le cas Bugeaud. Les violences de la conquête coloniale d'Algérie
Zytnicki ColetteCélébré après sa mort comme un héros de l'histoire coloniale, le maréchal Bugeaud fut le principal acteur de la conquête de l'Algérie. Son nom est associé aux razzias et aux enfumades dont la mémoire est encore vive, en France comme en Algérie. Gouverneur de 1841 à 1847, sa mission première était de faire la guerre et la seconde, de coloniser. A Paris, son mandat fut considéré comme un succès quand son principal adversaire, Abd el-Kader, rendit les armes. Pourtant, à son époque déjà, de nombreuses voix s'élevèrent contre ses méthodes brutales et sans pitié pour les combattants comme pour les civils. Journalistes, hommes politiques, intellectuels dénoncèrent une violence devenue la marque même de cette première guerre d'Algérie. Ce livre pose un regard sans complaisance sur cette page sombre de la colonisation.EN STOCKCOMMANDER22,90 € -

L'empire des Habsbourg. Une histoire inédite
Judson Pieter M.Pieter M. Judson met en lumière l'importance considérable de l'empire des Habsbourg, qui s'est imposé comme une force majeure de la vie politique, sociale et culturelle en Europe centrale du XVIe au XXe siècle. Contrairement aux idées reçues, au-delà de la diversité linguistique, religieuse, régionale et des particularités historiques, ses habitants, issus de toutes origines, ont partagé un sentiment d'appartenance à "leur empire". Un attachement commun qui s'est tissé au fil du temps grâce notamment à des institutions qui ont réussi à apporter de la stabilité et du sens à un empire tentaculaire. Lequel non seulement n'était pas voué à disparaître sous l'effet des nationalismes, mais a contribué à façonner la future construction européenne.EN STOCKCOMMANDER13,00 €
