Filles de Justice. Du Bon-Pasteur à l'éducation surveillée (XIXe-XXe siècle)
Tétard Françoise ; Dumas Claire
BEAUCHESNE
33,00 €
Epuisé
EAN :9782701015385
Les filles de Justice, décidément, sont bien embarrassantes. Depuis deux siècles, elles ont été sans cesse transférées de prisons en quartiers correctionnels, de maisons pénitentiaires en écoles de préservation. Confinées derrière une clôture. Qui sont-elles ? Qu'ont-elles fait ? Des mineures qui, pour diverses raisons, sont passées devant un juge. Elles ne sont pas forcément délinquantes, mais elles seraient susceptibles de l'être ; elles ne sont pas forcément prostituées, mais elles seraient au bord de l'être. Toujours considérées comme difficiles, voire vicieuses. L'État se sentant impuissant s'est déchargé sur les congrégations religieuses et leur a " confié " la rééducation de ces filles, sous forme d'une mission de service public. La congrégation Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur d'Angers, déjà spécialisée dans les filles perdues, a ainsi acquis un monopole. Contre des prix de journée versés par l'État, elle les a reçues au milieu d'autres femmes et adolescentes, pensionnaires de tous âges. Cette situation a perduré sous la Ille République, au moment du vote des lois de 1901 et de 1905, en plein conflit entre confessionnels et laïques. Un scandale cependant vient éclabousser la réputation de la congrégation quand, à Nancy, l'évêque entre en conflit avec la supérieure ; il s'ensuit un procès qui se solde par la fermeture en 1903 du Bon-Pasteur de la ville. Cet ouvrage a pour fil conducteur l'histoire d'un de ces établissements, ouvert en 1839, à Bourges (Cher). Un hectare, en plein centre ville, un îlot hors du temps. En 1966, une mère supérieure éclairée commence à moderniser la maison lorsqu'elle reçoit l'ordre de procéder à la vente du patrimoine. L'acquéreur en est le ministère de la Justice qui cherche le lieu idéal pour expérimenter des pédagogies auprès des filles dans le secteur public. Comment s'est réalisé ce passage du monde religieux à la culture laïque ? D'autres établissements du Bon-Pasteur ont connu le même sort et, à partir des années 1960, ont progressivement lâché ce qui constituait leur identité. Pourquoi, après avoir résisté si longtemps ...
Nombre de pages
483
Date de parution
16/04/2009
Poids
790g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782701015385
Titre
Filles de Justice. Du Bon-Pasteur à l'éducation surveillée (XIXe-XXe siècle)
Auteur
Tétard Françoise ; Dumas Claire
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
155
Poids
790
Date de parution
20090416
Nombre de pages
483,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Tentatrices, hystériques, invisibles, ignorées, à rééduquer, à protéger... les filles et les femmes, les personnes de sexe féminin font depuis longtemps l'objet d'attentions et de prises en compte opposées par le social et la santé mentale, entre sorcières et oies blanches. L'histoire de la prise en compte des filles et des jeunes femmes dans l'éducation spécialisée sera au coeur de ce dossier, avec des liens établis avec les pratiques contemporaines portant sur le statut fait aux filles et aux femmes et sur les attentions particulières qui leurs sont apportées dans le social, le médico-social et la psychiatrie.
Les syndicats sont et demeurent des associations dans la large acception du terme. Ils émergent et se développent dans l'espace du travail où préexistent nombre d'associations, d'initiatives et d'intitulés divers. Syndicats et associations remplissent de surcroît, souvent, les mêmes fonctions et nourrissent, parfois, des objectifs similaires. L'ouvrage qui rassemble des contributions émanant d'historiens, de sociologues et de politistes s'essaie à analyser la diversité des relations qui se sont nouées durant plus d'un siècle entre ces modes d'agrégation sociale; la législation, les politiques publiques, les formes prises par les structures étatiques et la traditions de subsidiarité dans la politique sociale influent fondamentalement sur le rapport que l'État entretient avec les syndicats et les associations et, du même fait, sur les relations que ces deux types d'organisations entretiennent. L'explosion associative et la dépréciation de la forme syndicale restaurent des rapports de concurrence. Les redéfinitions du politique à l'oeuvre dessinent, toutefois, simultanément, des espaces d'alliances redéfinis.
Résumé : Les super-aliments permettent d'améliorer très facilement la qualité de notre alimentation et de pouvoir ainsi être au top de son énergie et booster sa santé. Ce livre vous révèle la puissance des super-aliments. Inutile de dépenser des sommes folles, vous découvrirez que certains d'entre eux se trouvent facilement (et pour un prix très raisonnable) au marché du coin. Vous apprendrez à les intégrer dans votre quotidien avec gourmandise pour toujours plus d'énergie et de santé pour le jour... Tout en en faisant profiter votre famille et vos amis.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.