La "guerre sainte" et sans frontières que mènent les djihadistes contre "le monde des ténèbres" se déploie selon la logique manichéenne d'une lutte à mort où chaque camp prétend incarner le Bien et voit dans l'autre la figure du Mal. Comment en sortir ? Du premier côté, on ne saurait comprendre l'extrême violence dont les mouvances de l'islamisme radical font preuve sans la rapporter aux doctrines dont elles s'inspirent et aux multiples causes sociales, politiques et économiques qui expliquent leur émergence dans le monde arabo-musulman contemporain. Mais, symétriquement, tout se passe comme si les démocraties avaient été prises au piège d'idéologies meurtrières quelles ont davantage contribué à nourrir qu'à combattre efficacement dans le respect de leurs propres principes. De l'usage de la torture à l'utilisation croissante de drones armés, la "guerre contre la terreur" a trop souvent été menée dans le mépris du droit, alimentant ainsi une spirale sans fin de haine et de ressentiment, tout en servant de prétexte à une remise en cause de nos libertés fondamentales. Dans cet essai, incisif et très documenté, Michel Terestchenko nous introduit au coeur de ces dynamiques de violence exponentielle, qui se développent jusque dans notre pays, et nous donne les moyens d'exercer notre responsabilité de citoyen afin quelles fassent enfin l'objet d'un débat public.
Nombre de pages
202
Date de parution
12/05/2015
Poids
275g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782356873965
Titre
L'ère des ténèbres
Auteur
Terestchenko Michel
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
140
Poids
275
Date de parution
20150512
Nombre de pages
202,00 €
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Rédigé dans un style simple et accessible, ce manuel de philosophie politique couvre, en deux volumes, l'ensemble des grandes problématiques figurant habituellement aux programmes des facultés de droit et sciences politiques, des IEP et des classes préparatoires. Biographie de l'auteur Michel Terestchenko, professeur agrégé de philosophie et docteur ès-lettres, est maître de conférences à l'université de Reims.
Les philosophes politiques modernes se distinguent entre les théoriciens du contrat, d'une part, qui fondent le lien politique sur une construction politique rationnelle conduisant à faire table rase du passé, et les penseurs de l'économie politique, d'autre part, qui pensent l'échange comme le principe d'un ordre spontané.
De Machiavel, on retient souvent l'esprit calculateur et l'absence d'états d'âme. Mais c'est un autre visage du Secrétaire florentin que nous dévoile Michel Terestchenko dans cet essai passionné. Car Machiavel avait bien une morale, adaptée aux temps de mutation. Nicolas Machiavel se révèle un maître de l'action juste, celle qui s'adapte aux circonstances. Sans cacher son admiration pour l'homme, Michel Terestchenko renoue avec la tradition du questionnement moral, nourri d'exemples souvent bouleversants, qui a fait le succès de ses ouvrages précédents. Que ses héros machiavéliens aient le visage d'un président des Etats-Unis ou de résistants, les scrupules deviennent, sous sa plume, la condition de la lucidité et de l'action dans un monde d'incertitude.
Les élections ne se gagnent plus dans les urnes, mais dans les flux d'informations qui façonnent nos opinions. Steve Bannon le conseiller de Trump (lors du 1er mandat) ne disait-il pas : "La véritable opposition, ce sont les médias. Et la façon de gérer ça, c'est d'inonder la zone de merde". Nous en sommes là. Chaque jour, des milliards de données sont analysées, triées, amplifiées ou invisibilisées par des algorithmes qui orientent le débat public sans que nous en ayons conscience. L'intelligence artificielle n'est plus seulement un outil : elle redessine les règles du jeu démocratique. Ce livre retrace l'ascension fulgurante de l'IA politique et montre comment la vérité elle-même devient une variable d'ajustement. Cette dérive qui partout met en exergue les "passions tristes" est-elle une fatalité ? Serions-nous condamnés à jamais aux vigueurs orientées des algorithmes ?
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