Asie du Sud-Est : enjeu régional ou enjeu mondial ?
Tertrais Hugues
FOLIO
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EAN :9782070413003
Asie du Sud-Est: l'expression est courante. Mais combien savent ce qu'elle recouvre? Au siècle dernier Élisée Reclus parlait, en termes géographiques, de l'"angle de l'Asie", à la périphérie de l'Inde, du Japon et de la Chine. Aujourd'hui, paradoxalement, la seule définition cohérente est celle, en termes politiques, de l'organisation régionale des dix pays du Sud-Est, l'ASEAN. Cette région, dans les faits, est aussi émiettée que l'Europe, mais plus encore diverse culturellement, économiquement et socialement: quoi de commun entre l'île-État, au capitalisme précoce, de Singapour et les campagnes, encore enclavées dans le communisme, du Laos? Entre la grande "Indochine" (Birmanie, Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) et le monde "malais" (Malaisie, Indonésie, Philippines)? Entre l'univers bouddhiste indochinois, et les mondes musulmans d'Indonésie et de Malaisie, et chrétien des Philippines? À l'heure de la "crise asiatique", partie de Thaïlande en 1997 pour venir frapper les Bourses occidentales, et des impacts, dans la région, de la guerre contre le terrorisme, la coopération entre les dix États survivra-t-elle aux traumatismes ou périra-t-elle sous les ondes du "choc des civilisations" que d'aucuns situent justement dans cette région? L'enjeu régional est au coeur des enjeux mondiaux. Quatrième de couverture Asie du Sud-Est: l'expression est courante. Mais combien savent ce qu'elle recouvre...Au siècle dernier Élisée Reclus parlait, en termes géographiques, de l'« angle de l'Asie », à la périphérie de l'Inde, du Japon et de la Chine. Aujourd'hui, paradoxalement, la seule définition cohérente est celle, en termes politiques, de l'organisation régionale des dix pays du Sud-Est, l'ASEAN. Cette région, dans les faits, est aussi émiettée que l'Europe, mais plus encore diverse culturellement, économiquement et socialement: quoi de commun entre l'île-État, au capitalisme précoce, de Singapour et les campagnes, encore enclavées dans le communisme, du Laos? Entre la grande « Indochine » (Birmanie, Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) et le monde « malais » (Malaisie, Indonésie, Philippines)? Entre l'univers bouddhiste indochinois, et les mondes musulman d'Indonésie et de Malaisie, et chrétien des Philippines...À l'heure de la « crise asiatique », partie de Thaïlande en 1997 pour venir frapper les Bourses occidentales, et des impacts, dans la région, de la guerre contre le terrorisme, la coopération entre les dix États survivra-t-elle aux traumatismes ou périra-t-elle sous les ondes du « choc des civilisations » que d'aucuns situent justement dans cette région? L'enjeu régional est au coeur des enjeux mondiaux.
Nombre de pages
288
Date de parution
30/10/2002
Poids
169g
Largeur
108mm
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EAN
9782070413003
Titre
Asie du Sud-Est : enjeu régional ou enjeu mondial ?
Auteur
Tertrais Hugues
Editeur
FOLIO
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108
Poids
169
Date de parution
20021030
Nombre de pages
288,00 €
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Le XXe siècle aura beaucoup chahuté l'Asie. On s'inquiéta d'abord d'un improbable "péril jaune", alors que le Japon de Meiji prenait ses marques dans le sillage de l'Europe ; l'empire chinois se trouvait alors au plus bas, mais la foule asiatique était là, dans les campagnes et la misère : elle allait connaître une succession d'expériences sociales et politiques hors du commun, parfois tragiques, où se rencontrent et se heurtent les Etats, les idéologies et les peuples. La première moitié du siècle est dominée par la montée en puissance du Japon et l'apogée des empires coloniaux. Après 1945 et la "déconstruction" des empires, vient le temps des révolutions, des guerres de libération et du communisme. Une croissance économique insolente clôt le siècle. Comme régénérée par un siècle de crises et de chaos, l'Asie écrit une nouvelle partition.
L'avenir du pays du Milieu est offshore, au-delà du rivage. La Chine d'aujourd'hui est en effet très largement tournée vers la mer, par demi-cercles concentriques : l'espace maritime proche apparaît complexe, depuis la mer Jaune au nord, qui la sépare de la péninsule coréenne, à la mer de Chine méridionale au sud, qui la met en contact avec presque tous les pays d'Asie du Sud-Est ; ensuite viennent les espaces océaniques, Pacifique et de plus en plus Indien, où se manifeste la montée en puissance d'un pays qui contribue fortement à rééquilibrer l'économie mondiale au profit de l'Asie ; au-delà s'offre le reste du monde. Sur la durée, de la guerre de l'opium aux manoeuvres navales à tirs réels autour de Taiwan, cette interface composée du littoral et des mers proches apparaît marquée par les conflits. Malgré sa brièveté, le plus récent - la crise des détroits de 1958 - a suggéré la violence mobilisable et la détermination des acteurs. Mais, depuis la fin du maoïsme et de la guerre froide, la Chine trouve son élan économique par et sur la mer. Les enjeux balaient tous les secteurs : sécuritaires, mais aussi technologiques, énergétiques, commerciaux, le long d'une façade maritime qui s'adapte à vue d'oeil. Les lieux de tension demeurent, et cet aspect des choses fait l'originalité de la situation: les vieilles querelles de voisinage se nourrissent de calculs planétaires. Une poudrière maritime? Pas nécessairement, mais le risque demeure !
Entre 1945 et 1954, le Service cinématographique des armées puis le Service presse information couvrent la guerre d'Indochine. Leurs opérateurs, dont Pierre Schoendoerffer et Raoul Coutard (plus tard, talentueux directeur de la photographie de la Nouvelle Vague), saisissent le conflit, dans des conditions souvent extrêmes. Leurs reportages servent bien sûr la propagande de l'armée française. Mais ces jeunes photographes portent également un regard plus personnel sur les régions qu'ils découvrent. Leurs objectifs s'attardent sur les rizières et les travaux des champs, les gestes des artisans et des pêcheurs, les minorités, les ruines d'Angkor ou de Hué, les fêtes du "retournement" des eaux à Phnom Penh ou du Nouvel An à Hanoi, la vie coloniale à Saigon. Cet ouvrage met en valeur la qualité artistique et documentaire de leurs photographies. Un témoignage fort et rare sur les trois pays de l'Indochine française (Vietnam, Cambodge et Laos) au moment où l'Histoire bascule. Choisies et commentées par Hugues Tertrais, les photographies, pour la plupart inédites, sont issues du fonds Indochine de l'ECPAD.
Notamment: Vietnam, communistes et dragons, en collaboration avec Jean-Claude Pomonti, Le Monde Editions, Paris, 1994; La guerre froide, 1944-1994, en collaboration avec Luc Rosenzweig, collection « L'histoire au jour le jour », Le Monde Editions, Paris, 1994; Asie du Sud-Est, le décollage, Marabout / Le Monde Editions, Paris, 1996; La piastre et le fusil, le coût de la guerre d'Indochine, 1945-1954), CHEFF, Paris, 2002; Le Vietnam, A. Barthélémy, Le Pontet, 2002; Asie du Sud-Est: enjeu régional ou enjeu mondial?, « Folio actuel », Gallimard, Paris, 2002.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys