Il s'agit d'un florilège sur l'amitié, à la manière de l'adab (culture de l'honnête homme), qui traverse plusieurs genres littéraires et plusieurs époques. Transmetteur à la fois d'un savoir livresque et d'une tradition orale, l'auteur recense des propos tenus depuis l'Antiquité jusqu'à son temps : aphorismes, textes philosophiques, échanges de lettres, vers célèbres... Et il y mêle son propre jugement en relatant des débats savants auxquels il a lui-même participé. Le concept de l'amitié (al-sadâqa) lui est prétexte à évoquer des questions éthiques qui restent actuelles, et à développer un idéal de la vie en société et de la gestion de la cité. En raison de la redondance inévitable dans ce genre de compilation, cette édition à l'usage du grand public ne propose que des extraits choisis selon deux critères: la pertinence du contenu et la diversité de la forme.
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Date de parution
27/04/2006
Poids
76g
Largeur
125mm
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EAN
9782742761159
Titre
DE L'AMITIE
Auteur
TAWHIDI
Editeur
ACTES SUD
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125
Poids
76
Date de parution
20060427
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L'Akhlâq al-waazîrayn (Livre des m?urs des deux vizirs ou Satire des deux vizirs) est l'un des portraits-charges les plus virulents et les plus savoureux de la littérature arabe classique. Il s'agit d'une ?uvre extrêmement personnelle, rédigée dans une langue étincelante de précision et de cruauté, dans laquelle un intellectuel appelé à la cour de princes avides de reconnaissance s'estime sous-utilisé au regard de ses compétences, humilié et mal payé. Tawhîdî règle ses comptes au premier chef avec un potentat incapable de reconnaître son talent, le flamboyant et craint vizir bouyide al-Sâhib Ibn "Abbâd, en second lieu avec son avare et cruel prédécesseur à la charge du vizirat, Ibn al-'Amîd. Pourtant, cet ouvrage ne se conçoit pas comme une vengeance personnelle, et son auteur assure que si la colère en est la cause première, son but est de faire oeuvre utile auprès des savants dans leurs difficiles relations aux puissants. Ces deux vizirs, issus du corps des secrétaires, ont pour Tawhîdî franchi une limite, celle qui sépare les intellectuels des hommes de pouvoir. Or, le prince doit-il être un intellectuel? Celui qui a pouvoir d'offrir ou de refuser, de faire vivre ou mourir, peut-il en même temps revendiquer sa place parmi les écrivains?"
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
La double trajectoire d'un policier des frontières qui perd le sens de sa mission et d'un jeune émigrant soudanais qui tente d'atteindre l'Eldorado européen.A Catane, le commandant Salvatore Piracci surveille les frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe, il navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les bateaux chargés d'émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune... en sacrifiant parfois leur vie, car il n'est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui avaient promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit. Un jour, c'est justement une survivante de l'un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie. Touché par l'histoire qu'elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l'humanité... et entreprend un grand voyage.Au Soudan, pour Soleiman et son frère Jamal, c'est le grand jour : ils ont enfin amassé la somme d'argent qui leur permettra de quitter le pays et le continent pour une vie meilleure. Mais les jeunes gens sont bientôt séparés par le destin. Soleiman rencontre Boubakar le boiteux et c'est avec ce nouveau compagnon qu'il poursuivra - d'Al Zuwarah à Ghardaïa, Oujda, puis Ceuta... - son voyage vers l'Eldorado européen. Parce qu'il n'y a pas de frontière que l'espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s'inventer une terre promise.