Histoire du FLN, mécanismes de la torture, rôle de lamagistrature dans les circuits répressifs, vie des appelés français... depuis quelques années, de nombreux travaux ont permis d'approfondir la connaissance de cet épisode sombre de notre passé que fut la guerre d'Algérie. À cette guerre ce livre entend rendre son vrai nom, en s'appuyant sur la recherche la plus récente, pour la raconter comme moment de l'histoire de France, bien sûr, mais aussi, indissolublement, de l'histoire de l'Algérie: car la guerre d'indépendance algérienne souleva, contre la tutelle coloniale, un peuple et une armée. Cet affrontement n'opposa pas pour autant deux "camps" monolithiques: les tensions entre militaires et politiques au sein du FLN, entre Algériens choisissant ou refusant de se rallier, les oppositions entre Français, fervents de l'Algérie française, partisans de solutions négociées ou anticolonialistes, ont émaillé la longue marche vers l'indépendance. Cette marche sanglante fut pourtant inéluctable. Ni la domination militaire française, ni la présence ancienne des Français d'Algérie, ni l'engouement pour des réformes qui voulaient tailler une part plus belle à des Algériens si peu maîtres de leur Algérie, ne pouvaient l'enrayer. Une certitude qui permet, enfin, d'en écrire l'histoire dépassionnée.
Nombre de pages
300
Date de parution
21/04/2005
Poids
325g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782082103442
Titre
Histoire de la guerre d'indépendance algérienne
Auteur
Thénault Sylvie
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
325
Date de parution
20050421
Nombre de pages
300,00 €
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Histoire du FLN, mécanismes de la torture, rôle de lamagistrature dans les circuits répressifs, vie des appelésfrançais... Depuis quelques années, de nombreux travaux ontpermis d'approfondir la connaissance de cet épisode sombre denotre passé que fut la guerre d'Algérie. Cette guerre, ce livreentend la renommer, pour la raconter comme un moment del'histoire de France, bien sûr, mais aussi, indissolublement, del'histoire de l'Algérie: car la guerre d'indépendance algériennesouleva, contre la tutelle coloniale, un peuple et une armée.Cet affrontement n'opposa pas pour autant deux "camps"monolithiques: les tensions entre militaires et politiques ausein du FLN, entre Algériens choisissant ou refusant de serallier, les oppositions entre Français, fervents de l'Algériefrançaise, partisans de solutions négociées ou anticolonialistes,ont émaillé la longue marche vers l'indépendance. Ni ladomination militaire française, ni la présence ancienne desFrançais d'Algérie, ne purent l'enrayer. Cinquante ans après, letemps est venu d'en écrire l'histoire dépassionnée.
Pendant la guerre d'indépendance algérienne, les autoritésfrançaises ouvrirent des camps d'internement pour les"suspects" arrêtés par la police ou par l'armée. Des dizaines demilliers d'Algériens y furent détenus. Recours ponctuel pourmaintenir l'ordre public dans des circonstances extra-ordinaires? Pas seulement. Ces camps n'étaient qu'une formenouvelle de l'internement, dont elles avaient usé, depuislongtemps, pour réprimer les résistances qu'elles rencontraienten Algérie. Y compris en dehors des périodes de guerre oud'insurrection. Cet ouvrage ne se borne pas à dénoncer lesduretés des autorités ou leurs dérives aux moments de crise. Ilretrace l'histoire, tout au long de la période coloniale, de lapratique de l'internement dans sa mise en oeuvre concrète parla France, depuis l'époque de l'indigénat. Pourquoi était-ilutilisé? Qui en était victime? Quel rôle jouait-il dans la tutelleexercée sur les colonisés? C'est toute la logique de l'arbitrairecolonial que démonte l'une de nos meilleures spécialistes danscet ouvrage dépassionné mais clinique.
Peut-on aujourd'hui parler de la "guerre d'Algérie" d'une façon dépassionnée ? Cinquante ans après les Accords d'Evian, les blessures sont encore vives, les débats toujours d'actualité, les clichés tenaces. L'appellation de la guerre elle-même pose question : "Révolution" ? "Libération nationale" ? "Guerre d'indépendance" ? Du long chemin menant des "événements" à la reconnaissance de la guerre, il nous reste bien des idées reçues : "La guerre aurait pu être évitée", "Ce n'était pas une guerre, mais des opérations de maintien de l'ordre", "La bataille d'Alger est le symbole de la guerre d'Algérie", "De Gaulle a donné l'indépendance à l'Algérie", "Les intellectuels français soutenaient le FLN", "Le FLN a mis en place un état autoritaire", "La violence est une permanence de l'histoire de l'Algérie"... Des origines du conflit à nos jours, cet ouvrage retrace les moments-clés et leur impact dans les mémoires.
Résumé : Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.