Si Dieu a le pouvoir de sonder les âmes, Il est Celui qui saura décider si tel ou tel qu'on accuse de tel crime est innocent ou non. L'ordalie (ou jugement de Dieu) (procès religieux, s'il en fut) repose sur ce principe, qui consiste à soumettre un suspect à une épreuve physique. Cette tradition ordalique s'est perpétuée au moyen âge occidental sous la forme du duel judiciaire, un jugement par les armes, qui permettait de trancher un différend entre deux plaignants, le vainqueur du combat, innocenté par Dieu lui-même, obtenant justice. Mais qui dit duel dit aussi savoir-faire, techniques, maîtrise des armes, entraînement, et par conséquent instructeur. L'un de ceux-là, et sans doute alors le plus renommé en ce quinzième siècle, est Hans Talhoffer (vers 1420 et 1490), germain de son état, maître d'armes hors pair, au point de le dire imbattable. Mais l'homme n'est pas seulement un homme d'épée, il est également un homme de plume, auteur de trois manuscrits, de trois traités techniques quant à l'art du combat, respectivement réalisés en 1443, 1459 et 1467. Ce sont des manuels d'apprentissage du combat individuel (des Fechtbuch) écrits en souabe et présentant nombre d'illustrations réalisées par Hans Talhoffer lui-même. On y découvre des techniques diverses et variées afin de combattre (à pied ou à cheval), afin de savoir faire usage d'une multitude d'armes : bâton, épée, bouclier, sabre, pique, etc., afin surtout de terrasser son adversaire et d'emporter le duel et que justice ainsi, par Dieu lui-même, soit faite. Ces remarquables illustrations de Hans Talhoffer dépassent amplement aujourd'hui le cadre et la question du duel judiciaire. On peut même affirmer qu'elles doivent être regardées pour elles-mêmes, comme d'exceptionnelles parades, dans tous les sens du terme : des sortes de spectacles, des sortes d'exhibitions ou de revues, qui ne seraient pas sans évoquer, par de nombreux aspects, ce qu'on appelle communément des parades amoureuses ; des sortes de chorégraphies, danses ou ballets, où le verbe parer ne se réduirait pas à l'idée de parer un coup, mais s'étendrait à l'idée de parures, non pas comme ornements, vêtements, bijoux (ou quoi que ce soit de cette espèce) mais comme l'allure d'une esthétique résolument moderne, empreinte d'une beauté troublante, comme s'il pouvait s'agir en quelque sorte d'épreuves ayant à faire avec le mystère de la grâce.
Nombre de pages
64
Date de parution
19/10/2018
Poids
100g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791094565384
Titre
Combats. 1467
Auteur
Talhoffer Hans ; Guyon Franck
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
100
Date de parution
20181019
Nombre de pages
64,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Talhoffer Hans ; Hergsell Gustave ; Gaurin Olivier
Les écrits illustrés du maître d'armes Hanz Talhoffer sont une référence en matière de combat médiéval. La contribution du fameux maître d'arme à la théorisation du combat et à l'évolution de l'escrime en général est indéniable et intemporelle.
La reine fantasque, conte ; poésies diverses ; Sur les herbiers, lettre à Madame Delessert ; Sur les mousses, lettre à Monsieur de Malesherbes ; préface au Dictionnaire de musique ; Sur la musique militaire. De Jean-Jacques Rousseau, nous conservons comme une sorte de portrait figé et forgé par l'institution scolaire. Pourtant, ce portrait comprend de nombreux autres Rousseau, dont le présent ouvrage propose de découvrir quelques facettes, en révélant le fameux homme de lettres sous ses diverses plumes. un cd : Les pantouflettes (paroles et musique Jean-Jacques Rousseau)
« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Héritier du théâtre grec, le théâtre romain n'a fait usage du masque pour ses représentations qu'à partir du premier siècle avant notre ère. Qu'il s'agisse de tragédies (Accius ou Pacuvius) ou de comédies (Plaute ou Térence) l'usage du masque a d'abord été d'ordre technique, cet accessoire faisant alors office de porte-voix afin que tous les spectateurs puissent entendre la pièce. Un curieux personnage (Francesco de Ficoroni) (1664-1747) (homme de grande érudition, collectionneur, antiquaire et archéologue) a rassemblé dans un petit ouvrage des dizaines de ces masques appartenant à la tradition théâtrale romaine, grâce auxquels nous pouvons découvrir combien ces masques ont pu devenir, en eux-mêmes et par eux-mêmes, des objets d'art à part entière : un univers fascinant et somptueux, dont chacun désormais pourra faire l'expérience en parcourant ces pages.