Une brève histoire de la toxine botulinique. De la découverte d'un poison à son utilisation thérapeu
Tatu Laurent ; Bally Julien
GEORG
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EAN :9782825713426
Le botulisme est une maladie infectieuse grave liée à la consommation d'aliments mal conservés. La découverte de la cause de cette maladie s'est étalée sur plusieurs siècles mais nous savons aujourd'hui que le botulisme est la conséquence de l'action d'une puissante toxine agissant par blocage de la transmission entre les nerfs et les muscles. La toxine botulinique s'est révélée comme le plus puissant des poisons connus mais son histoire est l'histoire paradoxale d'un poison possédant des vertus thérapeutiques. Ses applications esthétiques pour la réduction des rides, très médiatisées, font parfois oublier que ce produit est surtout utilisé quotidiennement pour soigner de nombreuses maladies neurologiques. Les travaux menés durant la Seconde Guerre mondiale sur l'utilisation malveillante de la toxine botulinique ont montré que, malgré sa puissance toxique, elle constituait une mauvaise arme bio-bactériologique. Des idées fausses sur son utilisation durant la Seconde Guerre mondiale ont cependant vues le jour. Ces recherches militaires ont été le véritable point de départ de l'utilisation thérapeutique de ce produit qui s'est développée entre 1950 et 1990. Cet ouvrage, basé sur des sources archivistiques et bibliographiques primaires, présente les grandes étapes historiques de ces découvertes progressives.
Nombre de pages
119
Date de parution
27/06/2024
Poids
140g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782825713426
Titre
Une brève histoire de la toxine botulinique. De la découverte d'un poison à son utilisation thérapeu
Auteur
Tatu Laurent ; Bally Julien
Editeur
GEORG
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110
Poids
140
Date de parution
20240627
Nombre de pages
119,00 €
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Tatu Laurent ; Bogousslavsky Julien ; Perrenoud Ma
Gustave Roussy (1874-1948), figure notoire de la médecine, notamment en cancérologie, demeure en fait une personnalité complexe et peu connue. Naturalisé français, ce Suisse fortuné, héritier de la famille Nestlé, sera d'abord un neurologue réputé. Durant la Première Guerre mondiale, il traque les soldats traumatisés qu'il considère comme des simulateurs. Après le conflit, il s'engage dans la lutte contre le cancer. Homme de gauche, raillé toutefois pour son image de "milliardaire communisant" , il devient recteur de l'Académie de Paris en 1937, et - critiqué tout à la fois par les résistants et les collaborateurs - reste à ce poste sous le régime de Vichy. En 1947, alors qu'il est au sommet de sa carrière, il est mêlé à une obscure affaire financière. Poursuivi par la justice, très affecté par le scandale, il met fin à ses jours en 1948. S'appuyant sur une étude minutieuse des archives historiques, médicales et judiciaires, Laurent Tatu et Julien Bogousslavsky éclairent les multiples facettes d'un homme paradoxal qui, par ses recherches et son oeuvre sociale, a marqué son siècle, comme en atteste l'Institut qui porte aujourd'hui son nom.
Blaise Cendrars (1887-1961), de son vrai nom Frédéric Sauser, né en Suisse, est un des poètes majeurs de l'avant-garde artistique. Engagé volontaire dans la Légion étrangère, grièvement blessé le 28 septembre 1915, il est amputé de l'avant-bras droit. Dès lors, écrivain de la main gauche, il se lance dans un véritable travail d'historien du conflit, utilisant notamment des sources orales. Cependant, les archives montrent qu'il n'a pas participé aux nombreux combats auxquels il prétend avoir assisté. Souvent dérangeants, ses premiers textes sont jugés antimilitaristes ou, à l'inverse, soupçonnés de faire l'apologie de la violence. Un récit comme J'ai tué aborde des sujets rarement traités, tels le détroussement des cadavres ou le combat au couteau de tranchée. En parallèle de ces écrits, l'écrivain entreprend une approche plus médicale de son expérience de combattant, aboutissant à l'écriture de la nouvelle J'ai saigné, qui fait de lui un témoin exceptionnel de la pathologie psychique de guerre. A partir d'archives inédites et de témoignages de ses camarades de combat, sources qui permettent de rectifier de nombreuses inexactitudes couramment admises, Laurent Tatu et Julien Bogousslavsky reconstituent en détail, et pour la première fois, la vie de l'écrivain durant la guerre 14-18. En outre, et pour la première fois également, ils révèlent la réalité historique des "vrais" combattants de l'escouade de Cendrars. A travers les exemples de ces soldats demeurés jusqu'alors inconnus, modèles des personnages fictifs, le processus de création littéraire de Cendrars s'éclaire d'un jour nouveau.
Au siècle des Lumières, à Mignovillard (Haut-Jura), naît Jean-François-Xavier Girod. Issu de l'élite rurale, ce fils de médecin devient docteur en médecine à vingt-trois ans. Son projet : s'installer dans son village et exercer son art au plus proche des habitants. Mais il en va tout autrement. Il devient médecin-chef des épidémies de Franche-Comté, reçoit dix ans plus tard un brevet royal d'Inspecteur des épidémies et, grâce à ses recherches obstinées, devient promoteur de l'inoculation contre la petite vérole, qui décime les populations et dont le roi Louis XV mourra en 1774. Il réussit à faire adopter cette méthode préventive, ancêtre de la vaccination, et se lance dans l'aventure avec une équipe de praticiens motivés qu'il forme à cette technique révolutionnaire. Elu membre de la Société royale de médecine (ancêtre de l'Académie de médecine), il est reçu par Louis XVI à Versailles qui lui décerne des lettres de noblesse en reconnaissance pour son oeuvre immense. Il décède à l'âge de quarante-huit ans, en luttant contre une épidémie. Il fallait réhabiliter dans la mémoire collective ce médecin au destin fascinant qui, une décennie avant le Britannique Edward Jenner et un siècle avant Louis Pasteur, ouvrit la voie à la prévention de masse contre les maladies infectieuses par la vaccination.
Camptocormie, qui fait inexorablement se pencher en avant, tremblements persistants interdisant toute activité, surdi-mutité détruisant le rapport au monde, états confusionnels ou amnésiques..., tels sont les symptômes nouveaux qui apparaissent chez les poilus confrontés à la violence inouïe de la première guerre moderne. D'emblée, face à ces blessés sans blessure, les médecins sont soupçonneux : ne serait-on pas en présence de simulateurs qui tentent de se soustraire à leur devoir patriotique ? Afin de les confondre, certains, tels Clovis Vincent ou Gustave Roussy, n'hésitent pas à recourir, parmi d'autres thérapies, à la méthode forte : le "torpillage", traitement électrique agressif et particulièrement douloureux, une véritable torture. La collusion médicomilitaire entraînera bien des excès : elle transformera ces soldats en ennemis de l'intérieur, et plusieurs, considérés comme des déserteurs, seront fusillés. Après la guerre, hormis les " morts vivants " recueillis dans des asiles, des milliers de traumatisés psychiques seront laissés sans soin et ne recevront aucune pension d'invalidité. Malgré cela, et au-delà des dérives, des procès intentés à des médecins trop zélés rendront justice à quelques combattants, et le concept même de "trouble psychique de guerre " naîtra durant ce conflit mondial. S'appuyant sur des archives inédites, Laurent Tatu et Julien Bogousslavsky reconstituent le vif débat qui eut lieu autour de ces pathologies mal connues et qui, en définitive, fera progresser de façon décisive la psychiatrie.
L'objectif de cet ouvrage est d'offrir une réflexion approfondie sur les enjeux éthiques et anthropologiques liés à l'usage des robots sociaux auprès des personnes âgées dans le cadre des soins gériatriques de longue durée, notamment en établissements médico-sociaux (EMS). La question centrale posée est la suivante : peut-on véritablement prendre soin du corps vécu de ces personnes à travers ce que l'on pourrait appeler une "robot-thérapie" ? Et si cela est possible, sous quelles formes et selon quelles modalités ? Comment se manifeste le "prendre soin" lorsqu'il est médiatisé par une technologie robotique ? Que signifie "prendre soin" quand cet acte est accompli non par un humain, mais par une machine ? Le robot peut-il réellement incarner une posture de soin ? Les différentes contributions réunies dans ce volume - rédigées par des professionnels de la santé ainsi que par des philosophes et éthiciens - proposent des perspectives variées, parfois divergentes. Elles traduisent les inquiétudes, les attentes et les défis que pose à notre société le vieillissement de la population, conjugué à l'augmentation des maladies chroniques telles que les démences. Et si, au-delà des débats sur la technologie, cette interrogation de fond offrait l'opportunité de mieux comprendre le vécu singulier et les besoins pluriels des personnes concernées ...
Des dessins aussi sarcastiques que les folies qui emportent le monde du vin actuel : snobisme, hygiénisme, vignerons élevés au rang de stars, spéculation effrénée. Le vin y a remplacé l'art dans les discussions de bonne société, nourrit des égos démesurés et alimente la frénésie des buveurs d'étiquettes. Le coup de crayon impitoyable de Charles Fehr s'en empare, à partir des scènes vécues par son fils Pierre-Emmanuel. Avec une affectueuse moquerie, le duo épingle les grands collectionneurs, les trop sérieux dégustateurs et les maîtres-savants du vin.