Au bureau de la revue. Une histoire de la publication scientifique (XIXe-XXe siècle)
Tesnière Valérie
EHESS
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EAN :9782713228803
Entre histoire des sciences et histoire de l'édition, Valérie Tesnière retrace une histoire de la publication scientifique et des ressorts du travail intellectuel, de la fin du XVIIIe siècle aux mutations numériques d'aujourd'hui. « Au bureau de la revue » est une adresse figurant sur les revues savantes au XIXe siècle, qui désigne aussi bien la rédaction scientifique que le lieu de diffusion. Le livre interroge le collectif qui se trouve derrière cette expression, ses aspirations et les tensions qui le traversent.La revue suscite un large engouement au lendemain de la Révolution française : la vie scientifique se structure désormais autour de la publication. Élément central de la science en construction, la revue traduit le mouvement de la recherche comme sa dimension collective. Auteurs et éditeurs s'allient pour renforcer la diffusion de ce qui devient le support privilégié des échanges du monde académique, donnant naissance à une nouvelle économie de la connaissance. Centré sur l'exemple de la production française éclairé par le contexte international, Au bureau de la revue approfondit les rôles des différents acteurs de la chaîne de publication ainsi que les fonctions et les formes éditoriales des publications, actuellement bousculées par le numérique.
Nombre de pages
412
Date de parution
08/04/2021
Poids
524g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782713228803
Titre
Au bureau de la revue. Une histoire de la publication scientifique (XIXe-XXe siècle)
Auteur
Tesnière Valérie
Editeur
EHESS
Largeur
140
Poids
524
Date de parution
20210408
Nombre de pages
412,00 €
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Sous l'emblème du " Quadrige " sont rassemblés quatre fonds d'éditeurs dont le rôle a été et reste central pour la diffusion de la pensée scientifique en France depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'à nos jours. Quatre entreprises qui, par la diversité de leurs approches, permettent d'étudier l'ensemble des pratiques de l'édition de savoir sur une longue période, de l'avènement de l'Empire en 1860 jusqu'à la Ve République. La fusion des quatre fonds symbolisée par le Quadrige a pu paraître hétéroclite à première vue : quoi de commun en effet entre l'éditeur d'Henri Bergson et celui de Gabriel Chevallier ? Mais la ligne de force des quatre catalogues réunis à ce moment-là est l'édition scientifique. Une sensibilité commune unit ces maisons au fil de leur histoire méconnue. Plusieurs constats servent de fil conducteur à cette étude sur les conditions de diffusion de la pensée scientifique contemporaine en France. Tout au long de la période considérée, tradition et innovations se mêlent inextricablement au fil des catalogues. La question centrale est bien, au bout du compte : qu'est-ce qu'une politique éditoriale ? ou encore, qu'est-ce qu'un catalogue ? C'est aussi pour cette raison que l'étude est orientée vers des problématiques moins classiques du point de vue de l'histoire du livre mais fécondes pour tenter de comprendre le fonctionnement du champ spécifique de l'édition de savoir.
Joschke Christian ; Tesnière Valérie ; Joly Anne ;
L'invention du "musée documentaire" au XIXe siècle engage un discours sur l'histoire ou la société contemporaine qui fait la part belle au "document", à des objets de statut hybride, plutôt qu'aux "œuvres d'art". L'évolution de ce concept jusqu'au milieu du XXe siècle à travers des expériences internationales puisées dans les bibliothèques aussi bien dans les musées est l'objet de cette première synthèse inédite. L'invention du « musée documentaire » se distingue de celle des musées d'art développés au XIXe siècle. Elle engage au même moment un discours sur l'histoire ou la société contemporaine qui fait la part belle au « document » plutôt qu'aux « ?uvres ». L'usage répandu du terme « document » exprime un intérêt soutenu de la part d'acteurs politiques et économiques pour de nouvelles formes de collecte et d'exposition de divers types d'objets chargés d'une signification historique, culturelle ou sociale, comme le sont les archives, les photographies, l'imprimé sous toutes ses formes, les objets utilitaires. Le document trouve sa place dans de nouveaux lieux de sociabilité savante, de plus en plus ouverts, qui tiennent du musée comme de la bibliothèque. Au fil des décennies, le « document » articulera autour de lui des savoirs multiples qui seront réinvestis dans des institutions allant du musée d'histoire au musée de société. Cet ouvrage analyse la genèse et l'évolution d'un concept, le musée « documentaire », dans une perspective internationale allant du XIXe au milieu du XXe siècle. Dans leur diversité, chacune des expériences présentées montre la difficulté à capter le « contemporain ».
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.