PROTESTANTISME ET NATIONALISME EN ALLEMAGNE DE 1900 A 1945
Thalmann Rita
KLINCKSIECK
32,00 €
Epuisé
EAN :9782252018859
À travers le devenir des partis et de la vie des institutions religieuses, l'auteur s'efforce de définir les principaux courants d'idées, notamment les liens étroits entre le nationalisme et le protestantisme, dans l'Allemagne de la première moitié du XXe siècle. Quatre personnalités, représentatives du monde protestant, jalonnent cet itinéraire et en incarnent les différentes étapes : Gustav Frenssen (1863-1945), Walter Flex (1887-1917), Jochen Klepper (1903-1943), Dietrich Bonhoeffer (1906-1945). La mort tragique des deux derniers sous le national-socialisme annonce la fin d'une certaine forme de « Christianisme national » soutien des pouvoirs établis et bénisseurs de glaives, et la renaissance d'un « christianisme ?cuménique » défenseur de la fraternité humaine.
Nombre de pages
482
Date de parution
03/05/2000
Poids
710g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782252018859
Titre
PROTESTANTISME ET NATIONALISME EN ALLEMAGNE DE 1900 A 1945
Auteur
Thalmann Rita
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
161
Poids
710
Date de parution
20000503
Nombre de pages
482,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comme le soulignèrent les maîtres du IIIe Reich dès 1940, la France était appelée à jouer, dans une Europe sous égide allemande, le rôle d'une " Suisse agrandie " vouée au tourisme et aux productions de mode. Conception révélatrice _ qu'il avait déjà développée dans Mein Kampf _ de la volonté d'Hitler d'affaiblir durablement le vaincu. Volonté de subjuguer un pays, mais aussi fascination doublée de perplexité par rapport à des modes de vie, de pensée, de comportements très différents de ceux des Allemands, ce qui explique certains flottements _ accentués encore par la compétition entre plusieurs administrations allemandes.Grâce principalement à l'analyse des documents allemands (bien peu exploités jusqu'à présent) que complètent, éclairent ou infirment des pièces d'archives françaises, des Mémoires, etc., on comprend mieux pourquoi et comment la mise au pas d'un pays de quarante-cinq millions d'habitants put atteindre de telles proportions en si peu d'années, et ce avec des effectifs ne dépassant pas 40 000 hommes. Pourquoi et comment aussi le contrôle du territoire et de son administration, l'épuration et la surveillance de tous les secteurs de la vie publique ont pu s'effectuer sans difficultés notables alors que l'emprise idéologique et culturelle n'a pas abouti aux résultats escomptés.Professeur d'histoire et de civilisation des pays de langue allemande à l'université Paris-VII, Rita Thalmann a consacré sa carrière de chercheuse à l'Allemagne et au nazisme.
Les dignitaires nazis voulaient "âémanciper les femmes de l'émancipationâ" , et ils supprimèrent la plupart des libertés qu'elles avaient acquises sous le régime de Weimar. Ils les éloignèrent du travail salarié, les reléguèrent dans la sphère des 3K (Kinder, Küche, Kirche - Enfants, Cuisine, Eglise), et chantèrent les louanges de l'image la plus archaïque des femmes et des mères de famille. Dans cet ouvrage pionnier, Rita Thalmann analyse les mesures liberticides du 3e Reich. Elle dresse un large inventaire des vies et des réactions des femmes sous le nazisme : femmes aryennes indifférentes, sympathisantes, parfois participantes zélées du régime (y compris sous ses aspects les plus criminels), femmes marginalisées, persécutées, déportées, voire exterminées par celui-ci. Maintes questions surgissent à la lecture du livre, sur les différents degrés d'adhésion (ou d'opposition) au totalitarisme. Sur les marges de liberté pour des sujets soumis à un régime de terreur, au contrôle omniprésent des conduites et des pensées. Sur les modes de résistance, ou au contraire de consentement à l'oppression. Toutes questions qui restent, aujourd'hui encore, d'une brûlante actualité.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.