Les êtres humains, les animaux domestiques et les écosystèmes ont tissé, au fil des millénaires, des relations étroites instituant des modes de " co-évolution ". Le pastoralisme et ses " empreintes paysagères " en est un exemple caractéristique. Ces processus évolutifs ont permis l'émergence de populations d'animaux " adaptées " à leur territoire, identifiées par leurs pasteurs comme telles et liées aux pratiques d'élevage et de savoir-faire écologiques qui ont présidé à leur formation. Aujourd'hui, l'industrialisation et la financiarisation des productions animales ou encore le développement des sciences génétiques, amènent cette évolution naturelle à progressivement s'effacer devant l'imposition de modèles toujours plus simplificateurs. Conséquence : nous assistons à la déconnection/destruction de chaque acteur, humain et non humain, et du processus pastoral. Irréversible ? Ressources génétiques, services écosystémiques, biodiversité domestique, spécisme, tels sont les néologismes qui témoignent de l'emballement lexical des études sur les animaux légitimant une triple déconnexion des bêtes, des sociétés humaines et des milieux. Cet ouvrage qui croise les sciences exactes et les sciences humaines, vise à éclairer la complexité, la diversité et la singularité des liens qui se sont tissés dans le temps long entre animaux domestiques et paysages au sein d'innombrables collectifs : les liaisons pastorales. En prenant acte de la destruction contemporaine de ces relations les auteurs mènent l'enquête pour en analyser les causes : les modernisations agricoles sont arrivées à un point où des herbivores ne broutent plus aucune herbe, où les savoir-faire des éleveurs ont été disqualifiés au profit d'une industrie numérisée prétendant prédire le potentiel génétique des bêtes avant même leur naissance, etc.. Pour faire face aux défis écologiques, ces innovations techniques apparaissent pourtant de peu de secours. La connaissance fine des mécanismes co-évolutifs qui ont permis de vivre si longtemps avec les animaux n'en est que plus urgente. Ce livre pose les jalons d'une réinvention possible des liaisons pastorales.
Ouvrage coordonné par Aliénor BERTRAND, chargée de recherche au CNRS.Textes de Hans Arsleff, Aliénor Bertrand, Jean-Claude Pariente, Claudine Tiercelin.
L'art de parler n'est donc que l'art de penser et de raisonner, qui se développent à mesure que les langues se perfectionnent, et il devient l'art d'écrire, lorsqu'il acquiert toute l'exactitude et toute la précision dont il est susceptible. Philosopher avec Condillac exige de parler, penser et raisonner en apprenant une nouvelle langue. Le présent vocabulaire est destiné à faciliter cet apprentissage en proposant une sorte de traduction des termes principaux de son lexique ; sa vocation est d'inviter à l'expérience que Condillac désigne comme l'expérience même du philosophe, celle de la lecture.
Une étude ayant pour enjeu de récuser la difficulté d'articuler deux justices parce qu'elles seraient d'ordres différents mais aussi contradictoires. Les auteurs montrent que leur opposition est entretenue par l'approche environnementaliste des questions de justice, dont l'un des besoins est la notion anglophone de justice environnementale.
Les connaissances du système climatique de la Terre et du monde vivant ont connu des avancées sans précédent durant les quarante dernières années. Néanmoins, dans le même temps, les émissions de gaz à effet de serre se sont accrues comme jamais auparavant et la destruction du vivant s'est accélérée. L'examen de ce paradoxe est l'objet de cet ouvrage. A quelles conditions les sciences et les savoirs pourraient-ils enclencher les transformations socio-politiques nécessaires pour enrayer le désastre en cours ?
Oxymore, homéotéleute, métaphore, litote... Autant de figures de style indispensables pour rythmer, imager, illustrer, nuancer son texte, son discours, son oeuvre. Mais comment y recourir quand on ne les connaît pas vraiment, quand on sait ce qu'on aimerait obtenir mais qu'on ignore le nom des figures correspondantes ? Comment dire... ? répond précisément à cette question en présentant les figures non par ordre alphabétique mais par objectif du lecteur/auteur. Chaque chapitre définit la figure correspondant à l'objectif, en presente des illustrations littéraires et propose des exercices d'entraînement 'pour en faciliter l'adoption par le lecteur. Jean-Pierre Colignon a été, pendant près de vingt ans, chef du service de la coi iedion du journal Le Monde, puis rédacteur et conseiller linguistique. "Coach n en orthographe, grammaire, ponctuation, enseignant à l'écale de formation des correcteurs, en écoles de journalisme, et dans les médias il est l'auteur de plus de 60 ouvrages sur la langue française. Il fut membre du jury national des Dicos d'or de Bemard Pivot Le seul ouvrage classant les figures de style en fonction de vos besoins. Après Où est la faute ? Testez et améliorez votre niveau de français, l'ouvrage Comment dire...? constitue la nouvelle boite à outils ludique pour la maîtrise du français parue chez ediSens.
Si j'étais chargé de gouverner, dit Confucius, je commencerais par rétablir le sens des mots. " C'est ce que prétend faire ce texte de notre sous-collection " En français dans le texte ", consacré aux barbarismes, c'est-à-dire à ces mots employés n'importe comment, dans leur sens et à contresens, tous les jours dans tous les quotidiens, tous les hebdos, toutes les radios et toutes les télés. Des mots qui divaguent, qui ont perdu la tête et qui ne savent plus eux-mêmes ce qu'ils veulent dire... Ce petit dictionnaire de barbarismes, réédité pour le plus grand plaisir des linguistes, comprend cinq cents mots et soixante-quinze expressions.
Berthomet Stéphane ; Mauduit Patrick ; Ploquin Fré
Policier et journaliste : deux métiers antagonistes. Bien que certaines méthodes d'obtention d'informations soient similaires, les finalités et les points de vue sont opposés. Deux mondes que tout sépare. Qui a le plus besoin de l'autre ? Le policier dont la mission est d'enquêter ? Le journaliste qui contre-enquête pour informer ? Le policier travaille dans le secret de l'enquête afin d'accumuler des indices, préserver le maximum de traces et recouper tous les renseignements obtenus. Le journaliste court à la recherche du " scoop " pour reconstituer les faits et diffuser en temps réel les témoignages recueillis. Ce livre permet à ce dernier de mieux comprendre les exigences et les temps d'une enquête policière. Car le temps judiciaire est à l'opposé du temps médiatique. L'idée forte des auteurs est ici d'expliquer les arcanes, les contraintes et les difficultés de l'investigation. Pour ce faire, ils décrivent chaque étape de l'enquête policière, dans une langue libre, non dénuée d'humour et riche en détails. Ils émaillent leur argumentation de textes de lois et pour mieux illustrer leur propos nous offrent des récits-fictions dignes du roman policier...
Qu'est-ce que le C41SR, le COFAT ? Combien la France a-t-elle d'avions de combat ? Où en est la dissuasion nucléaire ? Quelles sont les attributions du Premier ministre en matière de Défense nationale ? Comment sont formés les cadres ? De quels équipements disposera le fantassin du futur à travers le programme Félin ? Comment sont organisés les états-majors ? Ou plus simplement, de quels éléments se compose le budget de la Défense ? En répondant à ce type de questions, Christian Batifoulier, journaliste, et Henri Paris, officier général, se sont attaché à donner des clés essentielles pour mieux comprendre l'organisation de la Défense et le déroulé des opérations militaires. Ce livre s'adresse aussi bien à ceux qui doivent traiter des informations concernant ces secteurs, journalistes, politiques et enseignants notamment, mais aussi au simple citoyen qui souhaite mieux décrypter l'actualité. C'est enfin un ouvrage critique qui aide le lecteur à formuler son propre jugement sur un sujet trop souvent méconnu.