Extrait LA GRANDE MONTAGNE Nous sommes le 31 juillet 1954. Les deux hommes choisis par le chef d'expédition luttent pour gagner le sommet. Quelque mille mètres plus bas, trois de leurs compagnons restés au camp VIII avec deux porteurs hunzas suivent aux jumelles leur progression lente et pénible, proche de s'interrompre à chaque instant. Ils n'y arriveront jamais... Ah, si, ils recommencent à grimper... Ils stoppent à nouveau... Ah, voilà, ils repartent... À 18 heures, les deux minuscules silhouettes se découpent dans le ciel : ils l'ont fait, ils ont atteint la cime ! Chacun exulte au camp VIII. Là-haut, les deux grimpeurs plantent un piolet avec les drapeaux italien et pakistanais au sommet de la deuxième montagne de la Terre. La cime est conquise : le K2 est la montagne des Italiens. Aujourd'hui encore, le mot «conquête» peine à disparaître de la terminologie de l'alpinisme, riche en termes belliqueux pour simplement qualifier des ascensions, mais à l'époque de la course aux sommets de plus de 8 000 mètres, cela sous-entend littéralement une victoire, une prise ; il s'agit bien d'occupation. La planète se remet à peine de la Seconde Guerre mondiale, et chaque huit-mille «conquis» donne de l'éclat au pays des «conquérants», en renforçant le sentiment de puissance des États vainqueurs du conflit, ou en assouvissant le désir de rachat des battus. En fait, la compétition caractérise l'alpinisme depuis ses origines. Les alpinistes ont beau soutenir qu'il ne s'agit pas d'un sport, mais d'une activité différente et plus noble, la course à la première place a toujours été présente et parfois âprement disputée. Une large part de la littérature alpestre s'arrête aux grandes batailles, de l'ascension du Cervin à celle des plus hauts sommets de la planète, en passant par les «trois derniers problèmes des Alpes». Pour accéder aux montagnes de l'Himalaya et du Karakoram, les expéditions lourdes des années 1950 et 1960 nécessitent des autorisations et une organisation complexe et coûteuse, qui dépendent parfois de financements publics, et en général du soutien de l'État. Dès lors, chacune a toujours toute une nation derrière elle. L'alpinisme est né d'une soif de connaissance qui pousse l'homme à explorer des contrées reculées en se portant vers de nouveaux horizons. Après la longue marche de Speke et Burton en quête des sources du Nil, et des équipages entiers engagés dans de difficiles projets -au péril de leur vie - en Arctique pour repérer le passage du Nord-Ouest ou atteindre le pôle Nord, des hommes habités du même désir suivent d'autres chemins avec des objectifs différents. La Terre est presque totalement explorée de long en large ; il reste à parcourir ses hauteurs, ce sera l'affaire des alpinistes. Il est impensable d'aborder l'histoire du K2 sans réemprunter leurs pas, des premières approches qui ouvrent la route aux multiples expéditions qui tenteront toutes ces ascensions ; car il ne s'agit pas seulement d'un unique sommet ou d'un secteur donné de l'Himalaya ou du Karakoram, mais de ces montagnes géantes dans leur ensemble, un nouveau terrain de jeu et de conquête. L'histoire du K2 est étroitement liée à celle des autres huit-mille ; les protagonistes des tentatives pour le gravir, puis de la première ascension et de celles qui suivront, bien que souvent rivaux, sont néanmoins unis par un objectif commun, et leur parcours n'est qu'un chapitre de la grande histoire de l'himalayisme. Dont font également partie les ascensions des autres huit-mille avant le K2.
Nombre de pages
234
Date de parution
17/09/2014
Poids
334g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782344003268
Titre
K2. Une grande montagne pour de petits hommes
Auteur
Tenderini Mirella ; Léon Daniel
Editeur
GLENAT
Largeur
140
Poids
334
Date de parution
20140917
Nombre de pages
234,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La vie brève et tumultueuse de Gary Hemming, grimpeur californien, séducteur, poète, fragile et drôle. En août 1966, la France qui vient d'enterrer Lionel Terray découvre un nouveau visage de l'alpinisme. Il est immense, porte ses cheveux blonds en bataille et parle avec un charmant accent américain, de quoi faire les délices des journalistes. Lui, c'est Gary Hemming, propulsé du jour au lendemain au statut de héros pour l'audacieux sauvetage des Drus : Gary a mené une équipe de francs-tireurs de la grimpe au secours de deux Allemands bloqués en haut de la face ouest. Le Californien est le symbole d'une nouvelle façon de grimper, d'un nouveau style de vie, tendance LSD en dehors, et l'humour en bandoulière. Il meurt une nuit d'août 1969 dans une forêt du Yosemite, d'une balle dans la tête. " Suicide accidentel " conclura l'enquête. Un demi-siècle après sa mort, la réédition de la biographie de référence de Mirella Tenderini (parue en 1991) fera revivre cet anti-héros immortel. Le livre est augmenté de textes inédits de Gary Hemming et d'une préface de Pierre Mazeaud, qui fut son ami.
L'histoire d'une légende de l'aventure polaire à l'occasion des cent ans de sa mort. A 16 ans, il s'ennuie sur les bancs de l'école et s'engage dans la marine marchande. Enjoué et cultivé, il prend très vite du grade. Mais déjà cette vie de marin ne lui convient plus. Il faut toujours plus d'aventures à Ernest Shackleton. C'est avec Robert Falcon Scott qu'il rencontre pour la première fois l'Antarctique. Dès lors, une passion est née. C'est décidé, il organisera ses propres expéditions vers le Continent Blanc. Hélas, il ne sera pas le premier au pôle. Il s'en est pourtant approché en 1909, mais a renoncé à moins de 200 kilomètres du but. Ravalant sa déception, il imagine une traversée de l'Antarctique et, en 1914, alors que l'Europe entre en guerre, il quitte Plymouth à bord de l'Endurance. Tout ne se passera pas comme prévu et l'exploration tournera au cauchemar. Mais jamais celui que ses hommes appelaient affectueusement " Le Boss " ne lâchera son équipage. Au-delà de l'aventurier polaire, c'est le portrait d'un entrepreneur extraordinaire que dresse Mirella Tenderini, un meneur d'hommes à nul autre pareil.
Tenderini Mirella ; Shandrick Michael ; Rubion Nel
La passion de l'alpinisme dépasse toutes les conventions. Qui aurait pu imaginer, avant ce 24 août 1894, un jeune Prince de sang royal, conversant sur l'arête de Zmutt avec un roturier, beau parleur et alpiniste enthousiaste comme Alfred Mummery ? L'énergie du jeune homme, le zèle qu'il met clans ses ascensions, son carnet de courses déjà bien rempli ont compté plus que son rang et tous ses titres de noblesse pour Mummery, qui lui a fait l'honneur de le choisir comme compagnon de cordée pour ce qui sera le troisième parcours de la célébrissime arrête. Il réalise ensuite des ascensions techniques d'une difficulté considérable pour l'époque (Aiguille du Moine, traversée des Charmoz et du Crépon, le petit Dru...), avant de se lancer dans de grandes expéditions. Le Duc devient célèbre dans toute l'Europe, représente l'Italie dont son cousin Victor Emmanuel III est devenu roi, fait la une des journaux jusqu'en Amérique où ses exploits sont largement évoqués... Et fait battre le c'ur des demoiselles.
Cette histoire commence et finit sur le Kangchenjunga, troisième sommet le plus haut de la Terre, l'un des plus difficiles à gravir. Nous sommes en 2009. Nives Meroi est en compétition avec deux autres alpinistes pour gagner le titre de première femme à avoir conquis les quatorze 8000 de la planète. Comme elle l'a toujours fait, elle aborde le Kangch, son douzième sommet, en cordée avec son mari Romano et sans "compromis" : ni porteurs de haute altitude, ni oxygène. Mais, à quelques centaines de mètres du sommet, Romano ne se sent pas bien et s'arrête. Que va faire Nives ? Poursuivre la conquête de ce sommet, comme beaucoup le lui auraient suggéré ? Non, sans la moindre hésitation, elle abandonne la course, incapable de laisser Romano attendre seul. Ainsi se conclut le premier acte de ce récit. Suivront trois autres dans lesquels interviennent la maladie, la complicité, la capacité d'attendre, la volonté de réagir.
L'oeuvre maîtresse de Maëster enfin mise en couleurs !Seur Marie-Thérèse des Batignolles est une bonne seur au caractère bien trempé (dans l?alcool). Elle fume de l?herbe, aime faire des galipettes et n?a pas sa langue - ni son direct du droit d?ailleurs - dans sa poche. La justice divine, elle l?applique à sa manière, et c?est souvent à coups de Rangers dans les dents, mais toujours dans le respect de Jésus - le jardinier portugais du couvent.Avec ce tome 1, les aventures de la bonne seur la plus rock n?roll de la bande dessinée - entrées au catalogue Glénat à partir du tome 6 - sont enfin intégralement republiées en grand format et en couleurs ! Une nouvelle édition idéale pour apprécier dans les meilleures conditions le dessin virtuose de Maëster, enluminé de fort belle manière par Ruby.Inclus : un cahier graphique inédit de 10 pages.Notes Biographiques : Maëster, né en 1959, est dessinateur et scénariste de bande dessinée.Lecteur dès son plus jeune âge des magazines Spirou, Pif, Le Journal de Tintin et surtout Pilote, il y découvre ses mentors et ses influences majeures : Uderzo, Franquin puis Gotlib, mais également Mulatier... Il développe rapidement son goût pour le dessin et la caricature, notamment dans les marges de ses cahiers... En 1982, il se lance dans la bande dessinée et intègre l'équipe du magazine Fluide Glacial, dont il devient rapidement l'un des principaux auteurs. Son humour percutant et sophistiqué, allié à l'élégance de son trait donne naissance à des personnages hauts en couleurs : Athanagor Wurlitzer, obsédé sexuel non pratiquant (3 tomes parus en intégrale chez Glénat) et surtout, la très enrobée et non moins obsédée Seur Marie-Thérèse des Batignolles (6 tomes parus). Bonne-seur atypique, iconoclaste et savoureuse, celle-ci n'hésite pas à prêcher SA bonne parole au gré de son humeur, à coups de torgnoles s'il le faut et entre deux canons de rouge si possible ! En 1997, Maëster rend hommage à Gotlib (avec la bénédiction de celui-ci) en reprenant le personnage de l'inspecteur Charolles flanqué de son adjoint l'inénarrable inspecteur Piggs dans Meurtres fatals (2 tomes parus en intégrale chez Glénat). Caricaturiste très inspiré par Les Grandes Gueules (Ricord, Mulatier et Morchoisne), il truffe ses histoires de clins d'eil et de références au cinéma, à la télévision et à la littérature, à la manière d'un Mort Drucker du magazine Mad. À partir de 2005, il rejoint L'Écho des savanes dans lequel est pré publié le sixième tome de Seur Marie-Thérèse des Batignolles, La Guère Sainteédité sous le label Drugstore par les Editions Glénat. Maëster publie parallèlement les dessins d?actualité de son blog (http://maester.fr) d?abord au Lombard puis chez Drugstore en 2008.En 2011, il crée les Editions Valentine où il publie fin 2012 un bel album de caricatures, Wanted! Caricature & Western, avec six complices : Achdé (dessinateur de Lucky Luke), Jean-Marc Borot, Thierry Coquelet, Charles Da Costa, Thomas Lebeltel et Mulatier. Également : Sketchbook aux Editions Comix Buro.
Présentation de l'éditeur L uvre maîtresse de Maëster enfin en couleurs !Catastrophe, s ur Marie-Thérèse a le sida ! Il faut dire qu avec la vie de dépravée qu elle mène, ça lui pendait au nez. À moins que ce ne soit une histoire de sang contaminé et la faute de Jésus, le jardinier portugais du couvent. C est vrai, après tout, c est le sien qu on boit à la messe tous les jours ! Et en plus il donne mal au crâne...Voici déjà le tome 2 des aventures de la bonne s ur la plus rock n roll de la bande dessinée entrées au catalogue Glénat à partir du tome 6 intégralement republiées en grand format et en couleurs ! Une nouvelle édition idéale pour apprécier dans les meilleures conditions le dessin virtuose de Maëster, enluminé de fort belle manière par Ruby.
Revue de presse Afin de contrer l’équipe des Vendicare et de sauver les Arcobaleno, Tsuna tente le tout pour le tout : Nouer une alliance des plus puissants combattants en s’associant avec d’anciens ennemis, et utiliser la flamme de chacun pour garder les bébés en vie. Puis, le jour de la bataille arrive, et l’ultime combat contre le Vendicare commence…A la couverture de ce tome, on pouvait présager le meilleur. Tsuna et Enma sont montrés plus sérieux que jamais, et pour cause : la bataille finale commence. Et justement, alors que la fin de la série approche à grands pas, ce volume est une véritable frustration. Pourtant, les premiers chapitres auguraient du bon, voir du très bon ! Soutenant le fan-service, Akira Amano propose ni plus du moins une alliance entre Tsuna, Byakuran, Xanxus, Mukuro… tous les personnages marquants de la série, à travers une ultime bataille spectaculaire ! Cependant, le traitement de l’action est presque catastrophique, tant la majeure partie des personnages se contente de faire de la figuration en attendant l’arrivée de Tsuna… Cela rappelle la fin de l’arc du futur, mais en bien moins bien et en plus expédié. N’espérez donc pas voir Mukuro, Xanxus ou Squalo combattre ensemble à travers une bataille dantesque, ces derniers se font avoir en un coup, ou presque. L’intervention dans un combat de Gokudera, Yamamoto et Basile aurait pu arranger les choses mais de même, ces derniers s’avèrent parfaitement ridicule… Où sont donc les combattants qui laissaient exploser leur détermination dans la bataille de la Base Melone ? Depuis la fin de l’arc du futur, Akira Amano a entamé une surenchère, qui jusqu’ici restait appréciable grâce aux talents graphiques de la mangaka, mais au détriment de la dimension stratégique des joutes. Ainsi, un combat qui aurait pu être exaltant reste mou, n’atteignant même pas le spectaculaire du duel face à Demon Spade.Même Jaeger, grand ennemi annoncé comme l’adversaire le plus robuste, fait pâle figure en fin de volume, alors que sa surpuissance est appuyée dans les deux tiers de cet opus… Peut-être est-ce pour laisser le temps à un grand duel final ? On l’espère, au moins pour sauver les meubles tant cette bataille finale s’avère décevante.Scénaristiquement, l’issue de cet arc se dessine petit à petit, grâce au plan de Tsuna dont l’entrainement a porté ses fruits. Même si l’auteure a tendance à le présenter encore et toujours comme un couard, le leader qu’il est ainsi devenu est tout bonnement remarquable, on sent alors que la fin de Reborn ! signifie la conclusion du développement du futur dixième parrain des Vongola.Néanmoins, une petite faiblesse scénaristique se glisse dans le tas, pas bien grande, mais assez frappante sur le coup. Nous avons ainsi droit à une « révélation » à propos d’un ennemi secondaire rencontré dans l’arc du futur, une pirouette scénaristique tout droit sorti du chapeau. Rebondissement maladroit donc, mais qui a le mérite d’exister pour apporter un peu de surprise dans cette bataille finale assez molle.Un autre élément qui vient entraver notre lecture, c’est encore une fois la traduction du texte. Ce n’est pas la première fois que certains choix d’adaptation s’avèrent douteux, rappelons les fameux « Real 6 ». Cette fois, c’est carrément le mot « swag » qui fait partie intégrante du texte. Fort heureusement, Tsuna ne crie pas « yolo » durant son X-Burner.Après de nombreux volumes réussis dans leur genre, alliant fan-service à outrance et combats spectaculaires, le début de cette ultime bataille s’avère décevant. Beaucoup de personnages sont là, mais peu ont une réelle utilité, sans compter qu’Akira Amano semble vouloir boucler sa série au plus et, par conséquent, expédier les affrontements. Heureusement que certains bons points remontent le niveau, mais voilà longtemps qu’un tome de Reborn ! n’aura pas été si décevant. On craint donc pour la fin de la série, mais on essaie de garder confiance en la mangaka, son œuvre phare étant en jeu. (Critique de www.manga-news.com)
Corbeyran Eric ; Ruizgé Francisco ; Francescutto P
Présentation de l'éditeur Lors d'une séance de dégustation en aveugle, un vin espagnol totalement inconnu obtient la note maximale. Les goûteurs sont unanimes : ce vin est un bijou. La petite propriété qui le produit fait aussitôt l'objet d'un siège médiatique. Mais le producteur est absent et ses employés ont pour consigne de ne pas répondre aux questions des journalistes. Le secret engendre la curiosité, la curiosité engendre le mythe. L'affaire enfle, les spéculations vont bon train. Mais rien n'y fait. Malgré l'insistance des reporters, le propriétaire demeure insaisissable. Une jeune journaliste va alors décider d'enquêter sur ce mystère... Histoire de varier les plaisirs et après le succès de Châteaux Bordeaux et In Vino Veritas, Corbeyran lance un nouveau diptyque dans l'univers du vin, cette fois-ci consacré aux grands crus espagnols, notamment le Rioja. A consommer sans modération !