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L'histoire de la Standard Oil Company
Tarbell Ida ; Kemper Lars ; Catte Elizabeth
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EAN :9782840498551
L'enquête choc qui a conduit à la chute de la Standard Oil Company, l'empire industriel de l'homme le plus riche de l'histoire, John D. Rockefeller. " M. Rockefeller traitait ses détracteurs avec une habileté qui frisait le génie. Il les ignorait. " A l'aube du XXe siècle, une ressource d'un genre nouveau, tapie dans les entrailles de la terre, déchaîne tous les appétits : c'est l'or noir. Aux Etats-Unis, coeur battant de la révolution industrielle, des milliers de barils du précieux liquide sont écoulés chaque jour - et la demande ne fait que croître. Mais à force de manoeuvres, une entreprise, la Standard Oil Company, est parvenue à faire main basse sur la quasi-totalité de son commerce, et abuse de ce monopole pour imposer à tous la loi de ses seuls profits. Rien ne semble pouvoir arrêter son expansion ni l'influence de son fondateur, John D. Rockefeller... Une femme va cependant se dresser contre cet ogre économique : Ida Tarbell, considérée comme l'une des pionnières du journalisme d'investigation moderne. Entre 1902 et 1904, elle publie dans une revue indépendante, le McClure's Magazine, une série d'articles révélant les pratiques déloyales, sinon illicites, employées par la Standard Oil pour neutraliser ses rivales. Son enquête choc provoquera une déflagration dans l'opinion publique qui conduira la justice américaine, en 1911, à reconnaître l'entreprise coupable de violation du droit de la concurrence et à ordonner son démantèlement. C'en sera fini du plus grand trust de l'histoire des Etats-Unis. Ici traduit en français pour la première fois, le livre de Tarbell est un monument de la littérature américaine qui brasse tous les éléments de sa mythologie - une plongée dans l'enfance terrible du capitalisme, lorsque tout était encore permis. " Le plus remarquable livre de ce genre jamais écrit aux Etats-Unis. " - ; The New York Times
Angelier François ; Bier Christophe ; Chemla Nicol
Mars 1926. Au coeur de l'insouciance des Années folles, un livre fait l'effet d'une déflagration. Son titre : Sous le soleil de Satan. Son auteur : Georges Bernanos. Le jeune écrivain ose réveiller une figure oubliée, endormie depuis des décennies : le Diable. Non un diable d'opérette, mais un démon de chair, violent et dévastateur. Un siècle plus tard, alors que Satan a fait siens les univers du cinéma, de la bande dessinée et de la musique, on peut s'interroger : qu'est devenue, en littérature, la figure du Diable ? Pour répondre à cette question, neuf écrivains contemporains ont imaginé le grand retour du Malin, le faisant surgir là où on l'attend le moins : dans une boutique de chaussures pour femmes, sur les plages de Flandre ou sous les projecteurs de la jet-set de Los Angeles... Tour à tour créature maléfique, homme charismatique et femme enchanteresse, le Démon adopte mille visages pour séduire et tromper sa proie, usant de tous les artifices pour parvenir à ses fins. Cent ans après Sous le soleil de Satan, le Diable continue de hanter les imaginaires : ces nouvelles infernales où l'horreur le dispute à l'humour et à l'érotisme en sont la preuve irrésistible.
Résumé : C'est un nom qui est devenu un symbole. Celui de la vitesse, de l'élégance, de la tragédie également. Le jeune Enzo Ferrari se rêvait chanteur d'opéra mais il n'avait, selon ses dires, "ni voix, ni oreille". Alors il s'est tourné vers l'automobile : il a commencé par démonter des camionnettes dans un minuscule garage de Turin et fini par régner sur un empire international. Alors que le réalisateur Michael Mann dessine, dans son premier film, un portrait fascinant mais parcellaire de la légende Ferrari, rien ne vaut la parole du Commandatore en personne pour mieux saisir son mystère et son talent. A travers cette autobiographie, le mythe laisse place à l'homme qui se livre avec une franchise à la fois étonnante et touchante. Il revient sur ses réussites, mais aussi sur ses échecs et sur les drames qui ont jalonné son existence, comme la mort de son fils Dino à l'âge de 24 ans. Ce livre fait le récit d'une vie hors normes, menée par le goût de la beauté, de la vitesse et de l'exigence. Enzo Ferrari était unique. Ses Mémoires en témoignent.
Se souvient-on encore des "aquanmsicals", ces films où la comédie musicale rencontre la natation ? Dans les années 1940, pourtant, toute l'Amérique se presse au cinéma pour admirer les numéros de danse aquatique et les cascades de la reine incontestée du genre : Esther Williams. L'actrice fut toutefois bien plus qu'une sirène en Technicolor : d'abord nageuse de haut niveau, recordwoman du 100 mètres, c'est presque par hasard qu'elle devient, à vingt ans, l'égérie de la toute-puissante Metro-Goldwyn-Mayer. Propulsée au coeur de la machine hollywoodienne, elle s'attache dès lors à satisfaire aux exigences de la célébrité et découvre la vie de star. Mais derrière les paillettes, c'est une réalité plus sombre qui se dévoile : victime d'un viol à l'adolescence, elle doit désormais faire face à l'insistance des producteurs, tenir tète aux réalisateurs et repousser les assauts de ses collègues masculins. Dans ses captivants Mémoires, traduits pour la première fois, Esther Williams retrace son parcours extraordinaire et décrit sans concession l'envers du décor, brossant au passage les portraits d'une galerie de personnages hauts en couleur : Cary Grant, Clark Gable, Lana Turner, Gene Kelly, Johnny Weissmuller, Frank Sinatra, Joan Crawford...
L'histoire du monde, de la préhistoire à nos jours, à travers la famille, seul bien commun de l'humanité, tel est le pari de ce livre exceptionnel. Racontée par un formidable conteur, cette histoire originale et captivante s'ouvre sur les premiers pas d'une famille sur une plage il y a 950000 ans. Puis l'auteur plonge dans un monde interconnecté à travers les intrigues de palais et les vies de famille, reliant les grands thèmes de la guerre, des migrations, de la peste, de la religion et de la cité aux acteurs qui sont au coeur du drame humain. Il met en scène un casting d'une ampleur et d'une diversité extraordinaires : souverains et souveraines bien sûr, mais aussi prêtres, artistes, marchands, scientifiques ou bandits... Des Césars aux Moghols, des Bonaparte aux Zoulous, des Habsbourg aux Nehru, Simon Sebag Montefiore embrasse siècles, continents et cultures pour offrir un récit aussi puissant qu'envoûtant. Ce premier volume débute avec la préhistoire pour se conclure à la fin du XVIIe siècle, alors que la France de Louis XIV s'apprête à dominer l'Europe pour un demi-siècle.
Peter Frankopan cherche à restituer le climat en tant que moteur de l'histoire. Du Big Bang à nos jours, notre Terre n'a cessé de se transformer sous les effets des mouvements tectoniques, des variations climatiques, de l'activité du Soleil ou encore des éruptions volcaniques. Comment ces changements ont-ils affecté l'histoire humaine ? Comment notre espèce s'est-elle adaptée à un environnement profondément modifié par les glaciations ou les périodes de réchauffement ? Pour répondre à ces interrogations, Peter Frankopan s'est engagé dans une entreprise majeure et de grande ampleur : croiser notre histoire, nos innovations, nos empires, nos périodes de stabilité ou de bouleversements avec l'histoire du climat telle que les découvertes scientifiques les plus récentes peuvent l'établir. A l'heure où, face au défi climatique, notre futur semble plus incertain que jamais, Peter Frankopan nous convie à mieux apprendre de notre passé et transforme profondément notre manière de penser l'histoire du monde. Peter Frankopan Professeur d'histoire globale à l'université d'Oxford et directeur du Worcester College pour la recherche byzantine. Spécialiste de l'histoire de l'Empire byzantin au XIe siècle ainsi que de l'Asie Mineure, de la Russie et des Balkans, il est l'auteur du best-seller mondial Les Routes de la soie (Nevicata, 2017) et de La Première Croisade (Les Belles Lettres, 2019). Traduit de l'anglais par Patrick Hersant et Sylvie Kleiman-Lafon
Cofondateur, en 1929, de la revue Annales, le grand historien Marc Bloch fut une des victimes de Klaus Barbie. Fusillé le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain), près de Lyon, il laissait inachevé un ouvrage de méthodologie, Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien - sous-titré dans son plan le plus ancien ou Comment et pourquoi travaille un historien -, qui fut publié en 1949 par Lucien Febvre. L'édition ici présentée de l'ouvrage posthume de Marc Bloch est livrée par son fils aîné, Etienne Bloch. Le texte y apparaît dans son intégralité et sans modification aucune. On découvre dans ces pages l'oeuvre dans sa forme intégrale et cette oeuvre prenant forme, le travail d'un homme la construisant et d'un historien affirmant l'intérêt de l'histoire, légitimant une science historique, définissant des pratiques, des objectifs, une éthique, son "métier". On y redécouvrira aussi la modernité de cette réflexion, du regard porté sur l'histoire, cette "science en marche", cette "science des hommes dans le temps", grâce auquel se fonde l'espoir que "les sociétés consentiront enfin à organiser rationnellement, avec leur mémoire, leur connaissance d'elles-mêmes". "Ce livre inachevé est un acte complet d'histoire" . Jacques Le Goff
Résumé : La chambre de François Villon à l'arrière de la Sorbonne, Ravaillac en embuscade rue de la Ferronnerie, la Pompadour enterrée place Vendôme, les fripes du Carreau du Temple, les plâtriers qui poudraient la rue Blanche, l'invention du baba au rhum et des godillots ! Et tout un monde qui frissonne d'enthousiasme pour modeler l'avenir. Ici on crée l'art de demain, là on fomente une révolution. Des mots naissent sur le trottoir, "guillemet", "argot", "bistro" ; des petits métiers s'y installent : premiers marchands de lunettes, claqueurs de théâtre ou ramasseurs de mégots. Notre Paris intime, c'est celui des poètes et des chiffonniers, des artisans et des inventeurs.