Makhno, La révolte anarchiste. Suivi de Nestor Makhno et la question juive
Ternon Yves ; Litvinov V.
BELLES LETTRES
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EAN :9782251455167
De 1917 à 1921, en Ukraine méridionale, un jeune militant anarchiste, Nestor Makhno, lève une insurrection et conduit une guerre de partisans. C'est un soulèvement de paysans pauvres, inspiré par la tradition cosaque, mais libre de tout préjugé nationaliste, religieux ou raciste. Le mouvement s'est fixé pour but l'instauration d'un communisme libertaire, utopie généreuse devenue concevable dans le chaos politique que connait alors l'Ukraine, déchirée par des forces contraires et où nul pouvoir ne parvient à s'installer. L'illusion apparait avec les Thèses d'avril de Lénine, mais l'espoir d'un terrain de conciliation entre anarchistes et bolchéviks sur le principe des Soviets et des assemblées populaires est rapidement dissipé par les événements. L'un des premiers, Makhno, dénonce l'imposture d'un parti totalitaire qui feint de s'appuyer sur une base populaire pour mieux imposer sa dictature. Il devient, dès lors, l'homme à abattre. Les bolchéviks s'y emploient, rompant à deux reprises une alliance avec les makhnovistes, les écrasant impitoyablement et poursuivant Makhno au-delà de sa mort pour en réduire l'importance historique et le présenter sous les traits d'un bandit anarchiste, fanatique et cruel. Il importait de sortir Makhno de la pénombre qui l'enveloppe, de le restituer à son environnement historique, infiniment complexe dans ses méandres, et de l'éclairer tel qu'il fût : un grand stratège et un compagnon fraternel, fils de la terre d'Ukraine, avatar des légendaires Cosaques Zaporogues et, en même temps, simple ouvrier agricole tentant de faire pousser l'anarchisme, en le greffant sur la steppe en ces jours de printemps des peuples où soufflait le vent de l'épopée.
Nombre de pages
277
Date de parution
12/01/2024
Poids
276g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251455167
Titre
Makhno. La révolte anarchiste 1917-1921
Auteur
Ternon Yves ; Litvinov V.
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
276
Date de parution
20240112
Nombre de pages
277,00 €
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Résumé : La nomination en février 1999 de Gilles Veinstein à une chaire d'histoire turque et ottomane au Collège Lie France a été précédée d'un mouvement d'opinion et d'une campagne de presse qui au-delà de la personne d'un enseignant, posaient la question de l'usage du mot " négationnisme " et les limites de la liberté d'expression. La gravité de l'accusation de négationnisme nécessite un minimum d'accord sur le sens que l'on prête à ce mot et sur son usage en dehors du génocide juif. Est-on, eu droit d'appeler négationniste un auteur qui refuse aux massacres des Arméniens en 1915 et 1916 le qualificatif de génocide sans pour autant assimiler cet auteur aux négationnistes du génocide juif, avec la connotation raciste que suppose cette négation. L'auteur de ce livre pense que, avec les méthodes du comparatisme historique, on petit répondre positivement à cette question. Il reconstitue les temps de cette affaire sans polémique ni provocation. Il permet ainsi de clarifier utilement le concept de négationnisme.
Auschwitz, Anatolie, Ukraine, Phnom Penh, Butaré: autant de noms évocateurs de souffrance et d'horreur. Autant de victimes touchées par l'absurdité du mal... Comment tenter de comprendre, pourtant, que ces victimes innocentes aient été érigées au rang de coupables? Yves Ternon rend ici compte de cette terrible métamorphose, à travers un essai d'histoire comparée des génocides et des crimes contre l'humanité perpétrés au cours du XXe siècle. Le génocide est identifié par des caractéristiques précises. Dans le meurtre collectif, les victimes sont tuées en raison de leur appartenance à un groupe donné; le bourreau désigne ses victimes; il distribue les rôles et ordonne la mise en scène du meurtre. Mais les victimes portent un vêtement qui dérange: celui de l'innocence, que l'assassin s'acharne à vouloir leur arracher. Si le lieu et le temps les séparent, ceux et celles qui ont survécu continuent de communiquer et de témoigner pour comprendre et transmettre une mémoire vive, au risque parfois de juger leur malheur exceptionnel. Parce que leur concurrence fait trop souvent le jeu des criminels et des négationnistes, le présent essai plaide donc à la fois pour une histoire comparée des génocides et une solidarité de leurs victimes.Yves Ternon est historien et auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels: l'Etat criminel (Seuil, 1995), Les Arméniens (Seuil, 1996) et Du négationnisme. Mémoire et tabou (Desclée de Brouwer, 1998).
Le XXe siècle, siècle des génocides ? Les années qui viennent de s'écouler, malgré la mise en œuvre d'une justice pénale internationale, ne permettent guère l'optimisme. Après tout, les années 1990 resteront marquées du sceau des violences commises en ex-Yougoslavie et du génocide des Tutsi au Rwanda. Le moment est donc venu de s'interroger : les guerres majeures de notre temps conduisent-elles nécessairement au génocide ? La guerre n'est-elle qu'un accélérateur des crimes de masse ou bien doit-on chercher à les expliquer autrement ? Yves Ternon relit ici notamment les trois grands génocides qui ont marqué le siècle écoulé : celui des Arméniens, celui des Juifs, celui du Rwanda. Il dévoile l'alchimie complexe qui mène au massacre. Et pose une question centrale aujourd'hui : la guerre a-t-elle définitivement triomphé du droit ?
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).