En nous proposant ce recueil de poèmes qui couvre la période allant de 1945 à 2005, Armen Tarpinian nous pose la question de l unité d une vie et de la synthèse possible entre les différents aspects d une existence fort riche. L auteur est en effet psychothérapeute, mais sa poésie est générale en ce qu elle exprime la beauté du monde et les efforts de l individu pour construire sa vie à travers les souffrances et les joies. En effet, tous les poèmes du Chant et l Ombre et Animaux Majeurs I appartiennent à une période purement littéraire qui s étend de 1946 à 1952. De plus, toute la période qui s étend de 1954 à 1980 correspond à un silence littéraire à peu près complet, mais volontaire et délibéré. « Rarement livre de poèmes n est plus favorablement venu à moi, à mon désir de le comprendre et de l aimer, que votre « Le chant et l ombre ». Le vide, l angoisse que je ressens souvent quand « l âme que font les mots assemblés me trouble », ce vide et cette angoisse, vos poèmes les comblent, et je marche et je vole à nouveau ». (Extrait d une lettre de René Char à l auteur) Biographie de l'auteur Armen Tarpinian a publié ses premiers poèmes aux Cahiers du Sud, au Mercure de France et en de nombreuses revues autour des années 50. Son premier recueil, Le Chant et l Ombre, publié en 1953 aux Editions de L Arche, lui vaut de figurer dans l Anthologie de la Poésie Nouvelle de Jean Paris, paru en 1956. René Char tenait son oeuvre en grande estime, comme en témoigne la lettre publiée en fin de volume. Psychothérapeute, directeur de la Revue de Psychologie de la Motivation, il s en tient à des parutions de ses poèmes en revue. Cette publication regroupe, sous le même titre, un choix de soixante années discrètes mais profondément fidèles en poésie...
Nombre de pages
203
Date de parution
03/02/2009
Poids
210g
Largeur
120mm
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EAN
9782844181695
Titre
Le Chant et l'Ombre. Poèmes (1945-2005)
Auteur
Tarpinian Armen ; Misrahi Robert
Editeur
PART COMMUNE
Largeur
120
Poids
210
Date de parution
20090203
Nombre de pages
203,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sur les chemins complexes et incertains de l'humanisation, il nous faut dépasser la double illusion de vouloir changer le monde sans se changer soi-même, ou de vouloir se changer soi-même sans changer le monde, et apprendre à relier connaissance de soi et connaissance du monde, formation personnelle et transformation sociale, écologie humaine et écologie terrestre. Ou, pour le dire autrement, intégrer cette démarche transdisciplinaire dans l'éducation comme dans l'action politique, afin de leur donner leurs vraies dimensions humanisantes. C'est en partant de cette préoccupation anthropologique que la Revue de Psychologie de la motivation a posé à des chercheurs et des praticiens éminents la question suivante: "Quelle idée force, à ce moment de votre parcours de vie, vous paraît-elle la plus vitale pour le XXIe siècle?". Leurs réponses, on le verra, constituent un véritable "Cahier des charges" destiné à nous éviter les précipices vers lesquels nous avançons, plus endormis peut-être qu'inconscients. Complémentaires, leurs propositions nous indiquent des voies de sortie incontournables. Elles rejoignent des recherches et des pratiques innovantes qui, en de nombreux lieux et sur divers continents, travaillent à fonder un humanisme lucide et actif, capable de promouvoir une véritable équité sociale à l'échelle planétaire. Voire de nous protéger du risque de disparition absurde de l'espèce. Dans ce grand bouquet d'idées-forces, les sciences humaines occupent la place qui leur revient. Tout comme la poésie et la philosophie. Biographie de l'auteur Ouvrage collectif, sous la direction de Armen Tarpinian, directeur de la Revue de Psychologie de la Motivation. Cofondateur du projet Interactions Transformation Personnelle-Transformation Sociale. Codirecteur, avec Laurence Baranski, Georges Hervé et Bruno Mattéi de l'ouvrage Ecole; changer de cap - Contributions à une éducation humanisante (Chronique sociale).
Voici une Lettre que le facteur devrait glisser dans toutes les boîtes aux lettres. Et notamment à l'adresse de celles et ceux qui, face à la crise de l'école, s'interrogent sur ses missions et sur la direction et les pratiques dans lesquelles il lui faudrait plus lucidement s'engager. Et tout autant, sinon plus, à celles et ceux qui ont ou auront comme métier d'enseigner... Elle devrait pleinement retenir l'attention des décideurs d'aujourd'hui et de demain chargés de faire des choix dans ce domaine essentiel, à la fois dépendant et déterminant de tous les autres domaines de la vie sociale, culturelle, politique... Les réformes incessantes de l'école varient souvent, se contredisent, et surtout ne touchent pas au noyau dur de son insuffisance constitutive. En ciblant positivement des "Transformations nécessaires et possibles...", la Lettre ouverte du Collectif École: changer de cap nous fait comprendre la nature des carences vitales de l'école... Extrait du texte d'Edgar Morin.
Cet ouvrage revêt la forme d'un éventail en ce sens qu'il est constitué de dialogues organisés par Armen Tarpinian (directeur de la revue psychologie de la motivation) avec seize spécialistes de disciplines aussi diverses que la psychologie et l'astrophysique, l'écologie et l'économie, la pédagogie et la religion, la médecine et la sociologie, la philosophie et le droit. Loin de se résoudre en éclectisme, ces dialogues ont pour titre et pour projet la transdisciplinarité, c'est-à-dire la remise en cause de l'atomisation des compétences qui prévaut tellement aujourd'hui. Les traits d'union comptent donc autant que les disciplines constituées. L'auteur interroge tour à tour des spécialistes reconnus et expérimentés, leur riche Bibliographie en témoigne. Ils ne disent pas tout ce qu'ils savent, mais s'attachent à mettre en valeur la complémentarité des diverses disciplines, en particulier celles qui étudient le monde extérieur (écologie, économie, politique, etc.) et celles qui sont liées au monde intérieur (psychologie intime et relationnelle, sciences de l'éducation, psychothérapie).
Face aux promesses et aux menaces de la modernité, peut-il y avoir une politique et une éducation pertinentes sans interrogation sur la vision de l'être humain vers lequel nous tendons ? Les questions de la famille, de l'école, de la société, de l'action politique, et celle de l'évolution de l'humanité sont en effet liées. Les apprentissages bons pour l'école le demeurent pour la vie : "apprendre à connaître, apprendre à faire, apprendre à se connaître, apprendre à vivre ensemble". Ces quatre voies d'une "éducation humanisante", définies dans l'ouvrage de l'UNESCO "L'éducation. Un trésor est caché dedans", dirigé par Jacques Delors (1996), auxquelles s'ajoute aujourd'hui la voie écologique, ne devraient-elles pas constituer la trame et la chair de toutes les formations "de 7 à 77 ans" ? Le terme "humanisant" se rapporte ici au processus évolutif qui peut nous conduire, individuellement et collectivement, à partir d'apprentissages et non d'exhortations ou de "bonnes intentions dont l'enfer est pavé", au déploiement de ce qui fait la maturité humaine, à savoir : la qualité du lien dans toutes ses nuances, allant de la cordialité et la tolérance à l'amitié et à l'amour ; la lucidité de l'esprit et la connaissance de soi ; la force du jugement dégagé des préjugés ; la capacité de dialogue ; l'humour ; le sens de la justice et de la fraternité ; l'autonomie et la solidarité, vitalement complémentaires. Le déploiement de ces qualités exige des formes d'éducation, d'auto-éducation et de coéducation largement expérimentées qui seront présentées dans cet ouvrage. Regroupées sous le terme "éducation psycho-sociale", elles constituent de vrais antidotes à notre tendance à projeter notre responsabilité sur des boucs émissaires, à nous laisser entraîner vers les fanatismes religieux, idéologiques, la xénophobie ou le racisme... Voire, plus simplement, aux "blessures relationnelles ordinaires" liées au milieu familial et social, qui peuvent trouver à s'exacerber ou à se dépasser à l'école comme au travail, et ainsi virer vers la violence ou la dépression, ou aller vers une sociabilité authentique.
Panaït Istrati (1884-1935) est un écrivain roumain d'expression française, fils d'un haïdouk, qui, sur les conseils de Romain Rolland, s'est mis à écrire une oeuvre unique, foisonnante, exaltant la vie, la fraternité, la simplicité. Citoyen du monde, homme libre, chantre d'une langue pure et gorgée de sève, avec Pour avoir aimé la terre - que suit une courte autobiographie - il compose une ode à la liberté et aux hommes, aux espérances qu'ils portent et qui les portent, et livre son testament spirituel. Ecrit peu avant sa mort, ce texte lumineux, vibrant est avant tout un acte de résistance d'un homme généreux contre les tyrannies de tout ordre.
Publiés respectivement en 1917 et 1919, ces deux articles, qui sont à l'origine des commandes, célèbrent deux auteurs américains dont on commémore les centenaires respectifs. S'ils font aujourd'hui figures de classiques, il n'en était pas de même un siècle plus tôt. Et c'est là que la sagacité de Virginia Woolf montre toute son ampleur et sa justesse. Critique subtile, pénétrante, percutante, elle sait saisir le sens d'une oeuvre, ses fondations comme ses ramifications. Sa grande finesse psychologique, son érudition et sa recherche formelle, qui font d'elle l'une des plus grands écrivains de langue anglaise, sont ici au service de deux auteurs, deux oeuvres, dont les préoccupations peuvent, au prime abord, paraître éloignées des siennes, mais qui la rejoignent dans la revendication d'une liberté, d'une libération conquise de haute main.
Dans ces trois textes de la fin de sa vie, nourris de son expérience personnelle et de sa réflexion, la philosophe catholique et ouvrière Simone Weil se livre à une véritable profession de foi qui accrédite son idée d'une nécessaire révolution humaniste. Comme dans toute son oeuvre, ce qu'elle cherche à placer au centre de toute interrogation, de toute préoccupation et de toute construction d'un avenir partagé et commun, c'est l'homme, dans son essence comme dans son individualité. Lire Simone Weil relève autant du devoir que de l'obligation.
Ces baigneuses, c'est pour Mariano Otero le bonheur de peindre au grand air et de le partager, c'est aussi la liberté prise avec les silhouettes, les proportions, le relief ou encore la perspective. Ces femmes, il les a saisies parfois d'un seul trait sur la plage ou apprivoisées en silence dans son atelier. Elles nous disent son territoire, son itinéraire et, conjuguées ensemble, sa table des matières, celle de toutes les nuances, amoureuses, généreuses, joueuses, oublieuses, infiniment contemporaines en somme. Chaque peintre, et Mariano le premier, a son vocabulaire et sa grammaire de formes et de couleurs afin de nous livrer l'essentiel d'un regard. Alors comment ne pas s'arrêter ici, pour le plaisir, sur les ombres penchées dans ses encres et ses dessins et là, sur ses aquarelles, ses gouaches, ses pastels, pour les couleurs des corps s'oubliant au soleil ou repliés dans leurs rêves comme pour mieux les traduire.