Savoirs scolaires et historiens en Europe. Edition bilingue français-anglais
Tartakowsky Ewa
EFFIGI
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EAN :9788855246668
Le présent ouvrage vise à réexaminer les usages pédagogiques du passé à l'aune de leurs circulations, transferts et adaptations. A partir d'une réflexion sur les différentes échelles d'analyse, il interroge ces usages - à l'école et dans les activités périscolaires en Europe - mis en lumière par les mouvements de circulations régionaux, nationaux, trans et internationaux. Quelles logiques institutionnelles ou professionnelles soutiennent ce phénomène ? Quelles relations produisent-elles au contact de la subjectivité des acteurs qu'elles impliquent ? Ce questionnement introduit à l'analyse d'instruments et de dispositifs éducatifs divers : ceux développés par des institutions européennes, comme le Conseil de l'Europe, par les Ecoles européennes, mais également des manuels transnationaux, des commissions binationales ou multilatérales d'évaluation de manuels scolaires d'histoire, des pratiques d'échanges scolaires, celles de l'enseignement de la Shoah comme paradigme d'enseignement civique. Pluridisciplinaire, ce volume analyse les processus à l'oeuvre au sein d'une trame de contradictions, souvent instable, tissée de dialogues, de négociations, de transpositions ou de co-constructions des savoirs historiens transmis. Ce faisant, il met à jour des dynamiques qui, bien que participant d'une certaine homogénéisation des pratiques éducatives dont la portée effective en termes de réconciliation nécessite d'être interrogée, s'opposent de fait aux discours nationalistes exclusifs particulièrement en vogue dans la période actuelle.
Nombre de pages
416
Date de parution
01/11/2023
Poids
640g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9788855246668
Auteur
Tartakowsky Ewa
Editeur
EFFIGI
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150
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20231101
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Comment comprendre l'émergence d'une littérature dans un contexte donné, précisément celui de l'exil ? Pourquoi voit-on, sur un temps plus ou moins long, des auteurs surgir et déterminer - à travers des thèmes partagés ou convergents - un espace littéraire singulier ? Le phénomène doit-il être renvoyé à la seule subjectivité des auteurs ou bien assume-t-il, plus ou moins consciemment, des fonctions objectives, sociales ? L'étude présente répond à ces questions en se penchant sur les relations qu'entretiennent entre elles histoire, mémoire, littérature et identités dans le contexte migratoire. Le cas précis de l'exil massif et contraint des Juifs du Maghreb en France, à partir des années 1950, permet de saisir les liens déterminants entre exil et pratiques culturelles ; également de savoir s'il peut être déclencheur d'une production littéraire et la structurer, tant au niveau textuel et éditorial que dans les rapports de forces de l'espace du jeu littéraire. L'approche sociologique de la littérature des auteurs d'origine judéo-maghrébine révèle la complexité du processus dont cette production littéraire participe : construction mémorielle mobilisée contre l'oubli, elle permet de se projeter dans la société d'accueil métropolitaine ; répondant au " déficit " historiographique, elle s'élabore comme narration alternative ; "minoritaire", elle engage un travail critique de la société métropolitaine. Cet ensemble de fonctions sociales éclaire en profondeur la nature des rapports de domination qui se nouent entre exilés et populations d'accueil.
L'Inde illumine et hante l'imaginaire occidental. Exotique et merveilleuse, diverse à l'infini, multiple par excellence, elle cristallise à profusion l'altérité, dans toutes ses dimensions : images et représentations, croyances et cultes, savoirs ésotériques du corps, santé et sexualité, langues et castes... Aucune surprise donc à ce que les travaux scientifiques, le récit de voyage, la production littéraire se soient de longue date emparés du sujet et aient confié au monde éditorial la traduction livresque de ces mille et une « merveilles ». Ce volume collectif présente cet état des lieux de l'édition française sur l'Inde. De nombreuses références bibliographiques réunies concernent les ouvrages en français, publiés en France depuis 1947 jusqu'à 2017, présentés par thèmes : société, histoire, religions, philosophies, littérature ancienne, moderne et contemporaine, arts sous toutes leurs formes, économie, environnement, médecines traditionnelles. Dix-sept universitaires, chercheurs et spécialistes - indiens ou français - éclairent d'une introduction chacune des thématiques retenues. Cet ouvrage s'adresse donc à un vaste public : chercheurs, étudiants, futurs ou anciens voyageurs de ce subcontinent ou simplement amoureux des lettres. Une première édition qui ne manquera pas d'être complétée dans les années à venir.
Les manières de vivre le judaïsme à l'époque contemporaine sont multiples. Comment explorer cette diversité, ses éléments constitutifs - religieux, culturels ou nationaux - et les liens qu'ils nourrissent entre eux ? En explorant cette problématique de la diversité, du métissage et du pluriel, de jeunes chercheurs renouvellent les termes de " l'identification juive " et opposent à une vision hégémonique la pluralité des expériences dans la fabrique identitaire des individus et de collectivités affinitaires.
En cette année 2017, le temps des révolutions revenait dans les têtes. Anniversaire de la révolution libérale de Russie et bien sûr de cette première, inattendue et triomphante révolution bolchévique d'octobre. Révolution(s) entre commotions et commémorations est le fruit des échanges des 5e Rencontres d'histoire critique, tenues en 2017, comme depuis huit ans, à Gennevilliers, à l'initiative des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique et de l'Université populaire des Hauts-de-Seine. Le livre croise les approches d'historiennes, de sociologues, de géographes, de spécialistes de littérature autour de ces temps du social inhérents à notre modernité, celle de la pensée du contrat social et des droits inaliénables des hommes, libres et égaux, qui savent désormais que nul ordre social n'est légitime au-delà de leur consentement. Révolutions toujours inachevées, emportant plus ou moins de transformations réelles, plus ou moins durables, le livre embrasse la diversité de ces événements de la France, matrice féconde, à la Russie devenant URSS, à l'Ukraine, l'Irlande, l'Italie, la Chine et aux Etats-Unis, si profondément hantés par les échos des révolutions. Ce volume fait suite à ceux des précédentes Rencontres d'histoire critique, Guerre et paix et Nation(s), Mondialisation(s) : toute une histoire.
Après le séisme du 10 janvier 2010 en Haïti, au milieu des ruines et des abris de fortune, une abondante littérature a été produite. Ecrits immédiats, ces témoignages, poèmes, romans, essais, manifestes ont relayé, complété ou contredit les images et les discours diffusés par les médias. Née dans l'urgence, cette littérature a eu pour première ambition de faire savoir au monde ce qui s'était produit et comment les Haïtiens avaient vécu la catastrophe. Cette littérature a été aussi acte de survie et de résistance, témoignant de femmes et d'hommes debout. Ce n'était pas le premier cataclysme frappant un point de la terre : d'autres l'avaient précédé dont l'écriture s'était emparée. Et depuis sont survenus d'autres tornades, d'autres inondations, d'autres tremblements de terre, d'autres tsunamis. En ce début de siècle frappé par la crise environnementale, la " bibliothèque " de la catastrophe naturelle ne cesse de s'épaissir. Dans cette vaste production, les oeuvres francophones occupent une place de choix car leurs créateurs viennent des points du globe souvent frappés. C'est pourquoi, de la Caraïbe au Maghreb, en passant par l'Afrique sub-saharienne, l'Asie et l'Océanie, les auteur(e)s de cet ouvrage proposent l'analyse d'une trentaine de récits contant îles blessées et terres meurtries. Tous et toutes persuadé(e)s que la création littéraire peut relayer la colère de la nature et exprimer le désarroi des humains, en écho avec les avancées scientifiques et les projections des mythes pour rendre compte d'un monde en perpétuel bouleversement.
Sans prétendre fournir des clés pour l'imaginaire à la manière d'Octave Mannoni, comme lui les contributions réunies dans le présent volume raccordent à la puissance évocatoire du langage, entre parole et langue et d'une langue à une autre, la fabrique d'univers qui ne sont pas que de mots mais dont la présence, tenace, tient à la force performative d'images qui donnent corps à cet imaginaire que Walter Benjamin investit en allumeur de mèche et dont il fait le ressort même de ce qu'il nomme passage, principe actif de connexion, vecteur de rapprochement entre les époques, les cultures et les hommes.