René Thom (1923-2002) est l'un des plus grands mathématiciens français. Médaille Fields (équivalent du prix Nobel) en 1958 pour ses travaux de topologie différentielle, il élabore au début des années 1970 la "théorie des catastrophes", ou comment "un phénomène discontinu peut émerger en quelque sorte spontanément à partir d'un milieu continu", dont l'influence a largement excédé les sciences dures. Dans ces entretiens, qui vont de la mathématique à l'embryologie, de la linguistique à l'anthropologie et à l'histoire, René Thom expose les grandes lignes de la théorie des catastrophes (où la continuité d'un système se trouve soudain rompue) et passe en revue, avec acuité et passion, les grands thèmes scientifiques de notre époque, de la physique atomique à la biologie moléculaire, du "progrès" scientifique et technologique aux relations complexes entre la société et la science.
Date de parution
08/01/1992
Poids
280g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782082111713
Titre
PARABOLES ET CATASTROPHES
Auteur
Thom René
Editeur
FLAMMARION
Largeur
137
Poids
280
Date de parution
19920108
Nombre de pages
0,00 €
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Epuisé
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René Thom, médaille Fields 1958, a conçu la théorie des catastrophes dans les années 1960 comme un ensemble de modèles mathématiques applicables en biologie et en linguistique. Mais, en ces temps de défaite de la pensée, où seul compte le résultat, aussi insignifiant soit-il, sa démarche apparaît bien solitaire. Apologie du logos retourne l'anathème lancé par Heidegger - "la science ne pense pas" - en injonction : "la science ne cherche qu'à transformer le monde, alors qu'il s'agit de l'interpréter". Ce parti pris de l'intelligibilité des choses conduit à une recherche du sens dans les domaines les plus divers : de la danse aux régulations biologiques, du prolongement analytique à la tectonique des plaques et aux révolutions politiques, de l'ontologie aporétique à la critique de la méthode expérimentale. Recueil des principaux articles de René Thom écrits dans les années 1980, Apologie du logos rend parfaitement accessible la pensée de l'un de nos grands philosophes vivants.
Biographie de l'auteur René Thom ( 1923-2002 ), mathématicien français, reçut la médaille Fields ( équivalent du prix Nobel pour les mathématiciens ) en 1958 et fut membre de l'Académie des sciences à partir de 1976. Il a notamment publié Modèles mathématiques de la morphogenèse ( Christian Bourgois, 1981 ) et Paraboles et Catastrophes. Entretiens sur les mathématiques, la science et la philosophie ( Flammarion, 1983 ).
René Thom (1923-2002) est l'un des plus grands mathématiciens français. Médaille Fields (équivalent du prix Nobel) en 1958 pour ses travaux de topologie différentielle, il élabore au début des années 1970 la " théorie des catastrophes ", ou comment " un phénomène discontinu peut émerger en quelque sorte spontanément à partir d'un milieu continu ", dont l'influence a largement excédé les sciences dures. Dans ces entretiens, qui vont de la mathématique à l'embryologie, de la linguistique à l'anthropologie et à l'histoire, René Thom expose les grandes lignes de la théorie des catastrophes (où la continuité d'un système se trouve soudain rompue) et passe en revue, avec acuité et passion, les grands thèmes scientifiques de notre époque, de la physique atomique à la biologie moléculaire, du " progrès " scientifique et technologique aux relations complexes entre la société et la science.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.