La figure de Gabriel Tarde (1843-1904) a lentement disparu au cours du dernier siècle. Il fut pourtant en son temps considéré comme un brillant criminaliste, un pionnier de la sociologie française, et même un philosophe comme le reconnaîtra Henri Bergson lui-même. De cet homme d'études, de cet intellectuel, au moins nous reste-t-il une ?uvre savante, complexe, ouverte et riche, parmi laquelle apparaît curieusement une fiction sans pareille : Fragment d'histoire future, qui s'inscrit dans la longue lignée des récits utopiques, de Thomas More à H. G. Wells. Publiée pour la première fois en 1896, dans la très sérieuse Revue internationale de sociologie, c'est cette étrange fiction, tout à la fois philosophique et fantaisiste, que le présent cahier propose d'offrir à tout lecteur avide de véritables découvertes.
Nombre de pages
97
Date de parution
24/11/2014
Poids
152g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782916694870
Titre
Fragment d'histoire future
Auteur
Tarde Gabriel
Editeur
WAKNINE
Largeur
154
Poids
152
Date de parution
20141124
Nombre de pages
97,00 €
Disponibilité
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Dans l'ombre de Durkheim, Gabriel Tarde n'a peut-être pas eu la place qu'il méritait. Fondateur de la sociologie moderne et précurseur de la psychologie sociale, il nous permet pourtant de mieux comprendre les phénomènes de groupes ou les faits de masse en replaçant l'individu au centre de son analyse reposant tout entière sur le principe des Lois de l'Imitation. "La lecture des Lois de l'imitation, pour qui s'intéresse à l'histoire de la sociologie française, produit l'effet d'une démystification. L'ouvrage, dans la diffusion critique qui trop souvent se substitua à l'examen attentif de ses thèses, semble avoir fait l'objet d'un faux procès. Et plus encore, on est conduit à se demander si la grande opposition entre Tarde et Durkheim, dont on sait qu'elle alimente le débat sociologique à la fin du XIXème et dans les premières décennies du XXème siècle, ne repose pas en définitive sur un profond malentendu". Sommaire : Chapitre I. La Répétition universelle ; Chapitre II. Les similitudes sociales et l'imitation ; Chapitre III. Qu'est-ce qu'une société ? ; Chapitre IV. Qu'est-ce que l'histoire ? L'archéologie et la statistique ; Chapitre V. Les lois logiques de l'imitation ; Chapitre VI. Les influences extra-logiques ; Chapitre VII. Les influences extra-logiques (suite). La Coutume et la Mode ; Chapitre VIII. Remarques et corollaires...
La reine fantasque, conte ; poésies diverses ; Sur les herbiers, lettre à Madame Delessert ; Sur les mousses, lettre à Monsieur de Malesherbes ; préface au Dictionnaire de musique ; Sur la musique militaire. De Jean-Jacques Rousseau, nous conservons comme une sorte de portrait figé et forgé par l'institution scolaire. Pourtant, ce portrait comprend de nombreux autres Rousseau, dont le présent ouvrage propose de découvrir quelques facettes, en révélant le fameux homme de lettres sous ses diverses plumes. un cd : Les pantouflettes (paroles et musique Jean-Jacques Rousseau)
« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Héritier du théâtre grec, le théâtre romain n'a fait usage du masque pour ses représentations qu'à partir du premier siècle avant notre ère. Qu'il s'agisse de tragédies (Accius ou Pacuvius) ou de comédies (Plaute ou Térence) l'usage du masque a d'abord été d'ordre technique, cet accessoire faisant alors office de porte-voix afin que tous les spectateurs puissent entendre la pièce. Un curieux personnage (Francesco de Ficoroni) (1664-1747) (homme de grande érudition, collectionneur, antiquaire et archéologue) a rassemblé dans un petit ouvrage des dizaines de ces masques appartenant à la tradition théâtrale romaine, grâce auxquels nous pouvons découvrir combien ces masques ont pu devenir, en eux-mêmes et par eux-mêmes, des objets d'art à part entière : un univers fascinant et somptueux, dont chacun désormais pourra faire l'expérience en parcourant ces pages.