Longtemps négligées, voire méprisées, les cultures populaires font l'objet d'un regain d'intérêt récent en géographie. Films à grand spectacle, séries télévisées, musiques, chants, jeux vidéo, comics, sports : autant de pratiques culturelles qui aujourd'hui occupent une place incontournable dans les modes de vie et structurent leurs pratiques spatiales. Proposé sur deux volumes, ce numéro thématique de la revue Géographie et cultures rassemble différentes contributions, sur des objets d'études variés, qui ont pour trait commun de prendre au sérieux les pratiques culturelles et les cultures dites n populaires ". Comment structurent-elles les représentations ? Quelle place occupent-elles dans les imaginaires géographiques ? Comment contribuent-elles à la création d'identités spatiales (une ville, un territoire) et sociales (un groupe, une communauté) ? En quoi sont-elles aujourd'hui constitutives de processus d'appropriation de l'espace, et à ce à différentes échelles ? Des bandes dessinées de superhéros musulmans à la culturelle matérielle domestique, en passant par les séries télévisées et les chants de supporter, ce numéro explore différentes facettes des cultures populaires par des travaux qui interrogent les processus de réappropriation d'éléments culturels, sinon disqualifiés ou délégitimés, du moins peu valorisés voire parfois déclassés, et montrent la fabrique des identités socioculturelles par les pratiques.
Capitale catalane, coeur économique de l?Espagne, métropole méditerranéenne, siège de l?exposition universelle de 1929 et des Jeux olympiques de 1992, Barcelone a traversé l?histoire. Depuis les années 1980, ses quartiers anciens, la "Ciutat Vella" des Barcelonais, ont fait l?objet d?une politique ambitieuse associant réhabilitation du patrimoine, développement du tourisme et construction de nouveaux équipements culturels et de logements sociaux : un Modelo Barcelona dont on connaît mieux, trente ans après, les limites. L?ouvrage livre une analyse des transformations sociales et urbaines contemporaines qui ont bouleversé le paysage des quartiers anciens de Barcelone. L?exemple de la métropole catalane est une invitation à s?interroger sur les mutations qui affectent les grandes villes européennes depuis les années 1980 : patrimonialisation, développement du tourisme urbain, mais aussi gentrification, transformation démographique des quartiers anciens et renouvellement de leur population, parfois au détriment de leurs catégories populaires.
Ter Minassian Hovig ; Berry Vincent ; Boutet Manue
A la maison ou dans les transports, au bureau ou aux toilettes, les jeux vidéo sont partout. La banalisation de ce loisir électronique dans toutes las tranches die et toutes les catégories de le société s'est accompagnée d'une diversification des publics mais aussi des manières de jouer. Alors. est-ce la fin du gamo ? C'est plutôt la fin de l'image stéréotypée du gamer : on ne pout plus aujourd'hui réduire los joueurs de jeux vidéo aux représentations caricaturales du môle adolescent jouant enfermé dans sa chambre des heures durant A dos jeux de tir. Pour beaucoup désormais, les jeux vidéo trouvent place dens les interstices, las temps libres des routines journalières ou hebdomadaires. Entre bricolage et assemblage, ils sont une activité ordinaire imbriquée dans los modes de vie et contribuant aux modes d'habiter. Ce livre analyse la place de ces pratiques vidéoludiquos au quotidien : comment joue-ton aux jeux vidéo aujourd'hui ? Qui joua, où. et avec qui ? Quelles sont les diverses pratiquas, do sociabilité, d'échange mals aussi de mobilité et do marquage de l'espace, qui se développent autour de ce loisir électronique ? Quelles sont les émotions, les expériences, les affects, quo lexicaux vidéo rendent possible ? [ouvrage propose uno exploration inédite du domaine des jeux vidéo en étudA la maison ou dans les transports, au bureau ou aux toilettes, les jeux vidéo sont partout. La banalisation de ce loisir électronique dans toutes les tranches d'âge et toutes les catégories de la société s'est accompagnée d'une diversification des publics mais aussi des manières de jouer. Alors, est-ce la fin du game ? C'est plutôt la fin de l'image stéréotypée du gamer : on ne peut plus aujourd'hui réduire les joueurs de jeux vidéo aux représentations caricaturales du mâle adolescent jouant enfermé dans sa chambre des heures durant à des jeux de tir. Pour beaucoup désormais, les jeux vidéo trouvent place dans les interstices, les temps libres des routines journalières ou hebdomadaires. Entre bricolage et assemblage, ils sont une activité ordinaire imbriquée dans les modes de vie et contribuant aux modes d'habiter. Ce livre analyse la place de ces pratiques vidéoludiques au quotidien : comment joue-t-on aux jeux vidéo aujourd'hui ? Qui joue, où, et avec qui ? Quelles sont les diverses pratiques, de sociabilité, d'échange mais aussi de mobilité et de marquage de l'espace, qui se développent autour de ce loisir électronique ? Quelles sont les émotions, les expériences, les affects, que les jeux vidéo rendent possible ? L'ouvrage propose une exploration inédite du domaine des jeux vidéo en étudiant d'abord la diversité de leurs publics, puis les pratiques que ces derniers développent, et enfin les expériences qui s'y éprouvent. iant d'abord la diversité de leurs publics, puis les pratiques qua ces derniers développant, et enfin les expériences qui s'y éprouvent.
Ce numéro aborde la question du logement en Espagne à la double lumière des recompositions du marché immobilier et des reconfigurations locales de l'action publique. Cette question s'ancre aussi dans une mise en perspective des approches et des cultures scientifiques différentes du cas français. En France, la question du logement social est traditionnellement associée à celle de la mixité sociale, de la ségrégation, mais aussi des politiques de renouvellement urbain. En Espagne, la question s'appuie sur une dynamique de publications autour de l'éclatement de la bulle spéculative et sur ses effets en termes de recomposition des politiques de logements ; cela s'accompagne de nombreux travaux sur les manifestations anti-éviction et les mouvements de squatteurs, ainsi que de recherches sur les mobilisations collectives et les nouvelles formes de participation locale qui les ont précédées ou accompagnées. L'ambition de ce numéro est donc de proposer de nouveaux angles de ré- flexion sur ces différentes questions en interrogeant l'articulation entre les dimensions financières (recapitalisation par des opérateurs privés et internationaux, apparition de nouveaux acteurs sur le marché), politiques (places du logement dans les nouvelles politiques publiques) et sociales (accession à la propriété, dynamiques de circulation au sein du parc de logement).