Picasso n'a jamais considéré la céramique comme un art mineur et a ainsi pu approfondir, à travers ce médium, des pratiques artistiques qui le préoccupaient depuis ses années cubistes. La céramique lui a également permis de renouer avec les traditions anciennes et populaires, ainsi qu'avec l'iconographie et les mythes de l'espace méditerranéen. Après quelques expériences au début du siècle, Picasso ne se consacre à la céramique qu'à partir de 1947, dans l'atelier Madoura à Vallauris. L'artiste a ensuite autorisé Suzanne et Georges Ramié à réaliser des reproductions en édition limitée d'une partie de ses céramiques, couvrant l'ensemble de sa production entre 1947 et 1971. Ces éditions, qui s'inscrivent dans la continuité de sa production, ont contribué à populariser son oeuvre. Ce catalogue apporte quelques clés pour mieux comprendre le processus créatif de Picasso, ses motivations, ainsi que les procédés de création de ses séries d'édition céramiques.
Redonner à voir, mettre en lumière cette expérience troublante de la peinture... [redonner] corps à ce regard et à ce curieux rapport au corps vivant que l'artiste exprimait [ainsi] : "Je suis peintre et mon travail tourne depuis des années autour du sujet du corps humain. Je m'inspire du visible, c'est-à-dire je travaille avec des corps vivants".
Dans une planète nommée la Raïcharie, une petite famille Raîcharienne vit dans un système totalitaire qui est en train de s'effondrer suite à une guerre galactique perdue. L'ennemi principal : Salomon, un guerrier aux pouvoirs démoniaques, désire détruire ce peuple d'êtres humains qui ont exterminé son espèce. Annibal, le père de la famille Scar, appartient à l'ordre des Shadowmans. Il s'agit d'une secte d'individus prédestinés à protéger la Raïcharie, et ce, quel qu'en soit le prix. Parviendra-t-il à sauver sa famille, ainsi que sa planète du joug de la domination de Salomon ?
Le Dr Martin du Theil, médecin du début du XXe siècle, s'appuyait sur l'idée de Claude Bernard : " Le terrain est tout, le microbe n'est rien ", et prônait déjà la prise en compte des causes réelles des maladies plutôt que de se contenter d'en soulager les symptômes. Son expérience l'a conduit à constater que la santé en général était fortement dépendante de l'équilibre du système nerveux et il a travaillé à la conception d'un médicament à la fois préventif et curatif pour mille et un problèmes de santé. Ainsi est né l'hydroxyde de magnésium, commercialisé sous l'appellation Chlorumagène, du chlorure de magnésium à l'état natif, 100 % efficace, sans son goût affreux ! Un produit toujours vendu en pharmacie, et dont on se transmet les secrets de génération en génération. Insomnie, diabète, hypertension, troubles circulatoires, maladies infectieuses... Il serait dommage de se passer de cette panacée !
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.