Liberté et esclavage chez les historiens grecs classiques
Tamiolaki Mélina ; Raaflaub Kurt
SUP
28,01 €
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EAN :9782840506881
La civilisation de la Grèce classique valorise la liberté avec d'autant plus de force qu'elle repose en partie sur l'esclavage et qu'elle s'est construite en partie par opposition à la Perse soumise au Grand Roi. Ce livre étudie l'interaction de la liberté et de l'esclavage dans les récits des trois historiens Hérodote, Thucydide et Xénophon. Cette dualité traverse leur pensée selon des modalités qui sont analysées systématiquement ici: dissymétries entre l'insistance sur la liberté et le traitement du rôle des esclaves, évolutions internes à l'auteur et selon l'époque, facteurs idéologiques, politiques, littéraires qui influencent le discours historique. Les formes de liberté et d'esclavage engagent la vie dans la cité et les relations internationales, sont collectives ou individuelles, et mènent chez Xénophon à une réflexion post-socratique sur leur sens pour la vie intérieure. En croisant l'analyse de la liberté et celle de l'esclavage dans des études précises de textes, ce livre ouvre des perspectives nouvelles et éclaire en même temps la méthode historique des trois historiens ainsi que leur dialogue intertextuel. Il enrichit ainsi notre compréhension du discours historique dans le passage du Ve au IVe siècle avant notre ère.
Nombre de pages
503
Date de parution
21/10/2010
Poids
830g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840506881
Titre
LIBERTE ET ESCLAVAGE CHEZ LES HISTORIENS GRECS CLASSIQUES
Auteur
Tamiolaki Mélina ; Raaflaub Kurt
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
830
Date de parution
20101021
Nombre de pages
503,00 €
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Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.