Métal contre bois, industrie contre artisanat, équipement contre décoration, peuple contre élite. La création de l'Union des artistes modernes (UAM), en 1929, par René Herbst, Francis Jourdain, Robert Mallet-Stevens, Hélène Henry et Raymond Templier, est souvent présentée comme une scission des "modernes" contre les "anciens", réunis au sein de la Société des artistes décorateurs (Sad). Ces modernes, auxquels se joindront Pierre Chareau, Eileen Gray, Le Corbusier, les frères Martel, Charlotte Perriand, Jean Prouvé et bien d'autres, militent pour un art fonctionnaliste, sans ornement, destiné au plus grand nombre. Ils auraient tourné le dos aux Décorateurs et à l'artisanat de luxe, incarné par l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, pour créer un mouvement en phase avec les besoins de leur époque. Cet ouvrage retrace les moments décisifs de cette scission et la naissance de l'UAM, en s'appuyant notamment sur les archives des deux groupements comme sur de nombreux documents d'époque. Le contexte comme les difficultés rencontrées par les modernes et les Décorateurs - esthétique, fabrication, diffusion, réception -, les amitiés durables entre les créateurs de ces deux groupes comme les dissensions existant au sein de l'UAM permettent de faire la lumière sur ce moment charnière de l'histoire des arts décoratifs, du design industriel et de l'architecture et de l'ancrer dans les bouleversements de l'époque, entre crise économique de 1929 et incertitudes sur l'avenir.
Nombre de pages
175
Date de parution
23/05/2018
Poids
240g
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EAN
9782376660156
Titre
UAM Les modernes à l'épreuve
Auteur
Tajan Cécile ; Gaillemin Jean-Louis
Editeur
NORMA
Largeur
0
Poids
240
Date de parution
20180523
Nombre de pages
175,00 €
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Depuis les années 1990, un phénomène très particulier touche la population japonaise. Chaque année en effet, des centaines de milliers de personnes disparaissent. Appelé hikikomori, "retrait social", ce phénomène désigne des personnes qui, enfermées chez elles pendant plusieurs mois (au moins six mois), voire plusieurs années, se coupent du monde et n'ont plus aucune relation sociale. Touchant essentiellement des individus entre 15 et 39 ans, le phénomène concernerait aujourd'hui près de 700 000 personnes, principalement des lycéens et des étudiants, mais également des employés et/ou des jeunes chercheurs d'emploi, qui n'arrivent pas à s'intégrer dans le monde qui les entoure. Dans une société ultra-organisée et codifiée et où prévaut le collectif sur l'individu, les hikikomori bouleversent l'idée d'un Japon uniforme : une "génération perdue" et longtemps mal comprise, mais qui, de plus en plus importante, suscite le débat et interroge une société japonaise en perte de repères.
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Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.