Le Grand Méchant Marché. Décryptage d'un fantasme français
Thesmar David ; Landier Augustin
FLAMMARION
15,00 €
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EAN :9782082105934
Les Français sont allergiques au marché. Sondages d'opinion et paroles d'experts le confirment dans une belle unanimité: le capitalisme financier est vécu comme une source insupportable d'aliénation et d'inégalités, il détruit l'économie et la société. Ce sentiment de défiance crée un malaise profond chez nos compatriotes et les singularise dans le concert des nations.Or, ce livre en fait l'éclatante démonstration, certains lieux communs du discours anti-capitaliste sont faux et doivent être dénoncés comme tels. Partout, le développement financier est un accélérateur de croissance. Les marchés n'induisent pas la myopie industrielle pour laquelle on les blâme, mais permettent au contraire le financement de projets de longue haleine. La finance n'est ni l'ennemie de l'emploi, ni celle de l'égalité si chère à nos concitoyens.Pour décrypter la signification de ce malaise, un détour par l'histoire de notre pays s'impose. Contrairement à une idée répandue, la France n'était pas prédisposée à l'anti-libéralisme. C'est le succès mal interprété des Trente Glorieuses qui a nourri l'illusion qu'un "autre capitalisme" serait possible. Notre économie reste largement structurée par l'héritage de l'après-guerre. La libéralisation des années 1980, stoppée en rase campagne, a donné naissance à un capitalisme hybride et schizophrène: un patronat hésitant entre sa loyauté au pays, aux actionnaires ou aux salariés, des actionnaires en majorité étrangers et qui ne représentent pas une force politique. Pour rendre au capitalisme sa légitimité, il faut faire des Français les acteurs à part entière d'un capitalisme financier dont ils doivent être les premiers bénéficiaires. Biographie de l'auteur Ancien élève de l'ENS, agrégé de mathématiques et diplômé du Massachusetts Institute of technology (MIT), Augustin Landier enseigne la finance à l'université de New York (NYU Stern).Ancien élève de l'ENSAE et de IX, docteur en sciences économiques, David Thesmar est professeur associé à HEC.
Nombre de pages
181
Date de parution
17/01/2007
Poids
225g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782082105934
Titre
Le Grand Méchant Marché. Décryptage d'un fantasme français
Auteur
Thesmar David ; Landier Augustin
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
225
Date de parution
20070117
Nombre de pages
181,00 €
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En ces temps de crise financière, les marchés font l'unanimité contre eux: on les accuse d'affamer les peuples et de saper les fondements de la démocratie en mettant les États sous tutelle. Mais la crise n'explique pas tout. Les marchés semblent avoir abandonné leur rôle de « financiers » de l'économie pour devenir des casinos virtuels (dérivés de crédit, trader robots programmés par des docteurs en physique, bonus et prises de risques insensés qui peuvent pousser des banques à la faillite...). Les politiques, les entrepreneurs et les citoyens ne comprennent plus l'utilité des marchés.Cet ouvrage reprend ce débat. Comme souvent en économie, le diable est dans les détails. À travers leurs analyses approfondies, les contributeurs de ce livre rappellent que les marchés restent utiles mais en diagnostiquent les dysfonctionnements. Ils en déduisent des pistes de régulation, pour des marchés encadrés et réconciliés avec la société.
Les valeurs morales sont au coeur de nos débats de société. Mais le prix à payer pour défendre ces valeurs est rarement évoqué. Que l'adhésion à un bien moral - l'écologie, la diversité, l'aide aux plus démunis... - dépende de son coût économique nous met mal à l'aise. Nous aimerions pouvoir faire des choix justes et bons "quoi qu'il en coûte" . Or, précisément, défendre une valeur, c'est accepter d'en payer le prix. Pour avoir de beaux musées et promouvoir notre culture, consentons-nous à payer davantage d'impôts ? Pour préserver le lien social, acceptons-nous de subventionner certaines entreprises ? Souhaitons-nous accueillir plus de réfugiés au risque de saturer les services sociaux ? Les réponses que nous apportons à ces questions dessinent des préférences "économico-morales" aujourd'hui déterminantes dans nos sociétés. Car plus nos démocraties avancent, plus nos choix mettent en jeu à la fois nos intérêts et nos valeurs. Ce livre propose, dans une démarche novatrice, d'intégrer la dimension non pécuniaire de nos vies (la liberté, l'identité, l'altruisme, la justice, la culture...) à l'analyse économique. A partir d'une vaste enquête internationale, à laquelle le lecteur peut lui aussi participer, il cartographie les préférences qui sont déterminantes pour comprendre comment tranchent les citoyens.
En France, le capitalisme financier est vécu comme une source insupportable d'aliénation et d'inégalité. Or, ce livre en fait la démonstration, certains lieux communs du discours anti-capitaliste sont faux et doivent être dénoncés. Partout, le développement financier est un accélérateur de croissance. Les marchés n'induisent pas la myopie industrielle pour laquelle on les blâme, mais permettent le financement de projets de longue haleine. Pour comprendre ce malaise, un détour par l'histoire s'impose. Contrairement à une idée répandue, la France n'était pas prédisposée à l'anti-libéralisme. C'est le succès mal interprété des Trente Glorieuses qui a nourri l'illusion qu'un a autre capitalisme"serait possible. Notre économie reste largement structurée par l'héritage de l'après-guerre. La libéralisation des années 1g8o, stoppée en rase campagne, a donné naissance à un capitalisme schizophrène: un patronat hésitant entre sa loyauté aux actionnaires ou aux salariés, des actionnaires en majorité étrangers et qui ne représentent pas une force politique. Pour rendre au capitalisme sa légitimité, il faut faire des Français les acteurs à part entière d'un capitalisme financier dont ils doivent être les premiers bénéficiaires. Biographie de l'auteur Ancien élève de l'ENS, agrégé de mathématiques et diplômé du MIT, Augustin Landier enseigne la finance à l'université de New York (NYU Stem). Ancien élève de l'ENSAE et de l'X, docteur en sciences économiques, David Thesmar est professeur associé à HEC et a été sacré Meilleur jeune économiste 2007 par Le Mande et le Cercle des économistes."
Pour sauver l'emploi, il faut sauver l'industrie", "C'est à l'Etat de nous sortir du marasme et de préserver la croissance", "Les marchés, c'est la dictature du court terme", "La solution à la crise, c'est plus d'Europe!" - voilà autant de clichés coriaces qui pourrissent le débat public en France, entretiennent la morosité ambiante et finissent par couler le pays. Des évidences postiches, des mythes néfastes qu'Augustin Landier et David Thesmar décryptent ici d'une plume acérée, dénonçant du même coup les lobbies qui les entretiennent et abordant au passage nombre de questions très concrètes: pourquoi avons-nous peur de la robotisation? A quoi doit servir un ingénieur à l'heure du numérique? Pourquoi nos PME peinent-elles à trouver de l'argent?... Il est temps d'entrer dans l'ère postindustrielle, d'aller vers une société de services et une économie dématérialisée. Pour ce faire, finissons-en d'abord avec un capitalisme de subvention, empoisonné par la nostalgie des Trente Glorieuses. Telle est la cure de désintoxication à laquelle invite ce livre salutaire.