Paul Claudel l'affirme : il pèse sur Angkor, comme sur les tombes des pharaons, une terrible malédiction. Paul Blanchard n'y croit pas. Il prend pour une simple coïncidence le fait de revivre certains événements vécus par son père. Diplomate au Cambodge, celui-ci a été assassiné, peu de temps après sa maîtresse, devant le temple d'Angkor Vat. Un jour, pourtant, Blanchard tombe amoureux d'une belle Cambodgienne, mariée à un homme maniaque des armes et fou de jalousie. Envoûté à son tour par Angkor, dont il découvre les splendeurs, il veut arracher à la forêt une statue d'apsara qui ressemble à la femme aimée... Échappera-t-il au sort funeste qui frappa son père ? À la goule tueuse qui attire les étrangers dans les ruines ? Ici, le Cambodge qui fascina André Malraux, Pierre Loti et tant d'autres aventuriers, revit avec ses trésors, ses légendes, ses génies et ses dieux. Un peuple englouti sort de la forêt. Un siècle d'histoire du site fabuleux l'accompagne, avec ceux qui défrichèrent les temples, ceux qui les restaurèrent, ceux qui en célèbrent la beauté et le mystère.
Nombre de pages
516
Date de parution
27/06/1996
Poids
480g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080673664
Titre
La reine d'Angkor
Auteur
Tauriac Michel
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
480
Date de parution
19960627
Nombre de pages
516,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.