Guide de survie surréaliste. Le monde est devenu fou
Taborska Agnieszka ; Majewski Lech ; Le Marchand N
INTERFERENCES
28,01 €
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EAN :9782909589503
Afin de survivre dans un monde qui marche sur la tête, ce Guide nous propose un véritable mode d'emploi du surréalisme ou plutôt, des recettes de vie accessibles aussi bien à l'amateur curieux d'approfondir ses connaissances qu'au novice cherchant à appréhender autrement le monde qui l'entoure. Au fil de cinquante-six chapitres assez brefs, en se fondant sur les expériences menées par les surréalistes, Agnieszka Taborska, une spécialiste de ce mouvement, nous prodigue des recommandations et des conseils sur divers sujets : que lire, que manger et comment, que boire, où et comment, comment être jeune, comment bien vieillir, comment se connaître soi-même, comment provoquer un scandale, comment converser avec les animaux, comment utiliser son imagination, comment construire une philosophie à partir d'une évidence, comment ne pas se suicider, comment rompre une relation, etc... Chemin faisant, elle nous entraîne dans des vagabondages à travers le Paris des surréalistes, nous initie à leurs techniques, nous raconte leurs farces et leurs disputes, et enrichit sans en avoir l'air nos connaissances, tout en nous régalant de nombreuses anecdotes véridiques et parfois cocasses. Grâce à sa plume alerte, nous croisons de grandes figures de ce mouvement, comme André Breton, Salvador Dalí, Max Ernst, Luis Bunuel, Frida Kahlo, Leonora Carrington et bien d'autres.
Nombre de pages
143
Date de parution
06/11/2024
Poids
448g
Largeur
181mm
Plus d'informations
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EAN
9782909589503
Titre
Guide de survie surréaliste. Le monde est devenu fou
Auteur
Taborska Agnieszka ; Majewski Lech ; Le Marchand N
Editeur
INTERFERENCES
Largeur
181
Poids
448
Date de parution
20241106
Nombre de pages
143,00 €
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La sainteté sera convulsive ou ne sera pas ". Telle est la dernière prophétie d'une sainte méconnue, patronne des diabétiques, des ramoneurs, des novés, des fabricants de parfums et de somnifères, qui dictait ses visions les yeux fermés, perdue entre le rêve et la méditation, reposant sur un lit mobile équipe de roues, d'une voile et d'une moustiquaire... Le roman - collage d'A. Taborska et de S.Kimball raconte. la vie songeuse de cette religieuse troublante ut perpétuellement endormie dont les visions prémonitoires exercèrent une véritable fascination sur les surréalistes. Ils sont suivis d'une glose très bien documentée grâce à laquelle l'auteur nous plonge habilement dans l'univers du surréalisme dont elle décrypte certaines énigmes. Sainte Leonora de la Cruz a-t-elle réellement existé ? Est-il vrai que sa Vie fut découverte par Philippe Soupault dans une librairie du boulevard Raspail, et qu'elle exerça sur le mouvement surréaliste une influence profonde, bien qu'occulte Au lecteur d'en décider. Si le surréalisme est avant tout un état d'esprit, un regard porte sur le monde, une perception de la réalité qui va au-delà ou en deçà des apparences, alors ce livre en est l'illustration parfaite. Car il est en lui-même un acte surréaliste. Cet ouvrage est destiné aussi bien à ceux qui aiment et connaissent le surréalisme qu'à ceux qui souhaitent le découvrir.
Ce livre nous parle d'un Tchékhov vivant, de son caractère, de sa modestie, de son humour, de son goût pour l'absurde et le burlesque, de son insatiable curiosité, de son sens de l'amitié et de sa passion pour l'horticulture. Nous le voyons ici recevoir, voyager, plaisanter, mais aussi jardiner, bâtir des bibliothèques et élever des monuments. Néanmoins, s'il est question de l'homme et des luttes qu'il a menées contre lui-même, c'est également le portrait d'un écrivain novateur souvent incompris à son époque que dresse ici Korneï Tchoukovski. Il décortique son style et insiste sur son travail acharné pour trouver le mot juste, allant jusqu'à parler des difficultés qu'il pose à ses traducteurs.
Woolf Virginia ; Tramuta Marie-José ; Gemperle Gil
Extrait Nul n'a jamais, peut-être, éprouvé de sentiment passionné pour un crayon à mine de plomb. Mais il est des circonstances où il peut devenir suprêmement désirable d'en posséder un ; de ces moments où nous sommes résolus à trouver un objet, un but, une excuse pour traverser la moitié de Londres à pied, entre l'heure du thé et le dîner. De même que le chasseur de renard chasse afin de préserver l'élevage des chevaux, et que le golfeur joue afin de préserver les grands espaces des promoteurs, de même, lorsque le désir nous prend d'arpenter les rues au hasard, un crayon fait office de prétexte et, nous levant d'un bond, nous nous écrions : «Il faut vraiment que j'achète un crayon !», comme si, sous couvert de cet alibi, nous pouvions céder sans risque au plus grand plaisir de la vie citadine en hiver - arpenter les rues de Londres. L'heure doit être au crépuscule et la saison l'hiver, car en hiver, l'aménité des rues et l'air, tel l'éclat du champagne, sont agréables. Nous ne sommes pas harcelés alors, comme en été, par une envie d'ombre, de solitude et de douces brises s'élevant des moissons. L'heure du soir, de surcroît, favorise l'insouciance grâce à l'obscurité et à la lumière des réverbères. Nous ne sommes plus tout à fait nous-mêmes. En sortant de la maison par une belle soirée entre quatre et six, on se débarrasse du moi que nos amis connaissent et l'on devient partie de la vaste armée républicaine des marcheurs anonymes, dont la compagnie est si prisée après la solitude de notre chambre. Là, nous trônons au milieu d'objets qui ne cessent d'exprimer l'étrange té de nos caractères et de souligner les souvenirs de notre expérience. Ce bol sur le manteau de la cheminée, par exemple, fut acheté à Mantoue par un jour de grand vent. Nous quittions la boutique lorsque la vieille dame sinistre s'agrippa à notre jupe en proclamant qu'elle serait morte de faim un de ces prochains jours, mais «Prenez-le» cria-t-elle en nous fourrant le bol de porcelaine bleu et blanc entre les mains, comme si elle tentait d'oublier à jamais sa générosité chimérique. Aussi, empreints d'un sentiment de culpabilité, avec le soupçon toutefois d'avoir été plumés, nous l'avons rapporté à l'hôtel modeste où, au coeur de la nuit, l'aubergiste s'est querellé si violemment avec son épouse que nous nous sommes tous penchés à la fenêtre donnant sur la cour pour regarder, et nous avons vu les vignes vierges enlaçant les colonnes et les blanches étoiles dans le ciel. Le moment était figé, poinçonné à jamais comme un sou, entre des millions d'autres qui imperceptiblement s'écoulent. Là aussi se trouvait l'Anglais mélancolique qui se dressa au milieu des tasses de café et des petites tables en fer forgé et qui révéla les secrets de son âme - ainsi que le font les voyageurs. Tout cela - l'Italie, la matinée venteuse, les vignes vierges autour des colonnes, l'Anglais et les secrets de son âme - s'élève dans un nuage du bol chinois posé sur le manteau de la cheminée. Et là, alors que nos yeux se tournent vers le sol, (...)
Certains aiment les livres comme on aime des personnes: ils les rencontrent, s'en éprennent, s'en déprennent, les caressent, les rejettent, les oublient, les traquent, les retrouvent, les possèdent et les perdent. Si la vie les empêche de les collectionner et de les enfermer dans la prison d'une bibliothèque, ils vont leur rendre visite ailleurs et parfois les enlèvent. Ils les rêvent. Nous connaissions déjà Chalamov l'écrivain des camps, le poète de la Sibérie. Voici Chalamov le lecteur, l'amoureux des livres, parmi les rayonnages de ses bibliothèques.
Ossorguine Mikhaïl ; Remizov Alexeï ; Tsvétaïeva M
Moscou, 1919. Sur les décombres d'une Russie meurtrie par la guerre civile et la révolution, on brûle les livres pour se chauffer, on les troque contre de la farine et des harengs.A l'instigation de Mikhaïl Ossorguine, journaliste et romancier, une poignée d'intellectuels va pourtant fonder une librairie qui deviendra légendaire.Gardiens des livres passés et à venir, ils recueillent patiemment les débris des bibliothèques éparpillées et pillées, ils diffusent, sous forme de manuscrits enluminés, les livres qui continuent à s'écrire, ils aident poètes, écrivains et philosophes à survivre tant matériellement que moralement, en leur offrant, outre des secours concrets, un refuge contre le prosaïsme d'un quotidien misérable.Deux plaquettes manuscrites d'A. Rémizov et de M. Tsvétaïeva illustrent la curieuse histoire de ces libraires-éditeurs racontée par un bibliophile.