Ce livre analyse le droit électoral guinéen en tant que branche du droit public régissant le domaine des élections et des opérations de vote, et désormais à la disposition des magistrats, des praticiens du droit, des partis politiques et des citoyens. Il contient une présentation de l'ensemble des textes guinéens qui traitent de la matière électorale, en particulier le code électoral et la Constitution. Celle-ci fixe des règles générales et fondamentales concernant l'élection présidentielle et les élections législatives ; le code électoral, quant à lui, fournit le détail de l'encadrement juridique de toutes les élections politiques nationales et infranationales. La législation électorale et la jurisprudence guinéennes, telles que le lecteur va les découvrir, démontrent clairement le fait que la vie politique est de plus en plus encadrée par le droit et a pour objectif la défense du pluralisme politique et de l'alternance démocratique. Le droit électoral guinéen, à l'instar de nombreux droits africains, a marqué le contentieux électoral d'une empreinte originale qui le distingue, au plan normatif, aussi bien du contentieux de l'excès de pouvoir que du contentieux de pleine juridiction. Le nouveau droit électoral guinéen a connu de nombreuses et importantes innovations, qu'il est intéressant d'appréhender et de mettre en application scrupuleusement. Ambassadeur Ansoumane Camara
Nombre de pages
157
Date de parution
14/04/2016
Poids
205g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343090887
Titre
Le droit électoral guinéen
Auteur
Thiam Mohamed Aly ; Camara Ansoumane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
205
Date de parution
20160414
Nombre de pages
157,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La Cour constitutionnelle est conçue par le Constituant guinéen comme l'organe juridictionnel permanent, régulateur du fonctionnement des Institutions de l'Etat. Le triple rôle de cette institution juridictionnelle, extraite de la Cour suprême, dont elle n'était qu'une Chambre, la situe à la lisière de la politique et du droit, en ce que premièrement, elle veille au respect de la Constitution, à travers le contrôle de constitutionnalité des lois ; deuxièmement, elle assure le respect et l'application ponctuelle et permanente des principes de la démocratie et de l'Etat de droit, en particulier la séparation des pouvoirs, la suprématie de la Constitution, la primauté de la loi, la régularité et la transparence des processus référendaires et électoraux ; troisièmement, elle garantit le respect des libertés publiques et des droits fondamentaux. En outre, cet ouvrage contient des commentaires d'arrêts qui formulent des critiques importantes sur [exercice abusif par la Cour constitutionnelle de compétences que la Constitution ne lui a pas dévolues. Elle fait des interprétations rigoureuses des lois, alors que sa mission se limite à une interprétation de la Constitution. Elle va plus loin, elle apprécie la régularité des actes internes des institutions, alors que son rôle s'arrête au règlement des conflits entre les institutions constitutionnelles.
Le but de cet ouvrage est d'exposer les différentes facettes de l'office du juge, dans le double sens de dépeindre ce que l'acte de juger devient à l'ère du numérique et d'exhorter le juge à s'adapter au nouvel environnement de son rôle qui se rapporte à la noblesse de sa fonction. Le concept d'office du juge s'entend de la mission, c'est-à-dire l'ensemble des pouvoirs et des obligations attachés à cette fonction publique partagée entre le temps familial et le temps professionnel. Ce livre, qui traite en détail de ces aspects de l'office du juge, analyse ses missions, à travers le prisme de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance du pouvoir judiciaire, lequel habite la personne même du juge. L'ouvrage intéressera tous les praticiens et candidats aux professions du droit, puisqu'il donne un large aperçu de leurs relations diverses avec le juge, qui incarne, dans la réalité quotidienne, par la qualité et la multiplicité de ses décisions, le troisième pouvoir régalien de l'Etat.
Ce livre est un exposé critique de la fonction de président de la République. Il analyse le titre III de la Constitution guinéenne consacré au pouvoir exécutif attribué au président de la République. A la fois chef suprême de l'exécutif, gardien et garant de la Constitution, le président de la République est, à ce double titre, chargé de donner les impulsions fondamentales, de définir les directions essentielles, de garantir l'équilibre de la société guinéenne, la solidarité et la cohésion en son sein et de renforcer le système de protection sociale. Arbitre et premier responsable de la puissance publique, l'article 45 lui attribue la compétence d'assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l'Etat, de déterminer et contrôler la conduite de la politique de la Nation, d'incarner son unité et d'en préserver l'indépendance. Aussi, l'apparence du caractère exorbitant de ses pouvoirs ne doit pas faire oublier que ses fonctions sont fortement encadrées, de sorte que certaines modifications de la Constitution échappent totalement à sa compétence et son droit de recours au référendum.
Le Conseil National de la Transition (CNT) a opéré, entre 2010 et 2013, une profonde transformation du droit budgétaire que l'on peut qualifier de réforme révolutionnaire, en raison de sa portée, de ses implications, et de ses potentialités. Le vote de la Constitution du 7 mai 2010 et d'une florissante législation créant l'institution d'appui à la bonne gouvernante financière et comptable qu'est la Cour des Comptes et des règles de gestion financière et comptable portées par des textes d'une telle ampleur, dans un pays où les changements de fond sont difficiles à faire accepter, constitue une réussite exceptionnelle. Ce livre traite de l'une des oeuvres du CNT et contribue à faciliter la compréhension et l'appropriation du nouveau cadre guinéen de gestion budgétaire et de comptabilité publique. Les Lois Organiques L/2012/012/CNT portant Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF) du 27 juillet 2012, et L/2013/046/CNT du 18 janvier 2013 portant organisation, attribution et fonctionnement de la Cour des Comptes et le régime disciplinaire de ses membres forment, avec le Règlement Général de Gestion Budgétaire et de Comptabilité Publique (RGGBCP), la trame de cette réforme de la gestion budgétaire et de la comptabilité publique. En dehors du cercle des spécialistes, cette réforme est passée largement inaperçue. Ceci s'explique par le fait que ces Lois Organiques sont d'un caractère technique qui n'est pas de nature à attirer l'attention des médias et à passionner l'opinion du citoyen lambda. Pourtant, il s'agit bien de la modernisation de l'Etat la plus importante engagée depuis de nombreuses années. Ce livre expose, en profondeur, cette transformation révolutionnaire du droit budgétaire et financier guinéen et, par la suite, les nouvelles méthodes de gestion des deniers publics favorisant un renouveau du contrôle parlementaire sur l'action gouvernementale, contrôle qui pourrait conduire à la consolidation de l'équilibre constitutionnel des pouvoirs et à renforcer la collaboration des institutions de la République.