
La photo brute
L'appareil photographique a été conçu pour produire une image conforme aux normes figuratives issues de la Renaissance. Cette hérédité culturelle le rend en principe inapproprié à l'Art Brut, ce "? déchaînement d'ingéniosité et d'innovation ? " qui fait dérailler les normes esthétiques, selon Jean Dubuffet. Cependant, les "? photographes bruts ? " ont pour particularité de rater leurs clichés chacun à sa manière - et c'est un ratage réussi, qui met en évidence le fonctionnement de ce formatage culturel de nos images et, consécutivement, de notre perception. Ainsi l'"? effet de réel ? ", prioritairement imputable à la photographie, peut-il être perturbé par la folie, la maladresse, la perversion, la superstition, la cécité même. Telle est la contre-perspective adoptée dans cet ouvrage sur une créativité séculaire, mais généralement anonyme, modeste, si ce n'est clandestine, récemment mise au jour en études photographiques.
| Nombre de pages | 169 |
|---|---|
| Date de parution | 20/10/2023 |
| Poids | 156g |
| Largeur | 115mm |
| EAN | 9782850351358 |
|---|---|
| Titre | La photo brute |
| Auteur | Thévoz Michel ; Gentil Antoine |
| Editeur | ATELIER CONT |
| Largeur | 115 |
| Poids | 156 |
| Date de parution | 20231020 |
| Nombre de pages | 169,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Plaidoyer pour l'infamie
Thévoz MichelRésumé : Si vous n'aimez pas les chiens, si la peine de vie vous semble aussi discutable que la peine de mort, si vous ne vous esclaffez pas quand on rajoute des moustaches à la Joconde, si vous souhaitez la béatification de Monica Lewinsky, si l'art post-moderne vous paraît nullisime, si vous considérez que, pour faire partie d'une commission d'éthique, il faut être un salaud (au sens sartrien), si vous n'êtes pas un inconditionnel de Marcel Duchamp, de Marguerite Duras, de René Char, de Georges Brassens ou d'Olivier Messiaen, si vous tenez l'horoscope pour une niaiserie, l'homéopathie pour une charlatanerie, le patriotisme pour une infamie et les supporters sportifs pour des Untermensch, alors vous êtes atypique et vous vous exposez à quantité d'embêtements. mais vous trouverez peut-être une consolation dans ce livre. Si, au contraire, vous êtes politiquement correct, vous y trouverez prétexte à fourbir vos armes. Et dans l'hypothèse improbable où vous ne seriez ni correct ni abject, il vous aidera à rejoindre la réalité.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,70 € -

Art brut, psychose et médiumnité
Thévoz MichelComme l'écrivait Roland Jaccard dans Le Monde : " Michel Thévoz se défend d'être un critique d'art, même dissident. Il serait plutôt, selon l'expression de Francis Ponge, un ambassadeur du monde muet, celui des fous, des exclus, des clandestins. " Aux antipodes de la " culture des cultivés ", l'Art Brut, issu des hôpitaux psychiatriques du début du siècle, des asiles de vieillards, des cercles spirites regroupant les victimes de l'exode rural, bref, des ghettos de la société occidentale, procède essentiellement de la psychose et de la médiumnité. Tel est le propos du présent essai qui évoque aussi les moments décisifs de l'habilitation artistique de la folie, le rôle joué par certains psychiatres dissidents, par les surréalistes et par Jean Dubuffet.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,20 € -

Requiem pour la folie. 2e édition
Thévoz MichelComme Michel Foucault l'a montré, la folie n'est pas un fait de nature, elle ne se déclare pas comme un rhumatisme ou une infection ; c'est un phénomène de culture : elle varie dans sa définition même et dans son extension selon le contexte social, politique, idéologique, familial, etc. Elle relève donc moins de la médecine que de l'histoire, de l'ethnologie ou de l'anthropologie." Nouvelle édition, revue et augmentée d'une préface inédite de l'auteur.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 €
Du même éditeur
-

Sur sept gravures de Dürer
Genevaz PatrickLes gravures d'Albrecht Dürer (1471-1528) font sans aucun doute partie des oeuvres les plus célèbres, les plus influentes et les plus commentées de l'histoire de l'art - on se souviendra par exemple de l'important essai de Panofsky consacré l'artiste germanique. Cette diffusion a produit de multiples exégèses (parfois contradictoires), qui posent nécessairement la question de la façon d'aborder une telle oeuvre aujourd'hui, dans laquelle la virtuosité va de pair avec une complexité, voire une ambiguïté, qui désarçonne les nombreuses tentatives d'interprétation iconologiques. L'ouvrage de Patrick Genevaz est une forme de réponse évidente : pour approcher le travail de Dürer, il faut le regarder attentivement. "Ce dédale des interprétations nous amène à revenir sur les images elles-mêmes, tout comme on revient sur un poème que l'on croit retenir, ou une partition à relire avant de jouer." Loin de toute tentative d'extrapolation des symboles, l'ouvrage constitue en premier lieu une méthode rigoureuse d'analyse descriptive. Sept gravures y sont méticuleusement détaillées, laissant le regard se porter sur leurs différentes parties, pour en apprécier, d'abord, la richesse objective de la constitution. Ce qui fait sens alors est la trajectoire de ce regard qui suit les lignes de force de la composition et en mesure l'impact avec une grande finesse, traduite enfin par l'écriture. Une sorte de translation s'opère depuis l'image infiniment riche jusqu'à la description minutieuse qui en assume l'explication, au sens étymologique où l'on en déplie, fragment après fragment, les différentes zones, pour aboutir non pas à une juxtaposition superficielle mais, au contraire, à un sens plus profond, que la lecture restitue dans toute sa force. Chaque constituant devient ainsi l'objet d'un itinéraire du regard qui rejoint la qualité de ce qu'il voit - nuances de lumière, précision du trait, organisation des éléments - pour en souligner les jeux de contraste, les ambivalences, les choix, insérant chaque oeuvre dans un réseau extrêmement sophistiqué que l'oeil, avec la plume, désenchevêtre, pour révéler en fin de compte un monde essentiellement enchanté.EN STOCKCOMMANDER30,00 € -

Pelotes, averses, miroirs
Cartereau Patricia ; Gellé Albane ; Degroote LudovOuvrir un livre, c'est se mettre en chemin. Celui que propose Patricia Cartereau et Albane Gellé, est fait de pelotes réconfortantes, de miroirs par-dessus les averses, semé de dessins et de poèmes, autant de petits cailloux qui nous mènent là où nous pouvons aller, que nous ne connaissions pas et que nous ne connaissons pas encore, puisque fermer un livre, c'est se donner la possibilité de continuer son chemin. Ludovic DegrooteSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,99 € -

La terre tourne et la flamme vacille. Peintures & dessins de Louis-René des Forêts
des Forêts Guillaume ; Rabaté Dominique ; BettencoProlongeant la publication en 2015 des oeuvres complètes de Louis-René des Forêts en "? Quarto ? ", ce livre collectif présente pour la première fois de manière exhaustive tout l'oeuvre peint et dessiné de l'écrivain. On connaissait déjà par des expositions dans les années 70 et par des publications en revue (notamment le "? Cahier du Temps qu'il fait ? " en 1991, certaines reproductions dans le "? Quarto ? ") l'activité picturale de Louis-René des Forêts, à laquelle il s'est consacré durant plusieurs années alors qu'il avait cessé d'écrire. Mais on en avait jamais eu que des vues partielles, plus ou moins bien reproduites. C'est donc un manque que vient combler cette publication collective, en permettant de reproduire en grand format les soixante et une peintures de l'auteur et la totalité de ses dessins. L'ouvrage sert donc de catalogue raisonné de toute cette oeuvre secrète pour la donner à voir de la façon la plus exacte et la plus agréable, de la découvrir enfin dans l'ampleur et l'originalité de ses compositions, dans la variété de ses réalisations plastiques. Reprenant son titre à celui d'un des tableaux de des Forêts, cet ouvrage propose aussi une véritable enquête biographique et critique de la constitution de l'oeuvre picturale, en reprenant patiemment la chronologie des dessins et des tableaux, pour établir précisément l'archéologie ancienne d'une activité qui remonte aux années de collège entre 1930 et 1932. On trouvera ainsi l'ensemble des dessins que le jeune des Forêts fait sous nom d'emprunt de ses camarades et de ses maîtres, et où il jette les bases de l'univers adolescent qui irrigue son oeuvre jusqu'à Ostinato. On découvrira aussi une série de dessins de facture plus réaliste, des choses vues prises plus ou moins sur le vif, comme lors d'un voyage en Angleterre en 1970. Il faut donc souligner que l'ouvrage donne accès pour la première fois à une part véritablement cachée de l'oeuvre, qui est ainsi mise en rapport avec les tableaux, eux aussi donnés à voir pour la première fois de façon exhaustive, et dans un format qui leur rend mieux justice. Cessant d'écrire entre 1968 et 1974, Louis-René des Forêts trouve dans la liberté du dessin et dans l'aventure de la gouache une autre manière de s'exprimer, sans doute plus proche d'un monde onirique auquel il donne libre cours, dans des compositions souvent baroques qui jouent des effets de redoublement et de miroir. Quand il entreprend à partir de 1975 "? Légendes ? " qui deviendra Ostinato, il pose définitivement crayons et pinceaux. Mais le détour par la peinture, par les visions qui s'imposent à lui pendant ces années, a nourri le retour à une écriture poétique et obliquement autobiographique. Pour accompagner ce voyage dans les tableaux et les dessins, l'ouvrage propose aussi plusieurs pistes de réflexion sur les liens entre écriture et dessin. L'introduction de Dominique Rabaté revient sur la puissance onirique des tableaux. Bernard Vouilloux établit avec soin la chronologie des dessins en commentant précisément leur évolution. Pierre Vilar déplie les trois temporalités qui fabriquent le pouvoir d'étrangement de visions qui consonnent avec celles de Klossovski ou de Bettencourt (dont les textes sont ici repris en fin de volume). Nicolas Pesquès suggère deux récits critiques qui rendent compte du hiatus et des liens entre littérature et peinture chez des Forêts.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER30,00 € -

Le chef-d'oeuvre inutile
Saint-Jacques Camille ; Suchère EricSans qu'on y prête attention la notion de chef-d'oeuvre est sortie du vocabulaire de l'art contemporain. On ne parle plus de chef-d'oeuvre que pour l'art du passé, et encore. Pris séparément, les mots qui composent l'expression sont eux-mêmes démodés. A l'heure du management libéral, "Chef" et "oeuvre" sonnent trop "vieux monde" , on ne trouve plus de chefs que dans quelques niches : les gares, les cuisines, les orchestres symphoniques... ! Les artistes pensent davantage leur production comme un continuum au sein duquel les pièces découlent les unes des autres et pour lequel c'est la cohérence de l'ensemble qui fait sens. A l'heure des réseaux sociaux et de l'interactivité sans fin, il y a dans "chef" et dans "oeuvre" quelque chose de bourgeois et de vaniteux qui date. Les historiens eux-mêmes n'utilisent plus guère le mot, même pour les oeuvres anciennes préférant laisser cette forme superlative à la littérature touristique et à l'emphase des marchands. On peut donc se demander de quoi cette disparition est-elle le symptôme, par quoi elle a été comblée et ce qu'est devenu ce mot maintenant qu'il ne joue plus son rôle de référence absolue, s'il a rejoint les poubelles de l'Histoire ou s'il se tient tapi dans des limbes d'où l'on peut s'attendre de le voir surgir à un moment ou à un autre. Le livre se propose de voir ce qu'il en est du chef-d'oeuvre aujourd'hui et si sa disparition est un symptôme permettant de comprendre notre contemporanéité. Deux textes pour deux approches différentes, celle d'un artiste et celle d'un critique. Deux approches qui se reflètent, se complètent, se contredisent... pour que chacun puisse faire le procès critique de cette notion.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 €

